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samedi 28 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #7

Bonjour ! Comment allez-vous ? J'espère que vous passez un bon début de week-end !
Cette semaine, j'ai aimé :


Sortir me promener avec Kitsune


Vous reprendrez bien un peu de Queue enroulée ? Ledit shiba est sage et affectueux, mais il ne peut toujours pas s'empêcher de hurler à la grille dès qu'on le laisse dans notre grand jardin. Dont il ne profite guère, du coup... Cette semaine, ayant peu de cours, je l'ai emmené se balader presque tous les jours. Le but était de lui faire plaisir, mais ça a été aussi un moment agréable de se promener dans notre quartier, malgré le froid qui pince : découvrir de petites rues tranquilles, regarder les maisons dont certaines présentent une architecture originale (mention spéciale à celle dont l'entrée est une tourelle ronde au toit pointu). L'occasion en rentrant pour boire un bon chocolat chaud ! 



Craquer pour des escarpins super bien soldés 


Je n'ai pas fait les soldes ce mois-ci, mais j'ai tout de même craqué pour ces jolis escarpins vernis pour le travail au prix incroyable de 30 euros. Ils viennent de chez Tamaris, une marque dont j'apprécie les modèles élégants mais solides au bon rapport qualité-prix. 



Cette année, je fais comme les New-Yorkaises, je vais au travail en chaussures plates et une fois arrivée, je dégaine les chaussures à talons qui m'attendent sagement rangées dans le caisson de mon bureau. Une fois sur mes talons, je me sens plus à l'aise, plus sûre de moi. C'est fou, non ? 

Dîner éthiopien à l'Abyssinia


Connaissez-vous la cuisine éthiopienne ? C'est délicieux et finement épicé, avec des viandes servies marinées ou en ragoût, des légumes et les fameuses injera, ces galettes très particulières à la farine de teff qui sont à la fois disposées sous les aliments et servies à côté dans un petit panier. En effet, elles servent aussi de couverts, car en Ethiopie, on mange avec les doigts ! Il faut découper un morceau de galette puis attraper avec un petit peu de votre plat. Pas évident au début, il vaut mieux faire provision de serviettes et faire bien attention à ne pas se tacher, mais finalement on s'y fait bien et c'est même plutôt rigolo. 

En plat principal nous avions opté pour le beyaynetou, un plat découverte à base de diverses viandes et légumes, et en dessert, pour un baklava au miel et aux cacahuètes délicieux.  Le tout arrosé d'une bière à la banane équitable (la banane, pas la bière) qui s'avéra... surprenante !

En bref, une adresse sympathique et pas chère ! Si vous ne mangez pas de gluten, sachez que la farine de teff n'en contient pas, vous pouvez donc vous régaler avec les injera sans problème. 

Abyssinia, 5 rue Martin Garat, 75020 Paris, métro ou tram Porte de Bagnolet. 30% sur la carte jusqu'au 10 février en réservant avec LaFourchette


Découvrir le chef d'oeuvre de Raymond Chandler, Le Grand Sommeil


Comme vous le savez, je suis une grande amatrice de romans policiers. Ce mois-ci j'ai voulu essayer un roman noir, et pas n'importe lequel : Le Grand Sommeil, le livre culte de Raymond Chandler, adapté au cinéma avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans les rôles principaux. Il est considéré comme le 2e meilleur polar de tous les temps par la Crime Writer's Association. Et en effet, il le mérite ! Même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'intrigue au début, effectivement assez complexe et moins "prévisible" qu'un polar classique (il n'y a pas de meurtre au début, par exemple) j'ai finalement adoré ce livre. 





Philip Marlowe est un jeune et élégant détective privé "à vingt-cinq dollars par jour, plus les frais, pour le whisky et l'essence, essentiellement", doté d'un humour grinçant et d'un regard corrosif sur la société qui l'entoure. Chandler disait de son personnage "qu'il pourrait séduire une duchesse et ne toucherait certainement pas à une vierge". Comme son créateur, Marlowe a une fâcheuse tendance à noyer son pessimisme dans des doses conséquentes de cognac et de bourbon et collectionne les renvois pour refus d'obéissance, ce qui l'a conduit à s'installer comme privé. Malgré, ou peut-être à cause de son caractère affirmé, il fait preuve d'une forme de droiture morale dans une société californienne minée par le vice, la violence et la corruption. Lorsque le vieux et richissime général Sternwood l'engage pour découvrir qui tente de le faire chanter, Marlowe, ému par ce personnage hors normes auquel il ne reste visiblement que peu de temps à vivre, devine que l'affaire qu'on lui confie est plus complexe qu'il n'y paraît... 

Le Grand Sommeil a été traduit par Boris Vian et c'est peu de dire que sa traduction est une vraie réussite. Il rend parfaitement le style direct et l'humour noir de Chandler. Jugez-en par vous-même.

"Il était à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l'horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise bleu foncé, une cravate et une pochette assorties, des souliers noirs et des chaussettes de laine noire à baguettes bleu foncé. J'étais correct, propre, rasé, à jeun et je m'en souciais comme d'une guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez-vous avec quatre millions de dollars".

"Qu'est-ce que ça peut faire où on vous met quand vous êtes mort ? Dans un puisard dégueulasse ou dans un mausolée de marbre au sommet d'une grande colline ? Vous êtes mort, vous dormez du grand sommeil... vous vous en foutez de ces choses-là... le pétrole et l'eau, c'est de l'air et du vent pour vous. .. Vous dormez, vous dormez du grand sommeil, tant pis si vous avez eu une mort tellement moche... peu importe où vous êtes tombé... Moi, je faisais partie des choses moches, maintenant."

Le roman rend à merveille cette atmosphère particulière de l'Amérique de la fin des années 30, avec ses beautés artificielles, ses fortunes rapides bâties sur le pétrole et ses gangsters prêts à tout pour garder la mainmise sur leurs affaires peu reluisantes. Un trafiquant retrouvé mort à son domicile, un jeune chauffeur repêché dans la voiture immergée de sa trop séduisante patronne, deux disparus dont on ignore si on les recherche, et pourquoi... 

Un vrai régal que je vous conseille vivement ! 
Bon week-end ! 


mercredi 25 janvier 2017

Série : 22.11.63


Si vous aimez les séries à suspense, l'histoire et les sixties, vous aimerez certainement 22.11.63. 22.11.63 est une date : celle de l'assassinat de John Fizgerald Kennedy par Lee Harvey Oswald lors d'une visite pré-électorale à Dallas. Un assassinat sur lequel toute la lumière n'a pas été faite, Oswald ayant lui-même été assassiné  48h après Kennedy. Il n'a donc jamais pu être jugé, l'enquête officielle n'a pas permis de révéler si Oswald avait ou non eu des complices, voire des commanditaires.


L'uchronie ou l'histoire réinventée



La série est inspirée d'un livre de Stephen King qui se rattache au principe de l'uchronie. L'uchronie consiste à imaginer ce qui se serait passé si un événement historique n'avait pas eu lieu. Le plus célèbre exemple d'uchronie est le roman de Philip K. Dick, Le maître du Haut-Château. Dans ce livre, Dick imagine un monde où les nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale et où leurs alliés japonais règnent en maîtres sur l'ouest des Etats-Unis. Sauf qu'ici, King ne réinvente pas le présent mais ses personnages essaient de peser sur un événement passé, de réécrire l'Histoire...

Et si Kennedy n'avait pas été assassiné ? 


Ici, la question qui taraude Al Templeton, gros fumeur passionné d'histoire et tenancier d'un modeste restaurant dans une petite ville du Maine, est la suivante : si Kennedy n'avait pas été assassiné, qu'il avait pu terminer son mandat et être réélu, l'Amérique se serait-elle enlisée dans la guerre du Viet-Nam et la crise morale qui secoua alors l'Amérique aurait-elle eu lieu ? Pour Al, la réponse est clairement non : Kennedy aurait fini par s'opposer à la poursuite de cette guerre et des milliers de vies auraient été épargnées. Lorsqu’il découvre qu'un placard de son restaurant recèle en fait un portail temporel permettant à qui l'emprunte de se retrouver en 1960, Al effectue plusieurs voyages dans le temps pour essayer d'infléchir le cours de l'Histoire, avant d'y renoncer, miné par un cancer du poumon.


Un portail temporel... dans un placard !


Se sentant mourir, il confie son secret à Jack, un jeune professeur d'anglais, et lui demande d'accomplir à sa place son projet : approcher Oswald et empêcher par tous les moyens l'assassinat de Kennedy. Jack commence par refuser mais il finira par changer d'avis lorsqu'il retrouve Al mort à son domicile. Il vient de divorcer, son travail l'ennuie... Un petit détour par le placard du restaurant d'Al et Jack se retrouve en 1960, avec pour seule richesse les résultats des paris sportifs qu'Al a patiemment compilés pendant des années et pour seule aide les multiples notes qu'il a prises au sujet d'Oswald. Peu à peu, Jack se fond dans l'Amérique des Sixties et met tout en oeuvre pour parvenir à ses fins. Ensuite, il pourra retrouver le fil de sa vie normale de professeur divorcé dans les années 2000. Jusqu'au jour où il rencontre une ravissante jeune femme...




22.11.63 séduit par l'originalité de son intrigue, le jeu parfait de James Franco, et les couleurs vives de l'Amérique au temps du rockn'roll et de la guerre froide. C'est à la fois un récit plein de suspense (Jack réussira-t'il à empêcher le meurtre de la famille de Harry, l'un de ses anciens stagiaires de formation continue, dont ce dernier lui avait fait un récit bouleversant en incipit de la série ? Comment Jack va-t-il s'y prendre pour approcher Oswald ?) une intrigue historique et une histoire d'amour. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les premiers épisodes, et j'ai hâte de voir la suite !

22.11.63, jeudi à 21h sur Canal + 

Et vous, de bonnes découvertes séries en ce moment ? 

samedi 21 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #6

C'est samedi, c'est le jour des miscellanées ! J'espère que vous allez bien malgré cette grande vague de froid ! On se gèle, n'est-ce pas ? L'avantage de ces températures, c'est le beau temps fixe, et pour ma part, je trouve que ça fait franchement du bien de voir du ciel bleu et du soleil ! 

Cette semaine, j'ai aimé :

Partager une soirée sympa avec nos anciens collègues

Une équipe soudée, ça reste des gens qu'on a plaisir à voir même si ça fait plusieurs années (pfff, ça file...) qu'on ne travaille plus ensemble. Certains sont devenus des amis, d'autres des connaissances avec qui nous avons plaisir à aller passer une soirée parisienne. Cela a été dur de trouver un endroit qui accueille au débotté une dizaine de personnes, mais nous avons fini par trouver refuge au Café Petite près de République dont le cadre agréable, le bon vin d'Espagne et les inévitables burgers (mais avec du pain et des frites maison) se sont révélés très sympathiques. 


Aller visiter l'exposition Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton

Déjà, j'adore la Fondation Louis Vuitton. Mon chéri et moi sommes fondus d'architecture contemporaine. Quand je lui ai demandé quelle serait sa maison idéale au début de notre vie commune, il m'a parlé, en toute simplicité, de la Maison sur la cascade ! Le bâtiment de la Fondation est l'oeuvre de Franck Gehry (l'architecte du musée Guggenheim à Bilbao et de la Maison dansante à Prague entre autres) et force est de constater qu'il est magnifique. 




La Fondation accueille l'exposition Icônes de l'art moderne jusqu'au 20 février. De Burnes-Jones à Malevitch, une série incroyable de trésors en provenance des musées russes (Ermitage et Trétiakov principalement) à voir absolument. Je ferai un billet spécifique sur cette exposition prochainement, mais si vous le pouvez, courez-y, c'est génial. Achetez vos billets coupe-file à l'avance par contre, sinon c'est minimum deux heures de queue, à ce que nous a dit la jeune femme de l'accueil. 





Dîner en amoureux au Solemar, un très bon resto libanais à Paris

Si vous aimez la cuisine du pays du Cèdre, je vous recommande le Solemar, dans le 16e arrondissement de Paris. La décoration, dans les tons de violet et argent, est superbe. On est très gentiment accueillis et rapidement servis. Les prix sont très raisonnables (15 à 18 euros le plat, 6 à 8 euros le dessert...) Mais surtout, la cuisine est dé-li-cieuse !




En plat principal, nous avons tous deux opté pour un chawarma : petits morceaux de boeuf mariné servi dans une galette libanaise avec du houmous et du taboulé bien frais ainsi qu'une petite sauce au yaourt. Copieux et vraiment très bon ! 





En dessert, j'ai pris un mouhalabié et mon chéri un osmallié. Le mouhalabié était présenté comme un flan mais en fait c'était plutôt une crème relevée par un peu de pistache. J'ai préféré le dessert de mon chéri, dont le côté onctueux mais croquant était délicieux (eh oui, je pique dans son assiette, avec son accord, bien sûr !)



L'osmallié commandé par mon chéri



Mon mouhalabié

Solemar, 56 rue Poussin, 75016 Paris, métro Jasmin. En ce moment avec LaFourchette et jusqu'au printemps, vous avez 20% de réduction sur toute la carte (hors menu) y compris les boissons. 


Colorier des mandalas

Non, je n'ai plus six ans... Que croyez-vous, les coloriages ne sont pas l'apanage des enfants ! Les adultes s'y mettent aussi, il paraît que c'est une vraie tendance, on vend même des cahiers de coloriage pour adultes. Les raisons de cet engouement ? Le coloriage est une activité manuelle, qui ne demande pas beaucoup de matériel, ni des dons particuliers. Il apporterait calme et sérénité dans nos vies trépidantes. Le simple plaisir de passer du temps à faire de ses mains quelque chose de concret, de se vider l'esprit en concentrant ses pensées sur le coloriage, sans compter le plaisir de contempler son "oeuvre" une fois terminée... Une vraie idée de génie à l'ère des bullshit jobs ! Idéal pour moi qui ne suis guère manuelle (à part pour cuisiner).



Work in progress ! 

Grâce à Naïma, j'ai pu télécharger trois mandalas à colorier proposés par Showroom Privé. Je ne sais pas si cela fait autant d'effet qu'une bonne séance de sophrologie, mais j'ai trouvé bien sympathique de colorier mon mandala, assise au soleil avec de la musique gaie en fond sonore. Et surtout (toujours mon trip déco !) je pense l'encadrer une fois qu'il sera fini. Alors je dis merci Naïma ! 

Ça vous dit ? Cliquez ici pour télécharger les mandalas ! 

Je vous souhaite un très beau week-end ! Prenez soin de vous et à bientôt ! 

mercredi 18 janvier 2017

Ma vie avec Cookéo

Chose promise, chose due ! 

Un nouvel objet s'est invité dans notre maison en ce début d'année 2017. Il est beau, il est rouge, il envoie des jets de vapeur sonores, et il a changé notre vie, du moins sur le plan alimentaire. Vous l'aurez deviné, je parle du Cookéo.


Fondants au chocolat au Cookéo ! Miam !

Repéré à l'automne sur le blog des Mamans qui déchirent, j'ai tout de suite eu envie d'en avoir un. Certains dans notre entourage étaient sceptiques : ce nouveau joujou n'allait-il pas finir dans un placard, aux côtés de notre gaufrier (2 à 3 utilisations, bien incapable de vous dire où il se trouve actuellement), notre wok (neuf, toujours sous blister) et la machine à fondue (2 utilisations maxi, circa 2007 pour la dernière en date). Mais je tenais à mon Cookéo, et l'avais associé à une résolution : manger mieux en cuisinant plus, et en fait, ne manger à la maison que des plats que j'aurais préparés moi-même. Et force est de constater que 15 jours plus tard, le défi a été tenu ! Qui plus est, j'ai réalisé avec Cookéo une bonne petite série de recettes, et je dois avouer que j'ai toujours été satisfaite du résultat. Certes, le canard aux agrumes était un poil trop acide, mais il aurait fallu adapter la recette, la cuisson était super. J'ai été aussi moyennement fan des mini-flans au lait de coco en ramequins, mais ils étaient bons quand même. Maintenant je n'hésite plus à revoir à ma sauce la recette proposée par Cookéo. Grosso modo, j'ai été vraiment emballée par les trois quarts de mes plats Cookéo et jamais totalement mécontente d'un plat. 

Qu'est-ce que Cookéo ?

Cookéo est un multicuiseur intelligent commercialisé par Moulinex. Il existe différentes versions, avec ou sans clef USB avec des recettes supplémentaires dedans. Le système étant propriétaire (Cookéo n'accepte que les clefs Moulinex) j'ai finalement choisi un Cookéo sans USB. Il y a déjà 100 recettes programmées dans l'appareil et on trouve facilement toutes sortes de recettes sur le net, ainsi que des livres de recettes spécial Cookéo. Personnellement, j'ai acheté celui-ci qui contient plein de recettes qui font envie. 

Avec sa bouille ronde et ses poignées bien pratiques, Cookéo est aussi un bel objet en plus d'être pratique. Il a trouvé sa place sur le plan de travail où sa jolie couleur rouge donne du peps à notre cuisine.


 

Comment fonctionne Cookéo ?

Cookéo a différents modes : manuel, par ingrédient ou recettes enregistrées. En mode manuel, on pilote le Cookéo à notre guise : grille, dore, mijote, cuit sous pression ou à la vapeur... En mode recettes, on fait un choix parmi l'une des 100 recettes proposées par Cookéo dans sa mémoire et il nous guide pas à pas dans sa réalisation. Pour l'instant j'ai utilisé le mode recettes et j'adapte ce que Cookéo propose en fonction de mes goûts. 

Quels atouts par rapport à notre bonne vieille cocotte ou au four ? 

1° Une cuisson ultra rapide
L'atout principal de Cookéo, à mon avis est sa rapidité de cuisson, notamment grâce à la cuisson sous pression. Attention, il faut ajouter 10 minutes de préchauffage au temps annoncé sur la recette. Mais on obtient tout de même un gain de temps considérable. Vous cuisez un plat de viande pour six en 15 à 20 minutes maximum. Faire une soupe maison prend le même temps. En gros, même avec le préchauffage, le temps de cuisson de mes plats a diminué de moitié. Bon poids. 

2° Sans surveillance
Ça aussi, franchement, c'est génial. Avant, il fallait surveiller ce qui se passait en cuisine, au risque de rater le plat : trop cuit, pas assez cuit, ça accroche ou bien ça nage dans la flotte....  Il fallait retourner la viande, remuer...  Avec Cookéo, tout ça, c'est fini ! Une fois que la cuisson est lancée, bye bye la cuisine, à vous d'autres activités que vous avez envie/besoin de faire en dehors. 

3° Tout en un
Cookéo est aussi un "tout en un". Il permet toutes sortes de cuissons dans le même récipient, sa grande cuve à poignées. Pour certaines recettes, il faut ainsi faire revenir la viande dans sa cuve quelques minutes avant de lancer la cuisson. Cookéo est aussi livré avec un panier vapeur qui m'a servi notamment pour les flans et les crèmes à faire en ramequins. Une fois la cuisson finie, il vous suffit de laver soigneusement la cuve.



Plus que 6 minutes avant la fin de la cuisson !

4° Réchauffage, maintien au chaud, cuisson différée... 
De plus, Cookéo permet aussi le réchauffage des plats et leur maintien au chaud. La phase la plus longue est vraiment celle de la préparation de la recette (débiter les légumes, la viande, la faire un peu dorer si besoin dans la cuve...) ensuite Cookéo prend en main tout le reste et vous n'avez pas besoin de surveiller. On peut même programmer la cuisson à ce qu'il paraît mais je ne l'ai pas encore fait. 

5° Une cuisson réussie à coup sûr 
Enfin, Cookéo sécurise la question épineuse de la cuisson, puisqu'il s'adapte à ce que vous lui demandez de lui-même. On peut lui donner 200 grammes de poulet ou 400 grammes de courgettes, et lui dire "allez, cuis-moi ça rapido" et il s'exécute. Il suffit de lui indiquer la nature et le poids de ce qu'on lui met dans le ventre sa cuve. Je sais cuisiner mais souvent, si je ne suis pas très contente d'un plat, c'est à cause de sa cuisson. Ici, je suis sûre que la cuisson me conviendra.


Que pouvez-vous cuisiner avec Cookéo ? 

A peu près tout ce qui se cuit : soupes, risottos, plats mijotés, fondants et crèmes dessert.... Pour nombre de desserts, il vous faudra des ramequins adaptés (non fournis). Nous avons recyclé des pots de yaourt en verre (type La Laitière). Cookéo ne mixe pas et ne découpe pas, mais j'ai acheté une flopée de légumes surgelés Picard pour pouvoir utiliser des légumes au quotidien sans perdre du temps à les peler/débiter.... Cookéo les cuit en un temps record, hop je verse le contenu de la cuve dans le blender, et voilà une bonne soupe de légumes toute chaude !



Tortilla avec sa garniture faite au Cookéo


Pour qui ?

Pour tous ceux qui veulent cuisiner mais qui ne s'y connaissent pas et/ou qui n'ont pas le temps ! Si vous avez des enfants, c'est ultra pratique car une fois lancé, aucune surveillance, vous pouvez être occupés ailleurs sans souci. A vous les soupes et les purées faites maison en un tournemain ! Cookéo paraîtra sans doute inutile aux personnes qui ont un très bon niveau en cuisine et qui maîtrisent à fond l'art de la cuisson et autres techniques culinaires. Il a clairement été destiné aux personnes actives et aux familles désireuses de manger mieux.

Mon avis final 

Franchement, je ne regrette pas cet achat (qui était un cadeau reçu de nos parents et de mon mari d'ailleurs). Il sert presque tous les jours, il cuisine de bons plats et il est facile à utiliser. Je prépare trois plats pour 6 personnes par semaine environ et cela suffit pour nous deux, sachant que mon chéri ne suit que partiellement mon défi "tout fait maison" et que nous prenons une bonne partie de nos déjeuners au travail. 

Son prix ? 

Le mien coûtait 209 euros chez Amazon, on trouve Cookéo à partir de 180 euros selon les modèles et les couleurs. 

Et vous, connaissiez-vous  Cookéo ? Vous cuisinez avec quoi ? 

samedi 14 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #5

Bonjour ! J'espère que vous avez passé une belle semaine ! J'ai de la chance, ce début d'année 2017 se passe plutôt bien. Il faut dire qu'après celui de 2016 qui avait été très difficile, ça ne pouvait être que mieux ! Je supporte bien le manque de lumière hivernal et ne ressens pas de fatigue comme l'année passée. Actuellement, le ciel est couleur de plomb, il neige à moitié, mais j'ai allumé ma lampe art déco et mis mon groupe préféré en fond sonore, Kitsune est assis à ma gauche et me pousse du coude pour que je le gratte, tout va bien ! 

Cette semaine donc, j'ai aimé :

Faire de la déco dans la maison

La déco, c'est ma grande passion du moment ! Notamment pour aménager notre salon aux dimensions immenses et qui prend, surtout en hiver, un air froid avec ses teintes gris anthracite et blanc. Or il faut un intérieur chaleureux pour se sentir bien au cœur de l'hiver. Je me suis rendu compte qu'il suffisait d'une déco bien agencée pour changer l'atmosphère d'une pièce. 

Nous avons couvert de cadres un grand mur blanc, en privilégiant les couleurs chaudes (jaune curry, or) j'ai déplacé un cadre au dessus de la télé (c'est fou mais ça change totalement l'aspect du mur, lui aussi semblait froid car il n'était pas suffisamment décoré avant) j'ai également déplacé l'une de nos jolies lampes art déco qui diffuse désormais sa lumière orangée dans le salon. J'ai installé sur le canapé le plaid scandinave rouge et blanc, ainsi qu'une peau de mouton sur la méridienne. C'est incroyable comme elle tient chaud ! 

Nous avons fait des achats : deux reproductions des saisons de Mucha (l'automne et le printemps) pour accompagner la grande reproduction de Klimt au dessus du canapé. Et hier, j'ai ramené de chez Maisons du Monde un grand chandelier à 5 branches qui rend parfaitement sur la table ! Je lui ai choisi des bougies de trois couleurs différentes (rose, rouge, jaune) pour plus de gaieté. 



Et voilà le résultat !


Tenir mon défi "A la maison, je ne mange que des plats que j'ai cuisinés moi-même"

Et tout cela avec l'aide de Cookéo, bien sûr, et l'ami Picard qui vient à la rescousse pour les légumes surgelés, déjà découpés, prêts à être mis dans la cuve. Idéalement, j'irais au marché de ma ville acheter des légumes frais et je les découperais moi-même... Sauf que je n'en ai pas le temps ! Aussi ai-je fait une grande provision de légumes Picard pour pouvoir faire des soupes, des accompagnements, des assaisonnements... Picard livre à domicile, c'est très pratique et pas très cher (5 euros la livraison). Il me suffit de passer chez le boucher pour la viande et chez l'épicier pour les trucs secs qui manquent, et hop, finie la corvée du supermarché ! 

Chaque semaine, je réfléchis aux menus que je vais préparer pour la semaine. Par exemple, cette semaine, ça a été poulet massala aux légumes, tortillas au bœuf, blanquette de poulet aux carottes hier. Tout était délicieux ! Ce week-end ce sera risotto à la ricotta et au jambon de Parme. 


Découvrir True Love, une super boutique rétro 

Dans les résolutions de l'année, il y avait du temps pour moi. Hier je suis partie à Paris, mue par la quête d'une jupe rétro, vous savez, les jupes amples dans le style de celles que le jeune Dior avait lancées à la fin des années 40. J'avais trouvé plein de choses sur le net, et notamment une chouette boutique de vêtements rétro parisienne avec un chouette e-shop mais le souci était que je ne connaissais pas ma taille. Hier donc, je suis partie chez True Love voir ce que cela donnait en vrai. Boutique toute mignonne, que des choses superbes (vêtements rétro, escarpins vintage à tomber par terre, chapeaux, sacs, foulards...) et un accueil très gentil. Je suis repartie avec la jupe que je cherchais et plein d'envies d'achats pour la belle saison. J'aimerais en effet faire évoluer mon style très classique vers un peu de rétro. Avec cette jupe ample et des escarpins vintage aux pieds, on se sent tout de suite super glamour ! 




Samedi, j'ai eu le plaisir de recevoir ce joli bouquet pour mon anniversaire ! Merci, Martine !


Découvrir Undercover 

J'adore les séries, notamment les séries anglaises et/ou policières. Undercover est une série policière anglaise, que demande le peuple ? Prenante dès les premières images, bien que son mystère ne se révèle très progressivement qu'au cours des deux premiers épisodes. La série s'ouvre sur une visite dans le couloir de la mort d'une prison américaine. Une avocate, Maya,  rend visite à son client, Rudy, qui attend le tout dernier recours auprès de la Cour Suprême avant son exécution. Recours rejeté. Il est Noir, elle aussi. Il est américain, on comprend qu'elle est anglaise. Elle va vivre et retrouver sa famille, lui va mourir d'une injection létale. Le dialogue s'engage...

Derrière le cas de Rudy, la lancinante question du racisme sous-jacent derrière les affaires criminelles. En Angleterre aussi, un activiste pour les droits des Noirs est mort en cellule, il y a longtemps. Qui avait décidé de l'enfermer avec un Blanc raciste au look patibulaire et aux idées néo-nazies ? Maya est bien décidée à le découvrir, surtout que bien des années après, un nouveau témoin refait surface... Pendant ce temps, on découvre que Nick, son mari, n'est autre qu'un policier infiltré...

Bien écrite, bien jouée, cette nouvelle série de la BBC, diffusée le lundi par Canal +, donne envie de voir la suite. Dommage que la saison 1 ne compte que 6 épisodes ! 




Bon week-end et bonne semaine ! 

jeudi 12 janvier 2017

Petit renard ! (All about shiba inu)

Si vous me suivez sur Instagram, vous le connaissez déjà. Kitsune était le principal personnage de mon #2016bestnine. Vous savez, cette appli qui permet de faire un montage avec vos 9 photos les plus likées de l'année. Forcément, quand vous avez un shiba inu, c'est lui est en vedette ! La preuve en photos !





Kitsune (renard en japonais), plus couramment appelé Kitsu, est un petit shiba inu mâle qui a maintenant deux ans et demi. Il est arrivé chez nous à l'âge de cinq mois, à la rentrée 2014. Depuis longtemps j'avais envie d'un petit compagnon à 4 pattes. Je voulais un chat au départ, mais mon chéri est allergique. Même aux magnifiques chats sibériens réputés hypoallergéniques ! Alors j'ai réussi à le convaincre d'adopter un chien, et il a fini par céder à mes arguments. Mon chéri adore les voyages, se posait bien évidemment la question de la garde du chien lors de nos voyages. Nous vivions de plus en appartement à l'époque, il fallait choisir une race qui supporte cela aussi. Un labrador, c'est adorable, mais dans un appartement de 70 mètres carrés, on oublie. J'adore les bergers allemands, mes parents en ayant eu plusieurs durant mon enfance, mais même problème ! J'ai donc cherché une race plus petite. Un couple d'amis ne jure que par les chiens de race spitz, aux oreilles dressées et à la queue enroulée. J'ai creusé dans cette direction et j'ai découvert le shiba inu. Le billet d'aujourd'hui est plus particulièrement dédié à la présentation de la race, je ferai plus tard d'autres billets plus spécifiquement consacrés à Kitsune.



Kitsune à six mois, peu de temps après son arrivée chez nous, en octobre 2014

Le shiba inu, monument national japonais

Le shiba inu est la race de chiens japonais par excellence. Dans le Japon ancien, le shiba inu était offert par le seigneur à sa belle, en gage d'amour et de fidélité. Au début du XXe, la race faillit s'éteindre, et une campagne fut lancée pour sauver le shiba, proclamé monument national ! Il reste l'une des races japonaises les plus populaires, avec son grand cousin l'akita inu (attention, format 40 kilos pour ce dernier, alors qu'un shiba inu n'excède pas 14 kilos grand maximum).

Retour sur un succès viral : le même du shiba inu

Depuis quelques années, le shiba connaît un succès mondial, ce qui entraîne une multiplication des élevages pour satisfaire la demande grandissante dans le monde. Le shiba est devenu un même, c'est à dire une image virale détournée à l'infini. La mode du shiba date de la sortie du jeu vidéo Nintendogs de Nintendo. La marque japonaise, en concevant un jeu qui met en scène des chiens, ne pouvait décemment pas passer à côté de la race nationale. Le monde découvrit alors le shiba, et ce fut le coup de cœur.

Il faut dire qu'un shiba, c'est très, très, mais vraiment très mignon ! Kitsune est roux, mais il existe aussi des shiba noirs, sésame, et même blancs. A mon avis, le roux est la plus belle couleur. De taille moyenne (40 cm au garrot, 12 à 14 kilos) le shiba a une petite tête triangulaire aux oreilles dressées qui évoque irrésistiblement un renard, un adorable derrière blanc surmonté d'une queue fournie enroulée en faucille. Nous surnommons (entre autres) Kitsu "Queue enroulée" ! 

Race primitive : attention, caractère particulier ! 

Si toutefois vous aussi êtes séduits par la beauté du shiba, il convient, avant d'en adopter un, de bien prendre en compte son caractère. En effet, le shiba est une race primitive, c'est à dire tardivement domestiquée par l'homme. Son caractère s'en ressent. Il ne se conduit pas comme les autres chiens et ça peut être très embêtants pour les maîtres qui l'ont adopté au coup de coeur et qui ignoraient cette particularité de la race. Nombre de jeunes shiba mâles de l'âge du nôtre sont souvent proposés à la vente, car ingérables.... On le déconseille notamment aux maîtres dont c'est le premier chien. Ce qui est notre cas, nous savions à quoi nous attendre mais finalement tout s'est bien passé. 

Mais, me direz-vous, en quoi consiste ce caractère primitif ? Comment vous dire.... Un shiba, c'est un chien japonais et fier de l'être. Il peut vous regarder avec une expression qui signifie clairement : "tu n'es qu'un humain, je suis un shiba, pas un vulgaire chien domestiqué, je fais ce que je veux, je t'obéis si je veux, et là, comme tu peux le constater, je n'ai pas envie d'obéir et donc, pauvre humain, tu peux te brosser pour que je revienne au pied/me couche/cesse d'aboyer...." En effet, le shiba est terriblement expressif ! Et donc, comme vous l'aurez compris, très compliqué à dresser ! On ne dresse pas un shiba, on acquiert sa confiance. Kitsune obéit pour deux raisons : il a envie de nous faire plaisir/il y une récompense à la clef. Il faut donc avoir un main de fer dans un gant de velours !

Le shiba peut aussi être terriblement craintif et/ou agressif. Cette espèce nécessite un long apprentissage de la socialisation pour qu'elle s'accommode sans problème du quotidien. Nombre de shiba d'animalerie sont peureux, ils surréagissent au moindre bruit, etc. Nous n'avons toujours pas réussi faire comprendre à Kitsune qu'en achetant la maison, nous n'avions pas acheté avec la départementale qui passe devant. Au moindre passant, il se met à hurler. On l'a même surpris en train d'aboyer après les bus depuis le salon ! Sans compter que toujours dans son trip "samouraï" le shiba peut se montrer agressif avec d'autres races. Peu importe la taille, le shiba se lance, vindicatif, dans le combat. Un kamikaze, on vous dit ! Heureusement, le nôtre est sociable et n'agresse ni d'autres chiens, ni les humains. Ce qui est un plus produit sérieux quand il s'agit de le faire garder. Reste qu'il lui faut beaucoup de temps pour admettre d'autres humains que nous dans la maison sans en avoir peur. 

Autre problème majeur, le rappel. L'espèce a la réputation d'être fugueuse. En effet, le shiba est un chien très intelligent et très curieux. Je n'ai jamais lâché Kitsune sans laisse dehors ou dans un espace ouvert. Trop peur qu'il se fasse la malle et qu'il ait un accident/soit volé. Et je ne peux pas ouvrir un colis à la maison sans qu'il n'accoure, voire même qu'il n'essaie de me pousser (!) pour voir avant moi ce qu'il y a dans le colis ! 



Kitsune adulte, été 2016

Le shiba, une espèce inoubliable

Mais un shiba, c'est aussi une race fantastique. Très intelligent, le shiba est curieux et affectueux. Il comprend tout et il apprend vite. C'est une éponge à sentiments, il sent parfaitement ce que vous ressentez. Chien-chat, il est indépendant, il ne vous colle pas, mais il est là quand vous en avez besoin. Kitsune sèche mes larmes à coup de langue quand je pleure, me sent les fesses chaque soir pour savoir comment je vais (je m'en passerais, ça, je vous avoue, mais pour un chien, c'est une manière de se renseigner sur l'état de santé d'un autre être) il intervient quand je me dispute avec mon chéri. Lorsque j'ai été malade, il a été là pour me soutenir. Je me souviendrai toujours du matin qui a suivi une soirée particulièrement affreuse. Je descendais dans le salon, Kitsune est venu vers moi directement, et dans son regard j'ai lu "Ça va mieux, maîtresse ? Non parce qu'hier, ça n'allait pas du tout. Je m'inquiète pour toi, tu sais".  Notre shiba a ses défauts, il était destructeur lorsqu'il était petit, il a uriné sur toutes les moquettes et grignoté tous nos tapis dans ses premiers mois, il aboie beaucoup, mais qu'est-ce qu'il nous fait rire quand il se livre à son "quart d'heure de folie" typique de l'espèce ou qu'il fait sa gymnastique matinale à base d'étirements variés. Et c'est tellement agréable de sentir cette petite tête rousse qui se pose sur ma cuisse quand je travaille ou de sentir qu'on me tire par la manche avec un air "bon, maîtresse, tu joues ?"

Et vous, avez-vous des animaux ? Aimez-vous les chiens ? 

lundi 9 janvier 2017

Une visite à Compiègne

Lundi dernier, c'était mon anniversaire et heureusement, il n'y avait pas cours. Je ne crains pas le travail mais je déteste devoir travailler le jour de mon anniversaire. Heureusement, cela ne m'est arrivé qu'une fois ou deux. 

Ce lundi était donc libre et nous en avons profité, bravant les retours de vacances et le brouillard épais à couper au couteau qui s'est abattu sur nous dans la nuit, pour aller visiter le château de Compiègne où se tient jusqu'au 15 janvier une très jolie exposition consacrée au portraitiste Winterhalter. C'était un peu la suite logique de l'exposition Second Empire que nous avions visitée avant Noël.

La façade du château


Compiègne, l'un des symboles de l'Empire

Le château de Compiègne est très ancien, mais il a fait l'objet d'une reconstruction totale par l'architecte Gabriel sous Louis XV. Le Bien-Aimé adorait Compiègne, que son successeur Louis XVI en revanche ne goûta guère ; il fallut attendre l'Empire pour que le château et son domaine, profondément remaniés à l'intérieur, ne deviennent une demeure impériale et royale incontournable.  Louis-Philippe y maria sa fille Louise au séduisant roi des Belges. Le château reste à ce titre, tout comme La Malmaison le fut pour Napoléon Ier, un symbole du Second Empire. Sous Napoléon III en effet, Compiègne devint le théâtre des "séries" : ces séjours que l'Empereur organisait en automne en y conviant quantité de célébrités et d'officiels, par séries d'une centaine de personnes. Lors des séries, l'ambiance était plus libre et le protocole se relâchait un peu. Les journées étaient rythmées par les chasses à courre ou à tire, les promenades en forêt, le théâtre ou encore les tableaux vivants. 

Le plan de Compiègne, dû à Gabriel



Le temps n'étant pas très bon, nous n'avons pas visité les jardins, seulement les Grands Appartements et l'exposition, dans laquelle, une fois encore, il n'était pas possible de photographier. En revanche, ce n'était pas le cas des Grands Appartements. 

J'ai particulièrement aimé la salle de bal, construite pour l'arrivée de Marie-Louise d'Autriche


Le salon de musique dans les tons de vert


Un service à déjeuner datant du Premier Empire. Une partie a disparu, du jeu de tasses ne reste qu'une seule et unique soucoupe !



La salle à manger impériale, avec sa table dressée comme elle l'était lors des "séries". Elégante et riche mais pas spécialement fastueuse : le couple impérial aspirait lors de ces pauses automnales à plus de simplicité.




Le salon des dames d'honneur, avec ses tabourets en X



La chambre de l'impératrice, particulièrement impressionnante avec ses anges dorés !



A côté, la chambre de l'empereur semble plus modeste !



Le fameux tableau de Winterhalter représentant l'impératrice et ses dames d'honneur nous attendait à la fin des Grands Appartements. Il était flanqué d'un autre portrait fameux de la comtesse Rimskaïa-Korsakova, épouse du célèbre compositeur russe, ainsi que d'un remarquable Inconnue à la mantille également dû au pinceau de Winterhalter. C'était un régal de pouvoir observer de près ces tableaux.




Exposition "Winterhalter, portraits de cour, entre faste et élégance" 

L'exposition était aussi très agréable, bien qu'assez courte. Elle met bien en valeur le talent de Winterhalter, son pinceau délicat et lumineux qui savait si bien faire ressortir la beauté de ses modèles. Y compris lorsque, comme pour la jeune reine Victoria par exemple, leur physique était un peu quelconque ! Winterhalter avait alors la délicatesse d'embellir discrètement la réalité par des poses flatteuses et un soupçon de correction dans l'allure et les traits. On suit l'évolution de la carrière de ce peintre allemand (1805/1873), lancé par la grande-duchesse de Bade et qui devint ensuite la coqueluche des personnalités de l'époque. Toutes les têtes couronnées, toutes les nobles dames et les personnalités en vue sous l'Empire se disputèrent la place dans son atelier. L'impératrice Eugénie, à qui l'on demanda un jour pourquoi elle ne jurait que par lui, répondit "oh, il me connaît si bien qu'avec lui je n'ai pas besoin de poser". A l'heure où la photographie commence à apparaître, le peintre eut la sagesse de s'adapter, épurant progressivement les décors sur ses tableaux pour mieux se consacrer aux traits du modèle.

Et vous, avez-vous fait de jolies sorties récemment ? Quels lieux de visite recommandez-vous ? 

En espérant que cette petite balade au XIXe siècle  vous a plu, je vous souhaite une excellente journée ! 

samedi 7 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #4


C'est samedi, c'est un jour off ! Je tiens malgré tout ma résolution de prendre du temps pour moi. L'agenda y a bien aidé puisque des amis nous ont gentiment invités à déjeuner et que ce soir nous voyons notre cousine à Paris. Avoir du temps libre me fait tellement plaisir, il y a eu tellement d'années où je n'en avais pas...

En cette semaine de reprise, j'ai aimé :

Fêter mon anniversaire

Nous avons passé une très jolie journée à Compiègne, terminée par un excellent dîner à Chantilly. C'était très agréable de sortir tous les deux. J'ai été bien gâtée par mon chéri qui m'a offert une bague pour accompagner mon alliance : deux anneaux d'or parallèles sertis chacun d'une petite pierre semi-précieuse au symbolisme particulièrement chouette.




Bien travailler

J'ai tenu toutes mes résolutions "boulot" de la semaine. Je n'avais pas de cours mais beaucoup de préparations. En effet, le semestre prochain je fais essentiellement des cours magistraux et des TD sur des matières que je ne connais pas ou très mal. Je dois donc m'auto-former. Des heures à constituer une bibliographie, à la lire, la ficher, à chercher des ressources avant de pouvoir faire les cours, réfléchir à la pédagogie... L'avantage est que mon domaine de travail m'intéresse beaucoup, c'est passionnant. Mais je pense que je serai bien contente quand tout cela sera fini (pas avant plusieurs mois).

Cuisiner

Cette semaine, je n'ai pas mangé UN SEUL plat préparé, que du fait maison ! Bon ok, au début c'était des plats gentiment donnés par notre mère, dont une quiche qu'elle avait faite spécialement pour nous... Mais ensuite Cookéo est rentré en action : émincé de porc aux poivrons, velouté de potimarron, compote pomme/banane, curry de poulet... tout cela maison et ma foi, bien bon ! La viande était très bien cuite. Je me suis aussi acheté un petit livre de recettes au multicuiseur qui semble très bien fait pour compléter les 100 recettes que Cookéo a déjà toutes programmées dans sa mémoire.





Je vous laisse sur ce poème de Tristan l'Hermite que ma mère m'a envoyé il y a peu.

" Le temps qui, sans repos, va d'un pas si léger
Emporte avec lui toutes les belles choses,
C'est pour nous avertir de le bien ménager,
Et faire des bouquets dans la saison des roses "





Je vous souhaite un joli samedi ! A bientôt !

mercredi 4 janvier 2017

Le secret de Lady Audley, de Mary Elizabeth Braddon


Le temps des vacances est propice à la lecture des polars. Depuis des années, de toute façon, je suis amatrice d'intrigues policières, historiques ou non, sous forme de roman ou bien de films. Je-ne-sais-plus-qui expliquait d'ailleurs que le succès du genre était dû au fait que plus que tout autre, le polar raconte une histoire : un atout indéniable dans une époque où le lecteur cherche souvent à s'évader par la lecture et où les "vrais" romanciers privilégient la langue au déroulement de leur récit.

Bref, je m'égare. Toujours dans mon trip anglais, j'avais recherché des polars britanniques anciens (dans le genre vintage léger mais bien écrit, j'aime beaucoup les romans de Patricia Wentworth) et j'étais tombée sur ce roman de Mary Elizabeth Braddon, publié en 1862. Polar victorien donc, garanti d'époque, ce qui n'était pas pour me déplaire. Banco. Femme atypique pour son époque, Mary Braddon embrassa une carrière d'actrice avant de vivre avec un homme marié, père de famille, dont l'épouse était internée dans un asile. Auteur prolifique, elle publia près de 80 romans à succès, dont Le Secret de Lady Audley, considéré comme son chef d'oeuvre. 

Une disparition mystérieuse 

Le Secret... commence par deux histoires croisées, celle de George Talboys, pauvre officier qui revient d'Australie en Angleterre après plusieurs années de dur labeur pour faire fortune et permettre à son épouse bien-aimée et à son fils de connaître l'aisance à laquelle ils aspirent. De l'autre côté, on découvre le beau mariage fait par Miss Graham, jeune et belle gouvernante sans nom ni fortune qui a réussi à conquérir le cœur d'un aristocrate de province, le vieux mais riche Sir Michael Audley. La fortune semble avoir souri aux deux personnages, mais hélas, lorsque George Talboys revient à Londres, c'est pour apprendre la mort de sa femme dans la misère peu de temps auparavant. Il en a le cœur brisé. Son ami Robert Audley essaie de lui changer les idées et l'entraîne en villégiature dans le village de son riche parent, Sir Michael. Mais la nouvelle lady Audley, à sa grande surprise, trouve tous les prétextes pour éviter de les rencontrer... Et on dirait bien que le mari de sa domestique la fait chanter.... Quel sombre secret cache donc cette magnifique jeune femme, dont la beauté blonde et virginale n'a pas d'égale dans la région ? Lorsque Robert commence à se poser des questions, son ami George disparaît subitement, sans laisser la moindre trace...




Roman noir, roman social à l'ère victorienne 

L'intérêt de l'oeuvre réside moins dans le suspense sur le secret lui-même (assez vite deviné à défaut d'être immédiatement dévoilé) que dans la traque de la vérité, menée avec acharnement par Robert Audley. La figure ambivalente de Lady Audley est dépeinte d'une façon qui évoque les héroïnes romantiques. Roman policier mais aussi roman noir, ce livre est aussi une critique sociale de l'Angleterre des années 1860 : critique de ces villes où l'on peut sombrer dans l'anonymat le plus complet et devenir un être sans passé, critique de ces familles bourgeoises où tout est mis en oeuvre pour éviter une atteinte à l'honneur, y compris la dissimulation d'un crime, critique de l'absence d'ascension sociale possible pour une jeune femme, hormis par le mariage avec un homme riche. Certaines ont vu en Lady Audley une féministe avant l'heure ! Bref, une lecture agréable, que je vous recommande aux amateurs du genre.

Et vous, qu'avez-vous lu pendant les vacances ?

lundi 2 janvier 2017

Résolutions 2017

Joyeuse année 2017 ! 

Je vous souhaite tout le bonheur du monde en cette nouvelle année !





Si la fin d'une année est propice aux bilans (j'avais fait en décembre celui de l'année écoulée) le début d'une nouvelle année est inévitablement l'heure des nouvelles résolutions ! On dit qu'elles sont rarement tenues, aussi ai-je essayé de ne prendre fermement que des résolutions que je pourrai tenir.

En 2017, je décide donc de :

Changer ma manière de me nourrir

Je suis une fieffée gourmande, et ces deux dernières années, entre l'excès de travail et les soucis, j'ai repris beaucoup de poids. Plats industriels, tartinades diverses, grignotages... J'y accorde beaucoup moins d'importance qu'avant (jeune femme, j'étais traumatisée par mon poids et j'enchaînais des régimes débiles) mais cette année, j'ai décidé de mettre fin à la malbouffe et de manger des plats que je cuisine moi-même. Pour Noël et mon anniversaire, nos parents et mon mari m'ont offert un Cookéo, qui va dès cette semaine entrer en service actif pour notre petite maisonnée. Il est capable de préparer des plats pour six personnes, ce qui fait trois repas pour deux. Je ferai des grandes quantités et je congèlerai ce qui reste. Je voudrais aussi privilégier des aliments bio et aller plus souvent au marché. Promis, je vous ferai un billet spécial Cookéo au bout de quelques semaines d'utilisation. 


Prendre du temps pour moi et pour nous

Ces dernières années ont été beaucoup trop chargées ! En 2017, je lève le pied. Je veux faire de la sophrologie régulièrement, peut-être essayer de nouvelles activités (danse, yoga....) et surtout partager des sorties avec mon mari. Nous avons la chance de vivre en Ile-de-France dans une région magnifique avec plein de sorties diverses à faire et de beaux endroits à visiter. Ce mois-ci j'aimerais retourner au théâtre et aller visiter l'exposition d'art moderne qui se tient à la fondation Louis-Vuitton,  elle a l'air tout simplement magnifique ! 


Prendre la vie de façon positive

Ce n'est pas évident, certaines personnes, dont je fais partie, ont un tempérament plus sombre que d'autres. J'admire les personnes qui savent toujours positiver et voir la vie du bon côté ! La sophrologie m'a bien aidée dans ce domaine. J'essaie parfois de me représenter une situation banale comme si elle n'existait pas pour en voir le bon côté. Quoi de plus banal en effet que de rentrer à la maison après le travail pour dîner avec son mari mais il y a tellement de gens pour qui avoir un foyer, un conjoint à aimer et un emploi sont des choses qu'ils désireraient tellement avoir mais qu'ils n'ont pas ? Cela semble normal de fêter Noël en famille, mais il y a tant de gens qui sont seuls pendant ces fêtes ou qui pensent à un être cher qui n'est plus là. Nous avons la chance d'être encore tous ensemble, il faut en profiter !




L'un des chemins de Haute-Loire que nous avons parcouru pendant ces vacances. J'aime ce ciel bleu d'hiver, tellement clair mais intense à la fois ! 

Je vous laisse, je dois aller me préparer. En effet, aujourd'hui est un jour un peu spécial, c'est mon anniversaire ! J'atteins aujourd'hui une demi-dizaine ! Cela me fait d'ailleurs un peu bizarre tout ce temps qui passe si vite. En application de la résolution n°2 de ce billet, nous allons faire une promenade en amoureux et visiter le château de Compiègne cet après-midi !!

Bonne journée !


Et vous, prenez-vous des résolutions à la nouvelle année ?