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mercredi 19 juillet 2017

Cake au pesto, à la dinde et au parmesan

Salut les gourmands ! Aujourd'hui je vous propose une petite recette de cake salé très sympathique pour vos apéros dînatoires et autres pique-niques d'été. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'aime l'été, c'est tellement agréable de cuisiner quelques petits plats et d'aller les déguster dans la nature, ou sur les quais de Seine, ou en avant-goût d'un barbecue entre copains.
Cette recette est une modeste création, je cherchais des idées de cakes originales et j'ai pensé à cela, comme j'aime beaucoup le pesto. Vous pouvez aussi utiliser du pesto rosso si vous préférez. Au final j'étais très contente de ma petite recette. 

Pour un cake au pesto vert, à la dinde et au parmesan, il vous faut :
  • 100 grammes de farine 
  • 3 gros œufs frais 
  • Une grosse pincée de bicarbonate de soude (j'ai découvert ce produit il y a peu, c'est magique, ça sert à tout, c'est sans gluten et ça remplace avantageusement la levure Alsa et consorts...)
  • La moitié d'un pot de pesto vert (outre les herbes, il apporte aussi une consistance grasse au cake qui lui évite d'être trop sec, et il est inutile d'ajouter un corps gras comme du beurre ou de l'huile)
  • 100 grammes de parmesan
  • Une briquette de crème légère
  • 100 grammes de dinde ou de poulet en allumettes 
  • Une pincée de sel

 Préchauffez le four thermostat 6 (180°)
  1. Mélanger la farine, les oeufs, le pesto, la crème, le sel et le bicarbonate avec un fouet. Incorporer ensuite le parmesan et les allumettes de viande. 
  2. Verser la préparation dans un moule à cake, pour ma part j'utilise un moule en silicone, plus pratique pour démouler. 
  3. Faire cuire environ 30 minutes à 180°.
  4. Résultat : un cake goûteux et moelleux, pas gras du tout. Régalez-vous !

Et vous, des pique-niques de prévus cet été ? 

Ce blog prend des vacances ! Jusqu'à la fin de l'été, retrouvez un billet par semaine, le mercredi. Bises et bonnes vacances à tous ! 

mercredi 12 juillet 2017

Série addict : El Marginal

Ce début d'été est étonnamment riche en bonnes séries, avec la diffusion actuelle ou prochaine de nouvelles saisons de séries que j'adore : Le Bureau des Légendes, Peaky Blinders, Engrenages... Et comme toujours, de nouvelles séries apparaissent. Parmi les nouveautés à fort potentiel, je suis avec plaisir une série argentine : El Marginal, qui a obtenu le grand prix du festival Séries Mania l'année dernière, sans compter de nombreuses récompenses en Argentine. 

Premier bon point pour ce nouvel univers : la première saison est longue, avec 13 épisodes. Je déteste les séries "nouveau format" qui n'excèdent pas six épisodes. Tout l'intérêt d'une série, pour moi, est dans l'attente de la suite, le rendez-vous hebdomadaire avec un univers que l'on apprécie, le lent déroulé de l'intrigue : lorsque celle-ci est expédiée en quinze jours, je trouve ça ultra-frustrant, pas vous ?



Deuxième bon point : l'univers proposé est inhabituel, du moins pour moi qui n'ai pas suivi Orange is the new Black. L'intrigue d'El Marginal se déroule en effet dans la prison de San Onofre, à Buenos Aires, sorte d'immense favela grillagée dont les contrastes et la violence révèlent les tensions et la corruption de la société argentine. L'ambiance y est bien différente de celle des prisons américaines ultra-sécurisées. D'un côté, les confortables pavillons aménagés destinés aux caïds de la prison, au premier rang desquels on trouve les frères Borges, Mario et Dioscito. Décoration personnalisée, divertissements divers, suivi sur mesure, omniprésence des armes et de la drogue, le tout avec la complicité bienveillante de l'impayable Antin, le directeur de cette prison soit-disant "modèle". De l'autre côté, une immense cour aux allures de bidonville, la "Sub 21" où sont détenus les prisonniers ordinaires dans un climat permanent de violence, de bruit et de misère. Les Borges règnent en maîtres sur la prison, réglementant les trafics internes et lançant des opérations criminelles à l'extérieur sans même quitter leur cellule.

El Marginal, c'est Miguel, ce détenu à une longue peine dont on comprend qu'il a autrefois été policier avant de passer du côté obscur pour des raisons que l'on ne découvre qu'au cours de la série. Un beau jour, il est tiré de sa cellule par un magistrat véreux, le juge Lunati. Ce dernier lui propose un deal : sa liberté contre celle de Luna, la fille du juge que les Borges ont enlevée pour se venger de lui. Pour cela, Miguel devra infiltrer la prison de San Onofre comme détenu sous le nom de Pastor, gagner la confiance des deux frères et tout faire pour libérer Luna. Miguel accepte...


En commençant cette série, je craignais qu'il y ait trop d'épisodes violents durs à supporter, mais ce n'est pas le cas. Certes, l'atmosphère de la série est noire, le regard porté sur l'humanité sans concession, mais une tension permanente porte la série et l'on s'attache vite à cet univers hors norme et à ces hommes hauts en couleur qui y survivent, entre combines et rapports de force. Les acteurs sont excellents, y compris les non-professionnels comme Brian Buley qui incarne le petit Pedrito. le jeu de Juan Minujin, qui incarne Miguel, est impressionnant. Nombre de figurants sont d'anciens détenus. De belles figures dominent, celle de Miguel bien sûr, ainsi que celle d'Emma, l'assistante sociale de la prison, prête à tout pour aider les détenus sur le chemin de la réinsertion.

Bref, si vous ne connaissez pas cette série, je vous la conseille vivement !

Et vous, des découvertes séries à partager ? 

El Marginal, lundi soir à 20h55 sur Canal Plus 

samedi 8 juillet 2017

Mon rêve de jardin

Des années que je rêvais d'un jardin, après 15 ans de vie urbaine, en appartement. J'en avais un immense, petite, mes parents vivant à la campagne. Mais mon unique tentative de travailler un peu les quelques mètres carrés que ma maman m'avait aménagés tourna vite court. Adolescente, je ne m'intéressais pas aux plantes. Il faut croire que jardiner est un plaisir pour adultes (je n'ose imaginer le type de visiteurs que Google va m'amener avec cette expression, et le taux de rebond de cet article... bref) et qu'il faut attendre un certain âge avant de trouver plaisir à cultiver notre jardin. 


Lorsque nous prîmes possession de notre maison, le jardin était bien pourvu en arbustes divers et notamment en bambous. Je crois qu'on pourrait appeler la maison "La Bambouseraie" sans problème. Nous avons aussi deux grands arbres, ce qui est un vrai plaisir. J'adore voir de loin leur haute silhouette et observer depuis la fenêtre de ma chambre le vent, le soleil et les oiseaux qui s'agitent dans leurs branches. Mais peu de fleurs : un rosier, un hortensia et une lavande, assez vieux pour survivre malgré la mauvaise qualité initiale des soins que je leur apportai. La première année, je ne mis que des pélargoniums en pot, lesquels, faute d'arrosage pendant nos semaines de vacances dans les îles, rendirent l'âme aux alentours du 15 août. Ce printemps, je décidai, enhardie, de créer des massifs et de tester de nouvelles solutions d'arrosage. 

Aménager un jardin, surtout lorsqu'on n'a jamais rien planté d'autre que des géraniums dans un bac, n'est pas une mince affaire. Il faut s'informer au sujet de chaque plante, découvrir les noms et caractéristiques de ces belles fleurs qui nous font tant saliver dans le jardin du voisin. Période de floraison, exposition, type de sol, hauteur, couleurs... J'avais des envies de lilas, de buddleias, de clématites, de rosiers grimpants, mais le jardin, bien que vaste pour un jardin de banlieue, n'était pourtant pas infini. 


Il faut aussi trouver où se fournir en plantes, la boutique du fleuriste ou le marché n'étant pas forcément les meilleurs plans. Je déconseille l'achat en ligne auprès d'une grande surface non spécialisée : mes hortensias, déjà mal en point au déballage de la commande, n'ont quasi pas passé la semaine. Vous l'avez compris, au début de ma quête, le taux de mortalité des nouveaux venus dans mon jardin était anormalement élevé. Jolies fleurs, gentils arbustes fleuris, vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! 

En plus, il faut s'équiper : du terreau, de la terre de bruyère, des arrosoirs, des engrais, des cisailles, de quoi bêcher, sarcler, ratisser, biner et creuser. Il faut réfléchir : ce massif serait bien ici, mais en juillet, le soleil va tourner, et il sera alors à l'ombre de l'eucalyptus... alors que les trois quarts des plantes prévues pour cet endroit réclament à toute force une exposition bien ensoleillée. Pas plus tard que le mois dernier, j'ai installé avec amour un hortensia rose à l'ombre d'une branche qui s'avéra insuffisamment protectrice : avec la canicule, le pauvre (sur)vit sous perfusion d'eau et ses belles fleurs se sont délavées comme un vieux jean trop porté après moult lessives. 



Mais la patience finit par payer, et le concept de courbe d'expérience s'applique à tout, même au jardinage. Le taux de mortalité de mes plantes finit par diminuer au fur à mesure que mes connaissances et compétences jardinières s'affinaient. J'ai creusé des trous sous le cagnard, délimité des massifs, établi des plans. J'ai planté deux fusains, deux hortensias (en moyenne forme) mais mes rosiers et mes œillets d'Inde se portent bien. Les capucines gentiment offertes par Elanor  pointent leur nez, tout comme une imposante rose trémière. Mes lupins font ce qu'ils peuvent dans leur pot, peut-être devrais-je en sélectionner quelques-uns. Les rosiers, qui étaient censés fleurir en septembre après une plantation tardive en mai, ont commencé à se charger de boutons dès la mi-juin. Mon forsythia grandit doucement : au printemps prochain, j'ai hâte de voir ses branches se charger de ces fleurs d'un jaune éclatant qui annoncent gaiement l'arrivée prochaine des beaux jours. Je me demande si mes jacinthes et mes jonquilles de mars vont refleurir à nouveau après des mois sous terre. 


Moi qui n'ai aucune patience, j'ai appris doucement la constance du jardinier. Le travail au jardin est régulier mais gratifiant. Quelle émotion de voir mes rosiers faire leurs premières feuilles, leurs premiers boutons, de cueillir la première rose du jardin, offerte par un rosier que j'avais choisi et planté de mes mains ! On s'attache aux plantes comme à des êtres vivants (ce qu'elles sont, d'ailleurs). Je parle aux miennes, je les félicite quand elles poussent, je les encourage à fleurir (je ne suis pas folle, vous savez). L'arrosage du soir, après le dîner, est un de mes plaisirs de l'été. Bref, jardinière débutante, mais motivée !

Et vous, aimez-vous jardiner ? Quel est votre niveau de compétence ?
Trois références littéraires sont glissées dans cet article. Saurez-vous les retrouver ? 
Je vous souhaite un très bon week-end ! 


mercredi 5 juillet 2017

Balade en France #5 L'hôtel de Clerjotte à Saint-Martin de Ré

Bonjour ! Comment allez-vous ? Etes-vous en vacances ? Moi, j'étais censée reprendre mon travail depuis lundi mais à l'heure où j'écris ce billet, je n'ai pas seulement ré-ouvert un manuel ou mon ordi de travail... C'est pas bien mais ça fait du bien !

Aujourd'hui je vous emmène de nouveau à Saint-Martin de Ré pour découvrir l'hôtel de Clerjotte, un magnifique bâtiment Renaissance qui abrite le musée Ernest Cognacq. 



C'est magnifique, non ? Le bâtiment initial date du XVe siècle avec des ajouts au siècle suivant.



Le musée Ernest Cognacq présente différents aspects de la vie sur l'île de Ré. On y trouve une histoire de l'île, des maquettes de bateaux et de fortifications qui ont beaucoup plu à mon chéri. Pour ma part, j'ai adoré la section qui présente des costumes et des accessoires de la fin du XIXe siècle. J'aime beaucoup l'histoire de la mode et j'ai mitraillé de photos les belles pièces présentées dans les vitrines. 


Tenue de paysanne rétaise 


 J'aurais beaucoup aimé porter une robe comme celle-ci ! Pas vous ? 




J'adore les éventails. En été, j'en ai toujours un dans mon sac. Une habitude ramenée d'Asie, mais qui commence à prendre en France, merci le réchauffement climatique...


Le musée revient également sur le volet pénitentiaire de l'histoire de l'île. Comme je vous l'avais raconté, la citadelle de Ré abrite une prison. Saint-Martin de Ré fut le port de départ des nombreux navires qui, du XIXe jusqu'au siècle passé, convoyèrent forçats et autres déportés vers les îles, notamment vers les îles du Salut en Guyane dont la fameuse "île du Diable" où fut détenu le capitaine Dreyfus après son premier procès. La section présente des photos, des objets, des témoignages et quelques peintures, comme celle-ci. 


Paysage de Guyane


J'ai été frappée par les regards de ces hommes, en partance pour un avenir bien dur, et qui  pour beaucoup contemplaient pour la dernière fois leur terre natale. 

La visite se termine par une balade dans le jardin du musée, petit mais ravissant, avec une jolie vue sur l'arrière du bâtiment.




En espérant que cet article vous a plu, je vous souhaite une belle et chaude journée d'été ! 

dimanche 2 juillet 2017

Exposition Pierre le Grand au Grand Trianon

Bonjour, comment allez-vous ? Moi, je suis en vacances depuis hier matin, et en mission farniente, ça fait du bien de ne rien faire ! Lire, siester, appeler une amie.. Le week-end dernier, avant l'arrivée des grandes chaleurs, nous sommes allés à Versailles visiter le Grand et le Petit Trianon ainsi que l'exposition consacrée à la visite officielle en France du tsar de Russie Pierre le Grand, il y a exactement trois cents ans, en 1717. L'occasion de revenir sur les liens entre la France et un pays fascinant que j'aime beaucoup, la Russie.


 Portrait de Pierre le Grand, par Nattier, en 1717. Un souverain européen pleinement reconnu. 


L'impératrice Catherine, 2e épouse du tsar

Pierre le Grand, grand homme dans tous les sens du terme (il mesurait près de deux mètres) et souverain atypique, régna sur la Russie de 1682 à 1725. Il impulsa quantité de réformes politiques, juridiques, économiques et monétaires, la plus célèbre étant la création de la Table des rangs, un ordre hiérarchique des fonctionnaires qui perdurera jusqu'à la fin de l'Empire. On doit aussi à Pierre le Grand la décision de tourner la Russie vers l'Europe, avec la création d'une nouvelle capitale sur la Baltique, Saint-Pétersbourg.



L'aigle impérial à deux têtes, emblème des Romanov

Curieux de tout, et notamment des sciences et techniques, Pierre effectua deux voyages en Europe, l'un sous un relatif incognito, sous le nom de Pierre Mikhalkov, de 1697 à 1698, et l'autre, officiel en France, d'avril à juin 1717. Le premier voyage, connu comme "la grande ambassade", mena le soit-disant Pierre Mikhalkov de la Prusse à Londres, en passant par les Provinces-Unies, où il travailla sur les chantiers navals, ainsi que par Vienne. Le souverain voulait tout connaître de l'Europe, ses sciences, ses coutumes, ses techniques de guerre, ses arts. Il avait fait graver un cachet qui proclamait "Je suis parmi les écoliers et je réclame des maîtres". Si le faux Mikhalkov fut reçu par les principaux souverains d'Europe pendant son voyage, il ne vint toutefois pas en France, Louis XIV n'ayant pas souhaité le rencontrer.


Estampe anonyme représentant Pierre Ier à l'époque de la Grande Ambassade 

Au retour de ce voyage, Pierre entame de profondes transformations au sein de son Empire. L'influence la plus visible de son voyage européen s'exprime à travers le chantier de Saint-Pétersbourg, qui n'est pas sans présenter des similitudes avec la création de Versailles quelques dizaines d'années plus tôt. Le tsar adopte une architecture d'inspiration européenne et oblige les architectes à respecter une unité architecturale pour les bâtiments de la nouvelle capitale, aucun ne pouvant dépasser le palais du tsar.



Plan de Saint-Pétersbourg



Un modèle de bâtiment pétersbourgeois

En 1717, la situation est différente. Les victoires de Pierre le Grand contre la Suède ont fait du souverain russe un personnage incontournable et un allié potentiel pour la France, alors gouvernée par le Régent Philippe d'Orléans.


Victoire de Pierre Ier sur les Suédois à Poltava en 1709

Le tsar est reçu officiellement par le Régent et le petit roi Louis XV, alors âgé de 7 ans. Il visite Paris, Versailles et les châteaux des environs, s'accoutumant sans mal à la vie française. Il demande cependant à ses hôtes une certaine simplicité, refusant les hommages officiels et les escortes luxueuses. Un habit du tsar est d'ailleurs présenté lors de l'exposition, totalement dépourvu de la moindre broderie et du moindre luxe. Une savoureuse anecdote rappelle l'importance des différences interculturelles : l'envoyé du roi, le marquis de Mailly-Nesle, a pris soin d'emporter de multiples et riches toilettes pour faire honneur à son invité, et n'apparaît jamais deux fois devant le tsar dans le même habit.  « En vérité, dit le Tsar, je plains M. de Nesle d’avoir un si mauvais tailleur qu’il ne puisse trouver un habit fait à sa guise » !


Le palais de Péterhof, dans la banlieue de Pétersbourg, sur le golfe de Finlande. Colonnades, escaliers, perspectives, fontaines et jardins à la française... Cela ne vous rappelle rien ? 

Et vous, aimez-vous la Russie ? Avez-vous déjà visité Versailles ?

Exposition Pierre le Grand, Un tsar en France, Grand Trianon de Versailles, jusqu'au 24 septembre 2017