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samedi 29 avril 2017

Les miscellanées du samedi #9

Bonjour ! Comment allez-vous ? J'espère que vous allez bien et que vous avez plein de jolis projets pour ce week-end prolongé. Pour ma part, il se placera sous le signe du travail (ha ça change, n'est-ce pas) mais demain j'ai ma journée off car nos cousins et leurs parents viennent déjeuner à la maison. Ca va être cool !

Ce matin, j'ai eu envie de revenir au billet "miscellanées" que j'avais beaucoup pratiqué en début d'année. L'occasion de faire le point sur ce que les derniers jours ont apporté de positif. Allez, on y va, ces dernières semaines, j'ai aimé :

- continuer l'aquabike. J'ai déjà fait un billet dessus suite à la première séance, mais j'en ai refait deux autres depuis. Franchement, j'ai beaucoup aimé me dépenser dans l'eau. J'ai même trouvé un club abordable près de chez moi avec hammam et jacuzzi, mais leurs machines m'ont tellement blessé les pieds que j'attends que ça cicatrice vraiment avant de reprendre, une fois par semaine. J'en ai profité pour investir dans un nouveau maillot et surtout des chaussons de piscine en plastique pour éviter de nouvelles coupures. Mais j'ai hâte d'y retourner ! 



- le retour d'une de mes séries préférées du moment, Dix pour cent. Nous avions bien aimé la saison 1, mais la saison 2, avec la magnifique performance de Camille Cottin dans le rôle d'Andréa, est irrésistible. Dix pour cent met en scène le quotidien et les intrigues d'une équipe d'agents de stars, avec de nombreuses vraies stars qui s'invitent dans chaque épisode. Au programme, des intrigues amoureuses, des tentatives plus ou moins réussies pour sauvegarder l'indépendance de l'agence qui prend l'eau, des rivalités professionnelles... C'est drôle, c'est mordant, c'est bien écrit, les personnages sont tous attachants, bref, c'est un plaisir de retrouver cette série. Seule question, mais pourquoi, pourquoi, seulement six épisodes par saison ? C'est quoi cette lamentable tendance à raccourcir les séries ? 



- aller au théâtre voir Nathan le sage, au théâtre de l'Epée de bois (Cartoucherie de Vincennes) un superbe moment. J'avais étudié cette pièce allemande (1779) en licence de lettres modernes, mais le metteur en scène Dominique Lurcel a fait le pari de revisiter la langue de Lessing en la modernisant, un pari plutôt réussi. L'histoire ? 1187, Jérusalem. Un Templier chrétien prisonnier, un sultan musulman (Saladin) et un riche Juif connu pour sa sagesse et sa générosité, Nathan. La fille de Nathan s'éprend du templier, que Saladin, frappé par la ressemblance de celui-ci avec son frère disparu, vient de gracier. Une Juive peut-elle aimer un chrétien dans un état musulman ? La magnifique parabole sur la tolérance religieuse écrite il y a plus de deux cents ans n'a pas pris une ride. Les acteurs sont excellents, notamment les seconds rôles, le derviche et le moine notamment, dont le personnages ont acquis une dimension comique irrésistible. 


Théâtre de l'Epée de Bois, jusqu'au 14 mai 2017 

- reprendre la conduite. J'avais dû abandonner temporairement l'apprentissage de la conduite à l'automne,vaincue par la surcharge de travail. Disposant enfin de plus de temps (si, si) je m'y suis remise. Je suis un boulet absolu (problème de stress, de concentration, mauvaise coordination des mouvements, tendance à paniquer face à un obstacle) mais j'ai résolu de persévérer. Un jour, je l'aurai, ce fichu permis ! 

Et vous, quoi de beau ces derniers temps ? Je vous souhaite un très bon week-end ! 

mercredi 26 avril 2017

Balade en France #2 : une après-midi sur l'île d'Aix

Je ne connaissais de cette île que ce qu'en dit l'Histoire : la dernière terre française sur laquelle Napoléon ait mis le pied avant son exil définitif pour Saint-Hélène.  Nous voulions la visiter lors de nos vacances en Charente : rien de plus facile grâce aux nombreuses liaisons maritimes qui existent entre cette petite île et Ré, La Rochelle, Fouras.... Vous être prêts ? Allez, embarquons !


Nous sommes partis de La Rochelle sous un soleil radieux, après un déjeuner local (crêpe salée, crêpe sucrée) dans un sympathique café sur le port. J'avais emmené de quoi m'emmitoufler, car, même s'il faisait très bon, en mer le vent se lève vite et on prend froid. Sitôt sorti du port de La Rochelle, le navire a filé ses quinze nœuds, et je n'ai pas plaint mon trench et mon foulard (que j'ai fini par acheter et que j'adore) et plaint ma voisine, en short et en tongs !

Après une heure en mer, notre bateau s'approche d'un lieu que tout le monde connaît, bien au delà de la Charente... j'ai nommé Fort Boyard ! Sa masse sombre est impressionnante. Notre gentil guide nous explique que ce fort a été bâti sur un haut-fond, pendant des années (la tâche n'étant pas simple, comme on l'imagine) afin de protéger le pertuis d'Antioche, les canons de l'époque ne portant pas assez loin depuis la terre. Mais hélas, le temps de construire le fort (soit une cinquantaine d'années), la technologie fit de grands progrès dans le domaine de l'artillerie et le fort construit à grands frais devint inutile à peine terminé. Il appartient désormais au conseil départemental, qui le loue pour les tournages que l'on sait. 




Voici l'île d'Aix ! Fortifiée par Vauban, cette petite île de taille modeste, qui compte 250 habitants permanents seulement, a banni les voitures. Sur Aix, dont vous ferez le tour à pied en deux heures, on se déplace à pied, à vélo, en calèche... Nous avons été séduits par le calme absolu qui y règne. Un bourg de quelques rues à quelques pas du port, avec quelques commerces et des musées, des fortifications ça et là... L'île dut beaucoup, dans les années 20, au baron et à la baronne  Napoléon Gourgaud. Lui descendait du dernier aide de camp de Napoléon, elle était une riche Américaine qui s'éprit de l'île et fit beaucoup pour la dynamiser, créant la Société des Amis de l'île d'Aix. Ils fondèrent notamment le musée Napoléon et le musée Africain.


La carriole, un moyen de transport ordinaire sur Aix

Voici justement le musée Napoléon, première étape de notre visite sur l'île. On le reconnaît de loin à l'aigle qui orne son fronton. La succession de salles que nous visitons regorge de souvenirs, de portraits et de tableaux. Elles renferment une cinquantaine de pendules, toutes arrêtées à l'heure de la mort de l'empereur : 17h49. Impressionnant ! 




Il était 17h49, le 5 mai 1921 à Longwood....

La chambre de l'empereur 

Nous sommes ensuite partis à la découverte de l'île. Elle recèle aussi une émouvante petite église, qui conserve le souvenir des prêtres exterminés sur les pontons de Rochefort pendant la Révolution, ainsi qu'un musée de la nacre et une boutique attenante, d'où j'ai ramené un joli collier de perles. 



Le fort de la Rade, oeuvre de Vauban, protège l'île du côté de la jetée



Nous avons terminé notre balade sur les remparts du fort de la Rade, jusqu'aux deux jolis phares rouges et blancs qui se détachent joliment sur le bleu de la mer. Menacés de destruction, ils ont été sauvés par la mobilisation des habitants de la commune. Il était l'heure de rentrer à La Rochelle, où nous prîmes un apéritif au soleil avant d'aller dîner dans un excellent restaurant.


Les deux phares de l'île d'Aix

En espérant que cette promenade vous a plu, je vous souhaite une très bonne journée ! 

samedi 22 avril 2017

La splendeur des Lansing, d'Edith Wharton

Nick Lansing et Suzy Branch sont, dans la jet-set cosmopolite des années 20, qui erre sans cesse de Palm Beach à Londres et de Venise à Monte-Carlo, ce qu'on appelle des amis dévoués. Toujours présents pour combler votre solitude, vous rendre un menu service, compléter une table, garder une propriété, écouter vos confidences à sens unique... A condition, bien sûr, que vous soyez riche, voire très très riche. Nick et Suzy, disons-le franchement, sont tout bonnement ce qu'on appellerait aujourd'hui des pique-assiettes

Jeunes, beaux, présentant bien, mais totalement dépourvus l'un et l'autre de la moindre fortune, et aimant un peu trop, hélas pour eux, les soupers au champagne et la vie de palace, ils ont fini par se résigner à cette condition peu valorisante. Ils se croisent au détour de leur vie mondaine bien remplie - ne faut-il pas suivre les riches dans leurs périples, le printemps à Nice,  l'hiver à Saint-Moritz, l'automne à Paris ? Ils se plaisent, ils flirtent, et il leur vient soudain une idée brillante : ils s'épousent. En effet, avec tous les chèques de mariage de leurs riches amis, sans compter les multiples invitations leur proposant des cadres idylliques de lune de miel, n'y a-t-il pas moyen de vivre royalement pendant un an, voire deux ? Et si l'un d'eux voit apparaître une opportunité d'union plus rémunératrice, il suffira de divorcer.... 


Venise, où se passe une partie de l'action de La Splendeur des Lansing

Voilà nos Lansing partis sur les rives du lac du Côme, puis dans un palais vénitien, tous deux prêtés par des amis fortunés. Bonne surprise : un véritable amour naît entre les deux conjoints, qui savourent le luxe de chaque minute. Mauvaise surprise, la largesse des amis fortunés va de pair avec la demande d'accomplir quelques bassesses, comme couvrir la liaison de leur riche hôtesse partie en cure avec un autre homme que son conjoint. Nick renâcle, mais Suzy s'exécute....

La splendeur des Lansing - titre ironique, on l'aura compris - fait beaucoup penser à Fitzgerald -qui d'ailleurs l'adapta au cinéma un an après sa publication - ou encore aux débuts de Rebecca, de Daphné du Maurier. Un monde de fêtes où l'argent et le champagne coulent à flots, mais pas pour tous. Mais Edith Wharton n'a pas, contrairement à Fitzgerald, cette fascination secrète pour l'argent. Son regard acéré capte toutes les hésitations, les petits compromis, et puis la faille qui grandit de plus en plus entre les nouveaux mariés aux aspirations contradictoires. Le luxe, mais pas les services malsains. L'indépendance matérielle, mais pas la pauvreté. Le roman, très agréable à lire, vaut aussi pour son style élégant, son ton parfois caustique, ainsi que pour la finesse de l'analyse psychologique. Bref, un très bon moment de lecture, que je vous recommande chaudement. Je n'avais lu de Wharton que Chez les heureux du monde, et cela donne envie de découvrir ses autres livres. 

Et vous, des découvertes littéraires ces derniers temps ? Bon week-end ! 

mercredi 19 avril 2017

Balade en France #1 : à vélo sur l’île de Ré

Il y a dix jours, profitant de vacances très bienvenues après une période ultra-chargée au travail, nous sommes partis en vacances avec mon chéri. Cap à l'ouest, sur la Charente-Maritime, et plus précisément, pour commencer, sur l'île de Ré. Cela faisait bien longtemps que j'avais envie de découvrir cette île ! Et nous n'avons pas été déçus...


Le joli port d'Ars-en-Ré 

Comme plusieurs autres îles de la région, Ré se découvre principalement à vélo. C'est même le paradis du cycliste. Primo, le relief plat se prête à la pratique de la petite reine. Secondo, y a partout des pistes cyclables en excellent état, séparées généralement des routes, ce qui est encore mieux pour la sécurité. A Ré en effet, les routes sont plutôt étroites, et je ne vous parle même pas des venelles de village, dans lesquelles notre large et longue auto tournait à grand-peine. Et enfin, à Ré, il y a des loueurs de vélos partout, qui proposent différents types de forfaits intéressants. Le nôtre avait huit autres agences dans l'île ! En effet, à Ré, le vélo n'est pas seulement l'apanage des touristes, les Rétais l'ont aussi adopté, avec généralement une petite carriole attachée derrière, qui permet d'emmener les enfants et/ou les courses ! Très pratique, n'est ce pas ? 


Nos montures d'un jour, très confortables !

Pour le premier jour sur l'île, nous avions décidé d'aller explorer la partie nord de l'île, vers le phare des Baleines et les marais salants. Soit une bonne matinée à vélo. Alors, prêts pour la balade en photos ? 

Nous sommes partis du joli port d'Ars-en-Ré, où nous avions réservé notre hôtel. J'ai beaucoup aimé cette petite ville aux maisons blanches et basses, caractéristiques de l'île, avec leurs volets allant du vert au gris. Son clocher caractéristique, noir et blanc, se reconnaît de loin !


Première étape, le phare des Baleines. Ce phare de 57 mètres de haut construit au milieu du XIXe siècle, offre une vue magnifique sur l'île et sur le large à ceux qui ont le courage de gravir ses 257 marches. Il a remplacé la vieille Tour beaucoup plus basse construite sur les plans de Vauban sous Louis XIV.



La vieille tour des Baleines au pied du phare


257 marches ! La superbe vue se mérite ! 


Ensuite, nous sommes partis vers les Portes-en-Ré, un autre joli village du nord. Par la route du Fier, nous avons pédalé jusqu'aux plages de la Patache et de Trousse-Chemise. Ce nom rigolo, qui est aussi celui d'un alcool local, rappelle l'époque ou les Rétais traversaient le bras de mer à marée basse à pied, retroussant leur chemise pour ne pas se mouiller.



Enfin, nous sommes revenus à Ars en pédalant à travers les marais salants très nombreux à cet endroit. Ré est un endroit idéal pour acheter de la fleur de sel, du sel gris ou encore du sel aromatisé absolument délicieux. 


Vendeur de sel sur le marché d'Ars-en-Ré

En espérant que cette balade vous a plu, je vous souhaite une excellente journée ! 

samedi 15 avril 2017

J'ai testé... l'aquabike !

Aquabiking, aquacycling, aquabike... voilà la nouvelle activité que j'ai décidé de tester en ce printemps placé sous le signe du régime. Ledit régime a un peu souffert des vacances, mais en rentrant je m'y suis remise avec sérieux. Le principal problème physique se trouvant au niveau des hanches et des cuisses, j'ai résolu de tenter une activité qui contribue à faire travailler cette zone. Et hier, c'était parti, j'ai attrapé mon maillot et direction une séance test d'aquabike.

Il faut dire que je suis un peu la non-sportive absolue. Je n'ai jamais aimé le sport, et même si j'aime bien nager ou marcher, je m'ennuie vite. Il y a quelques années, j'avais essayé l'aquagym, sans trop de succès sur le long terme, trop dur d'aller rejoindre une eau fraîche en plein hiver ! Mais j'en avais gardé un bon souvenir et c'est donc assez naturellement que je me suis tournée vers un autre sport d'eau.

Le principe de l'aquabike

L'aquabike se pratique également en piscine, mais il s'agit d'exercices bien plus sportifs que l'aquagym. On s'installe sur un vélo immergé dans l'eau (on a de l'eau jusqu'à la taille à peu près) avec ou sans selle (hier, il n'y avait pas de selle, ce qui est plus dur) le coach arrive, met de la musique, et c'est parti pour une séance de 45 minutes.

Je me rends compte que si pédaler doucement dans l'eau n'est pas spécialement difficile, pédaler tout en faisant des exercices sportifs l'est largement plus. On ne se contente pas de pédaler dans l'eau, il y a aussi des exercices qui font travailler les bras, le dos... Marche avant, marche arrière, cardio, abdos, on ne s'ennuie pas. Le fait d'être en groupe, en musique et avec des exercices variés aide vraiment, je n'aurais jamais, seule, passé 45 minutes actives dans l'eau. Certains moments sont un peu difficiles, notamment lorsque certains muscles dont j'ignorais jusqu'à l'existence se rappellent à mon bon souvenir. T'existes donc, toi, c'est pas un mythe ? Mais grâce à l'eau, on ne ressent pas de grosses courbatures après la séance. J'ai juste senti un peu mes jambes pendant quelques heures le soir, et tout va bien ce matin. 


Photo prise à La Réunion. Une piscine naturelle avec jet massant maison ! (et un des plus beaux voyages de ma vie, coup de cœur absolu pour cette île...)

Les bienfaits de l'aquabike

L'aspect sportif

L'aquabike est un sport assez complet qui permet de faire travailler presque tous les muscles. Il s'agit d'un sport d'endurance qui permet de faire travailler le système cardiovasculaire et qui s'avère idéal pour la circulation sanguine. Il est très adapté aux personnes fragiles qui veulent se mettre ou se remettre au sport sans risquer de se blesser. 

L'aspect esthétique

Sur le plan esthétique, la pratique régulière de l'aquabike affine la silhouette. L'eau, qui offre une résistance bien supérieure à celle de l'air, exerce une pression sur la peau qui contribue à affiner les jambes et la taille, tout en luttant très bien contre la cellulite. Le décalage entre la température du bassin inférieure à la température naturelle du corps permet aussi d'éliminer des calories. L'aquabike permet ainsi une dépense calorique nettement supérieure à un pédalage classique, de l'ordre de 300 à 500 calories par séance. 

L'aspect détente

Grâce à la résistance opposée par l'eau, les efforts sont réels, mais on les sent beaucoup moins. Les articulations fragiles sont préservées. On fait du sport, mais sans avoir mal et transpirer comme un fou. De plus, le contact avec l'eau tiède est agréable et offre une réelle sensation de détente tout en permettant de se dépenser. 

Le bilan ?

Contre toute attente, j'ai beaucoup aimé cette séance. On se sent fraîche et légère en sortant. Je ne me suis pas ennuyée et j'ai envie de continuer. J'ai encore quatre séances dans mon forfait, mais je pense ensuite en reprendre un autre. Le problème est que ce sport est assez cher dans les clubs et autres établissements spécialisés, mais on peut le pratiquer à des prix plus raisonnables dans des piscines municipales.

Et vous, vous pratiquez des sports aquatiques ? 

mercredi 12 avril 2017

Exposition "Kimono" au musée Guimet

Une de mes amies est passionnée par le Japon. Nous avons donc profité de son séjour à la maison pour aller visiter l'expo Kimono au musée Guimet. Je ne suis pas, d'ordinaire, très intéressée par les expositions de vêtements ou de bijoux, ma préférence allant plutôt aux expositions de peintures ou de photographies. Mais cette - courte - expo à Guimet m'a beaucoup plu, tant par la richesse des pièces exposées que par les explications proposées, qui situent le kimono à la fois dans l'histoire du Japon et dans celle du vêtement. Le musée a bénéficié d'un prêt exceptionnel de la maison Matsuzakayacréatrice de kimonos depuis le début de l'époque d'Edo, au XVIIe siècle. Ces trésors sont si fragiles qu'il a fallu renouveler les pièces exposées au début de ce mois, les étoffes anciennes et délicates ne supportant pas une exposition à la lumière, pourtant tamisée, pendant toute la durée prévue.



Une première partie présente cette pièce emblématique du pays du Soleil levant dans son contexte historique. Emprunté aux Chinois,  le kimono est rapidement adopté par toutes les classes de la société japonaise, les nobles bien sûr mais aussi les guerriers et les marchands. Le vêtement est signifiant : les étoffes, les motifs, les broderies choisies en disent long sur le rang social de son ou sa propriétaire, mais aussi sur la saison, le contexte de port, l'humeur... Les broderies sont impressionnantes, en relief, en résille... C'est tout simplement superbe !




 

On imagine à tort le kimono comme un vêtement confortable, qui épouse les mouvements de celui qui le porte. Que nenni ! Le kimono, bâti grâce à un nombre codifié de rectangles de tissu jamais recoupés, est un habit relativement rigide - surtout quand il est complètement brodé - aux manches imposantes et partiellement fendues, qui peuvent parfois aller jusqu'au sol. Il est porté avec une large ceinture brodée et nouée, l'obi, qui joue à peu près le même rôle que le corset en Occident, en assurant un maintien sans concession.


Quelques obi brodées

Exit donc l'idée de confort et de paresse ! Divers accessoires, comme les peignes pour les cheveux, sont également présentés durant l'expo : leur utilisation est là aussi codifiée : nombre, emplacement... 

Tenue légendaire, le kimono a inspiré les couturiers d'Orient et d'Occident. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la mode du japonisme fait fureur en France. La fin de l'exposition présente des versions revisitées du kimono par de grands couturiers nippons comme Kenzo, Yohji Yamamoto et surtout Junko Koshino, mais aussi des pièces françaises inspirées par le célèbre vêtement comme une magnifique robe coquelicot due à Jean-Paul Gaultier.



Une réinterprétation contemporaine du kimono

A la fin de l'expo, nous sommes allées prendre un thé Mariage Frères dans le restaurant du musée, dont la carte propose diverses spécialités asiatiques sucrées et salées. Une sympathique façon de refermer cette jolie parenthèse japonaise.

Exposition Kimono, au bonheur des dames
Musée Guimet, place d'Iéna, du 22 février au 22 mai 2017

Et vous, aimez-vous le Japon ? 

samedi 8 avril 2017

Un soin du visage à l'institut Fleurs d'Orient

La semaine passée, afin de me changer les idées, j'avais réservé un soin du visage oriental dans un institut parisien dont les avis étaient très positifs : Fleurs d'Orient. Retour sur une parenthèse bien-être bienvenue en période de régime.

Situé rue de Montreuil, à deux pas de la place de la Nation, Fleurs d'Orient est un petit institut qui ne paie pas de mine de l'extérieur mais dont la décoration très colorée d'inspiration indienne donne tout de suite le moral. On est très gentiment accueilli : comme il y avait un peu d'attente, j'ai pu patienter devant un bon thé à la menthe et quelques douceurs (que je me suis contentée de regarder, régime oblige).


Photo prise aux Emirats, il y a quelques années. J'avais adoré ce voyage et notamment la virée dans le désert !

J'ai une peau devenue sensible : mon soin oriental a été fait grâce à des produits adaptés. Le masque était à l'argile blanche, adaptée aux peaux fragiles et réactives. L'esthéticienne a ensuite utilisé des produits de beauté orientaux traditionnels comme le savon noir et l'huile d'argan aux vertus nourrissantes et hydratantes, là aussi très adaptés pour une peau sèche. Après un rapide démaquillage, place aux soins habituels : gommage, bain de vapeur, extraction des comédons, masque, crème hydratante. 

Lors de la pose du masque, l'esthéticienne propose un massage des mains qui procure une détente absolue. C'est une très bonne idée car tout soin du visage suppose une pose de masque et pendant ladite pose, généralement, on s'ennuie... 

L'institut proposant à la vente quelques produits, je suis repartie avec un petit flacon d'huile d'argan que j'utilise désormais en soin de nuit. J'ai bien aimé ce soin, surtout la partie massage, qui était très bien faite. Je pense qu'à l'avenir j'essaierai l'un des nombreux massages proposés par l'institut, d'autant plus que les tarifs sont très abordables. Mon soin coûtait 49 euros pour une heure (j'ai eu une bonne réduction en passant par Balinéa) et 50 minutes de massage coûtent entre 50 et 65 euros. 

Fleurs d'Orient, 75 rue de Montreuil, 75011 Paris
Métro ou RER A Nation 

Et vous, quelques bonnes adresses d'esthétique à Paris à partager ? 

mercredi 5 avril 2017

Balade en Ile-de-France #1 : le château de Breteuil

Lors des vacances de février, profitant d'un temps radieux et d'un peu de temps dans un calendrier bien chargé, nous sommes allés nous promener du côté de la vallée de Chevreuse. J'aime beaucoup ce coin d'Ile-de-France, proche de Paris mais si tranquille qu'on se croirait à la campagne. Cette après-midi-là, nous sommes partis à la découverte du château de Breteuil, un magnifique édifice dans le plus pur style du début XVIIe. Magnifique, n'est-ce pas ?



Le château, détail intéressant, appartient toujours à la famille de Breteuil qui en a fait un lieu de découverte passionnant. D'ailleurs, arrivés au début de la visite, c'est le marquis qui nous accueille. Pour valoriser le passé de l'édifice et rendre le parcours attrayant, les Breteuil ont imaginé de mettre en scène leur famille et/ou le château à travers des épisodes marquants de l'histoire de France. On revit ainsi l'affaire du collier de la reine, la Restauration, les pourparlers ayant précédé l'Entente Cordiale... 


Les négociations franco-anglaises dans le fumoir du château en 1904 



Marcel Proust fut l'un des invités illustres du château de Breteuil

Chaque pièce est mise en scène avec des personnages de cire parfaitement rendus, dans un ordre chronologique. Notre jeune guide, qui a pris le relais du marquis, a été passionnant, son récit fourmille d'anecdotes piquantes et sympathiques. Pourtant, je n'aime généralement pas les visites guidées ! Le mobilier du château a été restauré et chaque pièce est tout simplement magnifique. Je vous laisse juge ! 


Pour les enfants, le château offre aussi d'autres sources d'émerveillement, car des décors de contes de Perrault ont également été reconstitués et une conteuse accueille les enfants le dimanche après-midi et tous les jours des vacances scolaires. 

Le château possède aussi un parc à la française magnifique, avec une pièce d'eau majestueuse et... un labyrinthe ! 




Le travail du buis est extraordinaire ! 



Bref, une visite passionnante, avec ou sans enfants, et un bel exemple de mise en valeur d'un patrimoine historique

Château de Breteuil, Choisel, 78460 Chevreuse
Ouvert tous les jours, visites de 14h30 à 17h30
Plus d'infos ici


En espérant que cette nouvelle rubrique vous a plu, je vous souhaite une belle journée ! 

samedi 1 avril 2017

9 conseils de régime de printemps (et quelques réflexions sur le poids)

Bonjour ! Comment allez-vous ? Je suis une fois de plus navrée pour la publication devenue un peu erratique ici, mais tout devrait rentrer dans l'ordre, car je suis enfin en vacances depuis hier soir. 
Le semestre que je viens d'achever a été rude et j'attendais la trêve avec une grande impatience ! 

Le week-end dernier, profitant d'une plage de célibat forcé, j'ai commencé un régime de printemps que je vois déjà porter ses fruits. Il faut savoir qu'hélas, je suis une sorte de spécialiste des régimes en tous genres depuis l'âge de 18 ans. Régime Dukan, régime fruits, régime soupe... Je suis une sacrée gourmande et j'ai toujours, hélas, eu recours à la nourriture pour compenser le travail et le stress. Pour ne rien arranger, je suis assez difficile et il y a beaucoup de légumes et de fruits que je n'aime pas. Pour faire simple, j'aime tout ce qui fait grossir ! 

Mes kilos et moi 

Jeune fille, j'ai beaucoup souffert de mon surpoids. Je détestais mon corps et mon visage. Maintenant, l'âge venant, j'ai heureusement pris de la distance vis-à-vis de cela. Je ne ferai jamais de 36, et alors ? J'ai lentement appris à me voir autrement qu'au travers du prisme de mes kilos et compris qu'on pouvait être jolie avec des kilos en trop

Pour mon mariage il y a maintenant six ans, j'avais fait un régime qui m'avait permis de perdre près de 10 kilos. J'avais maintenu ce poids pendant plusieurs années, mais les mois très difficiles passés ces derniers temps m'ont fait regrossir. La nourriture était un refuge dans une vie passée à travailler, (beaucoup) stresser, manger et (peu) dormir. Résultat, ce printemps, j'ai ressorti mes jolies jupes achetées il y a un an ou deux et constaté que je ne rentrais plus dans rien, ou tout juste. Vous voyez, vous fermez cette jolie jupe, en forçant un peu ça passe, mais ensuite, la respiration devient impossible au risque de craquer les coutures ? Tu respires, tu entends le début d'un sinistre "crrrraaac", tu ne respires pas, youpi, tu peux la porter, cette jupe qui souligne joliment chacun tes bourrelets. Respirer, c'est surfait, au fond, non ? Ou pas. Et je ne parle pas de ces vêtements regardés avec incrédulité car il semblaient appartenir à une autre personne, beaucoup plus mince. Sérieusement, je portais ça, moi, il y a deux ans ? Mais nom d'une pipe, je ne comprends pas, qui m'a rétréci ce pantalon ?


Photo prise en Toscane, il y a longtemps. L'approche de l'été est un déclencheur de régime !

Le dilemme

J'en étais là : face à un dilemme. Soit j'assumais la chose, je disais "m...." aux régimes et je rachetais d'autres jolies choses deux tailles au dessus, soit je me relançais dans un énième régime. J'ai fini par opter pour la deuxième solution et samedi dernier, c'était parti pour des semaines sans gras, sans sucre et sans alcool.

L'avantage d'être une régimeuse expérimentée, c'est que l'expérience finit par servir. J'ai arrêté les régimes hyper restrictifs qui te donnent mal au ventre à cause de la faim (deux steaks par jour et de l'eau, merci !) et les régimes exclusifs qui te donnent des carences (des abricots, des abricots, et... des abricots !), et oui aussi les régimes à base de trucs que tu n'aimes pas comme les brocolis : idéal pour craquer rapidement, après avoir tenu un jour ou deux, voire quelques heures. Connaissez-vous ce premier jour de régime où vous tenez vaillamment le coup jusqu'à 18h où vous finissez par craquer pour du pain ou un bout de la portion de votre chéri ? Pain chaud 1, brocolis 0. Las, la guerre est perdue dès la première bataille engagée.

Mes 9 conseils de régime

  1. être hyper motivée. Vous avez décidé de maigrir et vous vous y tiendrez parce que c'est votre décision. Peu importe que copain machin vous ait invitée à une grosse fête à base de vin, de chips et de saucisson le weekend suivant, vous êtes au régime et c'est du sérieux. "Une eau citronnée pour moi, s'il te plaît. Tiens, je t'ai apporté des muffins light aux légumes". Le régime, c'est aussi un effort mental important. On finit par ignorer royalement cette part de gâteau aussi délicieuse que calorique qui s'expose crânement sous nos yeux. 
  2. ne pas s'affamer pour perdre vite. Soit on craque, soit on perd en effet beaucoup de poids mais rapidement repris avec un supplément s'il vous plaît. 
  3. manger équilibré. Les régimes exclusifs sont efficaces sur le court terme, mais bonjour les carences, la fatigue et les effets secondaires. 
  4. penser à prendre des vitamines variées en complément et des aliments brûle-graisse. Le citron par exemple dans un verre d'eau tiède avant le repas est votre meilleur ami. J'ai également acheté des gélules de konjac mais je ne les utilise pas beaucoup, n'en ressentant pas le besoin. 
  5. ne pas se peser tous les jours. L'amaigrissement se fait par paliers, c'est horrible de voir que cette journée longue comme un jour sans pain (rire sardonique) vous a fait maigrir de 56 grammes seulement. Tous les trois jours, ça suffit bien. Voire moins. 
  6. chercher d'autres sources de plaisir. Cette semaine, j'ai dévoré une série que j'aime, lu beaucoup de bons livres distrayants, et je vais cet après-midi faire un soin du visage et un peu de shopping. Je prends soin de moi. Consulter un spécialiste peut aussi être une solution pour aborder les choses sous l'angle psychologique. 
  7. le régime, c'est sur le long terme, et quand c'est fini, ça continue. Il faut impérativement prévoir une phase de stabilisation assez longue, au cours de laquelle on réintroduit doucement les aliments autrefois bannis. 
  8. l'alimentation équilibrée, c'est pour la vie. Avec l'âge, j'aime de plus en plus de légumes et de fruits. Comme je cuisine ce que je mange, j'en introduis de plus en plus dans mes plats. Il va me falloir remplacer mes recettes goûteuses par des recettes plus light. Le poulet vapeur est très bon aussi, il n'est pas forcément nécessaire de noyer la bête dans le vin blanc et le beurre salé. 
  9. connaître ses ennemis. Le pain et l'alcool pour moi. Il va falloir (ré) apprendre à les réserver aux repas de fête et non en faire des compagnons du quotidien. Heureusement, je n'aime pas le fromage ! 
Mon régime du moment 

Petit-déjeuner : un petit mug de chocolat chaud, deux biscottes complètes légèrement beurrées
Déjeuner : un fruit et un smoothie sans sucre ajouté ou une soupe de légumes
Dîner : deux œufs en omelette aux herbes ou une viande blanche sans sauce, un smoothie sans sucre ajouté
Durant la journée : thé sans sucre, eau citronnée. 

PS : ce billet est assez personnel. Mes réflexions et conseils sur le poids ne reflètent que mon humble avis sur une question délicate et complexe et ne constituent en rien un jugement sur autrui. Je ne me pose en exemple en aucune façon, si j'étais capable de gérer correctement mon poids, je n'en serais pas à refaire un régime :-) 

Et vous, habituée ou non des régimes ? Quel est votre rapport à la nourriture et au poids ?
Je vous souhaite une belle journée !