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mercredi 12 avril 2017

Exposition "Kimono" au musée Guimet

Une de mes amies est passionnée par le Japon. Nous avons donc profité de son séjour à la maison pour aller visiter l'expo Kimono au musée Guimet. Je ne suis pas, d'ordinaire, très intéressée par les expositions de vêtements ou de bijoux, ma préférence allant plutôt aux expositions de peintures ou de photographies. Mais cette - courte - expo à Guimet m'a beaucoup plu, tant par la richesse des pièces exposées que par les explications proposées, qui situent le kimono à la fois dans l'histoire du Japon et dans celle du vêtement. Le musée a bénéficié d'un prêt exceptionnel de la maison Matsuzakayacréatrice de kimonos depuis le début de l'époque d'Edo, au XVIIe siècle. Ces trésors sont si fragiles qu'il a fallu renouveler les pièces exposées au début de ce mois, les étoffes anciennes et délicates ne supportant pas une exposition à la lumière, pourtant tamisée, pendant toute la durée prévue.



Une première partie présente cette pièce emblématique du pays du Soleil levant dans son contexte historique. Emprunté aux Chinois,  le kimono est rapidement adopté par toutes les classes de la société japonaise, les nobles bien sûr mais aussi les guerriers et les marchands. Le vêtement est signifiant : les étoffes, les motifs, les broderies choisies en disent long sur le rang social de son ou sa propriétaire, mais aussi sur la saison, le contexte de port, l'humeur... Les broderies sont impressionnantes, en relief, en résille... C'est tout simplement superbe !




 

On imagine à tort le kimono comme un vêtement confortable, qui épouse les mouvements de celui qui le porte. Que nenni ! Le kimono, bâti grâce à un nombre codifié de rectangles de tissu jamais recoupés, est un habit relativement rigide - surtout quand il est complètement brodé - aux manches imposantes et partiellement fendues, qui peuvent parfois aller jusqu'au sol. Il est porté avec une large ceinture brodée et nouée, l'obi, qui joue à peu près le même rôle que le corset en Occident, en assurant un maintien sans concession.


Quelques obi brodées

Exit donc l'idée de confort et de paresse ! Divers accessoires, comme les peignes pour les cheveux, sont également présentés durant l'expo : leur utilisation est là aussi codifiée : nombre, emplacement... 

Tenue légendaire, le kimono a inspiré les couturiers d'Orient et d'Occident. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la mode du japonisme fait fureur en France. La fin de l'exposition présente des versions revisitées du kimono par de grands couturiers nippons comme Kenzo, Yohji Yamamoto et surtout Junko Koshino, mais aussi des pièces françaises inspirées par le célèbre vêtement comme une magnifique robe coquelicot due à Jean-Paul Gaultier.



Une réinterprétation contemporaine du kimono

A la fin de l'expo, nous sommes allées prendre un thé Mariage Frères dans le restaurant du musée, dont la carte propose diverses spécialités asiatiques sucrées et salées. Une sympathique façon de refermer cette jolie parenthèse japonaise.

Exposition Kimono, au bonheur des dames
Musée Guimet, place d'Iéna, du 22 février au 22 mai 2017

Et vous, aimez-vous le Japon ? 

3 commentaires:

  1. J'adore le Japon, j'aimerais tellement le visiter un jour ! Difficile d'imaginer que le kimono fut si inconfortable, alors que nos reproductions françaises sont si faciles à enfiler et à porter ! Merci beaucoup pour ce joli partage, c'est super d'en apprendre plus sur cet habit ancestral ! :)

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  2. Je t'en prie, j'espère que tu pourras réaliser ton rêve. Bonne soirée !

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  3. Mes parents se sont rendus à cette exposition et m'ont fait partager leurs photos, c'est vraiment une exposition sublime et très intéressante. J'aurais vraiment aimé voir cela de mes yeux. Bises et à bientôt :)

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