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samedi 27 mai 2017

L'hibiscus pourpre, de Chimamanda Ngozi Adichie

Au dessus du bureau de Kambili, dans la luxueuse maison où la jeune fille habite avec ses parents et son frère Jaja à Enugu, au Nigéria, il y a un emploi du temps. Toute son existence est soigneusement minutée : lever à telle heure, vingt minutes de prière à telle heure, ensuite la messe, deux heures de travail de telle à telle heure, encore vingt minutes de prière. Dans la maison de Kambili, l'ordre règne en maître, et le respect de Dieu est la base de toute chose. Le père de Kambili, Eugene, est en effet aussi dur avec sa famille qu'il est critique envers le nouveau pouvoir autoproclamé qui a pris le pouvoir au Nigéria. La générosité d'Eugene fait vivre plus d'une centaine de personnes dans la famille élargie, mais il refuse d'adresser la parole à son propre père pour des raisons religieuses. Eugene est un homme capable de soutenir courageusement le seul organe de presse libre du pays, en dépit des menaces qu'il reçoit, mais également de battre sa propre épouse jusqu'à lui faire perdre l'enfant qu'elle porte et qu'ils désirent tous les deux ou de torturer sa fille car elle n'a été classée que seconde à l'école ce trimestre. Eugene est un fondamentaliste catholique


Source de l'image : iStock

De cette vie étouffante, Kambili et Jaja ont appris à s’accommoder, car ils n'ont rien connu d'autre... Mais lorsque la situation politique se dégrade au point qu'Eugene décide d'envoyer les deux jeunes gens vivre chez sa sœur, un monde nouveau s'ouvre à eux. Celle-ci est aussi pauvre, ouverte et vivante qu'Eugene est riche, obtus et intransigeant. Dans le jardin riquiqui de leur tante, où poussent en pagaille de magnifiques hibiscus pourpres, Kambili et son frère vont goûter à leurs premières heures de bonheur et de liberté....

L'hibiscus pourpre est un roman initiatique, mais c'est aussi un premier roman, dédié à son père, un universitaire professeur de statistiques, qu'on espère bien différent d'Eugene. On tendrait presque à l'oublier tant la maîtrise de Chimamanda Ngozi Adichie est impressionnante. On est happé par cette histoire, dès les premières lignes, dès les premières visions de cet univers clos que Kambili décrit de l'intérieur avec une justesse bouleversante. Dans ce roman construit comme une tragédie, annoncée en filigrane au début du livre, on se prend à guetter l'issue finale, qu'on imagine terrible. Je ne vous en dirai pas plus, sinon que je n'ai plus qu'une envie, dévorer les autres livres de cette jeune (39 ans) auteure. Prochain sur ma liste : Americanah. 

Et vous, connaissiez-vous cette romancière ? Vous aimez ? 
En attendant de vous lire, je vous souhaite un excellent week-end ! 

samedi 20 mai 2017

J'ai testé... le shiatsu !

Bonjour ! J'espère que vous allez bien. Je vous propose cette semaine un billet sur le bien-être. En effet, il y a une dizaine de jours, je suis allée tester une nouvelle discipline, le shiatsu, par simple curiosité. En effet, les disciplines para-médicales m'intéressent de plus en plus. Je dois beaucoup à la sophrologie, que je continue à pratiquer dans le cadre de l'apprentissage de la conduite, c'est vraiment stupéfiant. Sans sophrologie, mes mains sont moites, je panique. Après une courte séance, je suis plus calme, plus sûre de moi, tout se passe beaucoup mieux. J'avais aussi découvert le reiki grâce à notre gentille maman qui le pratique avec beaucoup de talent (d'ailleurs, à quand le niveau II, au fait ?) Bref, j'avais envie de voir ce que donnait le shiatsu, et j'ai pris rdv avec une praticienne à Paris. Je vous raconte ? 

J'arrive dans un joli cabinet niché dans une jolie arrière-cour toute calme et fleurie. La praticienne qui m'accueille est très gentille et me met à l'aise. La séance commence par quelques questions pour savoir s'il n'y a pas de contre-indications, ce que je recherche, si je n'ai pas de problèmes de santé. Puis je m'allonge habillée (mais sans mes bijoux, les métaux n'étant pas très amis avec la circulation des énergies) sur une sorte de futon assez confortable, et la séance commence.


Photo prise à Richelieu, en rentrant de l'île de Ré... Il ne reste hélas rien du superbe château bâti pour le cardinal, mais le parc est toujours là et c'est une merveille de calme et de sérénité... 

Le shiatsu consiste à exercer une série de pressions sur des points d'énergie un peu partout sur le corps de façon à libérer et à faire circuler les énergies. Cela ne fait pas mal, à moins de souffrir de tensions dans un endroit particulier, comme pour un massage d'ailleurs. On ressent assez vite une chaleur bienveillante, comme durant une séance de reiki, et un grand bien-être. La séance dure environ une heure, et à la fin, j'ai failli m'endormir, je me sentais physiquement assez "vidée" et j'ai dû aller m’asseoir un certain temps au soleil avant de reprendre ma route. Par contre le mental était au top, d'ailleurs je ne suis pas rentrée à la maison comme je l'avais prévu mais je suis allée faire une grande balade dans Paris et le tour des magasins, avant d'entraîner mon chéri dans un bon resto, tellement je me sentais pleine d'enthousiasme, j'avais envie de sortir et de bouger !

D'origine japonaise, où il est d'ailleurs considéré comme une médecine à part entière, le shiatsu est de plus en plus pratiqué en Europe. Comme plusieurs autres disciplines similaires, le corps médical et les autorités commencent à reconnaître ses bienfaits tant sur le physique que sur le mental. Sur le plan purement physique, le shiatsu est excellent pour la circulation du sang et la souplesse des muscles, il soulage les problèmes articulaires (rhumatismes, maux de dos...) mais aussi cardiaques et respiratoires. Sur le plan mental, il réduit sensiblement le stress et contribue à un meilleur équilibre psychique. Il aura donc un effet très positif pour les personnes souffrant de dépression, de troubles psychologiques, d'addictions diverses...

J'ai beaucoup aimé cette expérience et je referai certainement du shiatsu de temps à autre tant ce moment m'a apporté tant sur le plan physique (détente) que mental.

Et vous, connaissiez-vous le shiatsu ? Que recommandez-vous pour se sentir mieux ?
En vous souhaitant un bon week-end, je vous dis à très bientôt ! 

samedi 13 mai 2017

Balade en France #3 : à la découverte du château d'Oiron

Nous avons découvert Oiron sur la route du retour de l'île de Ré. Initialement, j'avais réclamé un stop dans l'un des châteaux de la Loire (Azay ou Ussé). Cette visite d'Oiron doit beaucoup à l'esprit rationnel de mon chéri : OK pour couper les six heures de route jusqu'à la maison par la visite d'un château, mais en revanche, pas question de s'écarter de la trajectoire prévue. C'est ainsi que nous arrivâmes à Oiron, au nord des Deux-Sèvres, dans une campagne magnifique et sous un soleil éclatant. Et nous n'avons pas regretté ce choix : ce château excentré et somme toute peu connu est unique en son genre.

Tout d'abord par sa taille et la beauté de son parc, avec des arbres magnifiques. La beauté du château frappe d'autant plus lorsqu'on sait que lorsque l'Etat racheta le château, que la famille Gouffier avait  commencé à bâtir au XVe siècle, il se trouvait dans un état proche de la ruine. Des travaux de restauration fantastiques ont été menés pendant près de cinquante ans, et heureusement ! Jugez donc....






Ensuite, Oiron est unique par le projet artistique qu'il renferme. C'est en 1990 que le ministère de la culture décide de faire d'Oiron un lieu dédié à l'art contemporain à travers le projet "Curios & Mirabilia" inspiré par le souvenir du cabinet de curiosités créé par les Gouffier à la Renaissance.  Artus Gouffier de Boisy, diplomate et proche conseiller de François Ier, avait en effet entrepris une collection de peintures et d'objets  lors de ses voyages en Italie que ses héritiers poursuivront. 




Le travail de restauration a permis aussi de conserver des fresques et des éléments décoratifs exceptionnels.

A Oiron, l'architecture du Grand Siècle (la majorité du bâti date du XVIIe) se marie étonnement bien avec l'art contemporain, au fil des pièces, des couloirs, des galeries mais aussi du parc qui entour le château. Nous ne sommes pas de grands amateurs d'art contemporains, et certaines installations nous ont laissés parfois un peu perplexes. Mais d'autres nous ont bien plu, comme celles-ci...


Gloria Friedmann, La vanité des bâtisseurs, 1993

Pierres et os : une réflexion somme toute très XVIIe sur la vanité de la vie et des créations humaines. 


Markus Raetz, Silhouette, 1992, dans la salle des anamorphoses 


Felice Varini, Carré au sol aux quatre ellipses, bleu, 1993  

Au détour d'une galerie, nous avons le plaisir de retrouver une oeuvre de Felice Varini, que nous aimons beaucoup tous les deux. En se plaçant face à un endroit précis du miroir posé au sol, on découvre un cercle parfait, tandis qu'aux murs et au plafond...


Superbe, non ?


L'art contemporain se fond sans problème dans le décor XVIIe. 


En espérant que cette balade vous a plu, je vous souhaite un excellent week-end plein de soleil ! Au programme pour moi, du travail sur un cours magistral mais aussi la plantation de mes rosiers qui sont arrivés avant-hier ! 

Et vous, vous aimez l'art contemporain ou ça vous laisse perplexe ? Recommandez-vous des artistes, des lieux ? 

mercredi 10 mai 2017

Quoi de neuf, petit homme ? de Hans Fallada

Berlin, au début des années 1930. Johannes Pinneberg, dit Le Môme, est un simple employé qui gagne sa vie comme comptable. Lorsqu'il rencontre lors d'une partie de campagne la jeune et belle Emma Mörschel, dite "Bichette", il tombe instantanément amoureux d'elle. Lorsque Emma lui annonce qu'elle attend un enfant, Pinneberg ne tergiverse pas : il l'épouse. 

Des deux côtés, ils encourent la réprobation de leur famille. Pinneberg ne peut compter sur aucune aide de la part sa mère, l'avare et dépravée Frau Mia, terrifiant portrait d'une mère dénaturée qui ne craint pas d'exploiter la misère de ses propres enfants. Quant aux Mörschel, ouvriers et fiers de l'être, qui n'ont qu'un solide mépris de classe envers les employés "jaunes" comme Pinneberg. 

Le jeune couple imagine confusément un avenir heureux, une amélioration de leur conditions de vie grâce à leur travail acharné et à leur honnêteté. Mais dans l'Allemagne de Weimar, affaiblie par la crise, et dans laquelle le nazisme gronde, rien n'est facile et la misère les guette. Licencié sans motif par son employeur, un marchand d'engrais, Pinneberg est recruté comme vendeur dans un grand magasin berlinois où, à la faveur d'une réorganisation digne des meilleurs "dégraissages" de notre époque, les employés doivent remplir des quotas de vente de plus en plus inatteignables, jusqu'au licenciement final. 


File de chômeurs allemands dans les années 30

On pourrait imaginer Quoi de neuf... comme un triste et poignant roman social. Il n'en est rien, même si le livre offre aussi une peinture réaliste de l'Allemagne pré-hitlérienne et permet de comprendre le contexte économique et social qui amena Hitler au pouvoir l'année suivante. Plus qu'une oeuvre politique, c'est avant tout une magnifique histoire d'amour. Au milieu des épreuves, dans une société en crise, face à une administration obtuse, l'amour entre Pinneberg le pessimiste et sa Bichette, femme honnête et droite qui le pousse en avant, reste intact. Autour des figures émouvantes de Pinneberg et de Bichette, gravitent quelques personnages interlopes (Jachmann, Heilbutt...) dont la générosité imprévue redonne espoir dans un contexte de plus en plus difficile.

D'Hans Fallada, qui fut l'un des romanciers allemands majeurs de la première moitié du XXe siècle, j'avais déjà lu et aimé Seul dans Berlin, inspiré par l'histoire vraie du couple de résistants Otto et Elise Hampel, dont Primo Levi disait qu'il s'agissait de l'un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie. Dans ce roman qui le rendit célèbre, Fallada peint avec une grande sensibilité des personnages attachants. Cette oeuvre au style limpide nous offre, malgré - ou justement à cause - de son arrière-plan si sombre, une belle et forte leçon de vie. J'ai dévoré ce livre avec un grand plaisir, et vivement regretté que seule une si petite partie de l'oeuvre de ce grand écrivain ait été traduite en français. 

Et vous, connaissiez-vous ce livre ? Aimez-vous la littérature allemande ? 

samedi 6 mai 2017

Mes envies déco de mai

Bonjour ! Comment allez-vous en ce début de long week-end ? 

En ce moment, pour ma part, j'ai plein d'envies déco, que mon chéri s'efforce de refréner autant qu'il peut. Certes, il a raison, le budget n'est pas en caoutchouc, mais j'apprécie tout de même d'aménager et d'embellir encore notre maison. C'est important à mes yeux de créer un univers confortable et apaisant dans lequel on se sente bien.

Je vous montre ce qui me fait envie ? Plaisir des yeux ! 



Ce tapis d'inspiration orientale chez Alinéa, pour notre salon. Avec un tapis coloré, une pièce est tout de suite plus chaleureuse, surtout quand elle est carrelée.



Cette bougie à la pivoine chez Yankee Candle. L'équipe marketing a modifié le packaging, en changeant le bouchon de verre lourd et encombrant que je n'aimais pas. Je trouve le nouveau capuchon très joli et pratique. Well done, guys !

 



Un howéa, pour mettre à l'angle du canapé. J'adore cette espèce de palmier miniature, ça sent le soleil, vous ne trouvez pas ? 


Une longue console pour la salle à manger, chez Pier Import. Nous avons plein de bibelots et de livres qui aimeraient pouvoir être mis en valeur quelque part. 


Une banquette repose-pieds de chez La Redoute pour accompagner le fauteuil de notre bureau, dans lequel j'aime me mettre en rentrant d'une longue journée de travail. J'aime ce jaune et ce petit look un peu rétro !


J'ai déjà craqué pour l'une de ces envies, saurez-vous deviner laquelle ?
Et vous, des envies déco en ce moment ?
Bon long week-end ! 

mercredi 3 mai 2017

La galère du permis

Je n'ai pas le permis. 
Longtemps, cette affirmation a été une posture. A l'âge où les jeunes gens passent cet examen à valeur de rituel, j'étais en classe préparatoire : travail 7 jours sur 7, nuits excédant rarement plus de 4 ou 5 heures. De toute façon, je voulais aller à Paris, et à Paris, c'est bien connu, pas besoin de permis.

Le temps passa, une quinzaine d'années en fait, durant lesquelles, vivant en région parisienne, le permis n'eut pas grande utilité. Il y eut bien une entreprise, une fois, qui essaya de rompre ma période d'essai car je ne conduisais pas : je n'y restai pas de toute façon. Lors des soirées en ville, je passais régulièrement pour une personne bizarre, le fameux papier rose étant souvent paré de toutes les vertus. J'ai même été traitée d'arriérée. Je croisai aussi, de temps à autre, quelques non-conducteurs absolus et fiers de l'être. Je n'avais pas envie de m'y mettre, sentant obscurément que ça n'allait pas être si simple.

Lorsque j'ai eu mon poste actuel, je révisai un peu ma position et décidai d'essayer d'apprendre à conduire. Le fait que le trajet domicile-travail soit deux fois plus rapide en voiture y fut pour quelque chose. Mauvaise motivation, selon le moniteur de la leçon d'essai ! Notez que je ne voulais pas au départ forcément avoir le permis, mais savoir me débrouiller assez au volant d'une voiturette sans permis qui va d'un point A à un point B. Naïvement, je pensais que j'allais tout de même y arriver assez facilement. Après tout, mes élèves y arrivent bien, eux. Mais mon pressentiment se vérifia : je n'étais effectivement pas douée du tout pour conduire. Et pour la sécurité de tout le monde, mieux valait renoncer à mon projet de voiturette et apprendre sérieusement à conduire. 


Si l'apprentissage du code fut un magnifique moment de stress - j'ai même fait un malaise après l'examen théorique, c'est vous dire, moi qui me suis enchaîné des oraux de concours à la file avec une certaine aisance - ce n'était rien par rapport à la formation pratique. Les sous-doués passent le permis, c'est moi. Maintenant, je crois que j'ai compris pourquoi. En fait, la conduite est un concentré de tous mes problèmes. Ma vue de loin est mauvaise. J'ai des problèmes de concentration sur les choses pratiques - passer 5h sur une dissertation de concours sans lever le nez ne pose aucun souci, merci. Non-sportive absolue, j'ai des difficultés à coordonner mes mouvements. Mon sens de l'orientation est plus que largement inférieur à la moyenne : il m'arrive de me tromper avec un GPS piéton. Et enfin, pour couronner le tout, la moindre difficulté ou erreur me plonge dans un stress panique.

Lorsqu'on démarre l'apprentissage de la conduite à 18 ans, les choses sont différentes. On est élève, donc habitué à suivre les consignes. Lorsqu'on démarre à un âge bien plus avancé, en ayant en plus l'habitude d'être dans le rôle de l'enseignant, les choses ne sont pas si simples. Ni pour l'élève, ni pour le moniteur.  Je parlais beaucoup, je n'écoutais rien. C'est très compliqué d'être à l'aise dans des domaines difficiles pour les autres et en échec avéré dans un domaine simple que tout le monde maîtrise - normalement. 

Cependant, je me suis accrochée, et je progresse. Trèèèès doucement, hein. J'ai intégré le fait que les choses simplissimes pour autrui vont prendre plusieurs heures avec moi. Que, comme pour les concours, le mental est très important. J'ai doucement mis en place des stratégies pour trouver des solutions à tous les problèmes. Avec des hauts et des bas, bien sûr.

Un jour - mais quand ? - je l'aurai, mon permis. 

samedi 29 avril 2017

Les miscellanées du samedi #9

Bonjour ! Comment allez-vous ? J'espère que vous allez bien et que vous avez plein de jolis projets pour ce week-end prolongé. Pour ma part, il se placera sous le signe du travail (ha ça change, n'est-ce pas) mais demain j'ai ma journée off car nos cousins et leurs parents viennent déjeuner à la maison. Ca va être cool !

Ce matin, j'ai eu envie de revenir au billet "miscellanées" que j'avais beaucoup pratiqué en début d'année. L'occasion de faire le point sur ce que les derniers jours ont apporté de positif. Allez, on y va, ces dernières semaines, j'ai aimé :

- continuer l'aquabike. J'ai déjà fait un billet dessus suite à la première séance, mais j'en ai refait deux autres depuis. Franchement, j'ai beaucoup aimé me dépenser dans l'eau. J'ai même trouvé un club abordable près de chez moi avec hammam et jacuzzi, mais leurs machines m'ont tellement blessé les pieds que j'attends que ça cicatrice vraiment avant de reprendre, une fois par semaine. J'en ai profité pour investir dans un nouveau maillot et surtout des chaussons de piscine en plastique pour éviter de nouvelles coupures. Mais j'ai hâte d'y retourner ! 



- le retour d'une de mes séries préférées du moment, Dix pour cent. Nous avions bien aimé la saison 1, mais la saison 2, avec la magnifique performance de Camille Cottin dans le rôle d'Andréa, est irrésistible. Dix pour cent met en scène le quotidien et les intrigues d'une équipe d'agents de stars, avec de nombreuses vraies stars qui s'invitent dans chaque épisode. Au programme, des intrigues amoureuses, des tentatives plus ou moins réussies pour sauvegarder l'indépendance de l'agence qui prend l'eau, des rivalités professionnelles... C'est drôle, c'est mordant, c'est bien écrit, les personnages sont tous attachants, bref, c'est un plaisir de retrouver cette série. Seule question, mais pourquoi, pourquoi, seulement six épisodes par saison ? C'est quoi cette lamentable tendance à raccourcir les séries ? 



- aller au théâtre voir Nathan le sage, au théâtre de l'Epée de bois (Cartoucherie de Vincennes) un superbe moment. J'avais étudié cette pièce allemande (1779) en licence de lettres modernes, mais le metteur en scène Dominique Lurcel a fait le pari de revisiter la langue de Lessing en la modernisant, un pari plutôt réussi. L'histoire ? 1187, Jérusalem. Un Templier chrétien prisonnier, un sultan musulman (Saladin) et un riche Juif connu pour sa sagesse et sa générosité, Nathan. La fille de Nathan s'éprend du templier, que Saladin, frappé par la ressemblance de celui-ci avec son frère disparu, vient de gracier. Une Juive peut-elle aimer un chrétien dans un état musulman ? La magnifique parabole sur la tolérance religieuse écrite il y a plus de deux cents ans n'a pas pris une ride. Les acteurs sont excellents, notamment les seconds rôles, le derviche et le moine notamment, dont le personnages ont acquis une dimension comique irrésistible. 


Théâtre de l'Epée de Bois, jusqu'au 14 mai 2017 

- reprendre la conduite. J'avais dû abandonner temporairement l'apprentissage de la conduite à l'automne,vaincue par la surcharge de travail. Disposant enfin de plus de temps (si, si) je m'y suis remise. Je suis un boulet absolu (problème de stress, de concentration, mauvaise coordination des mouvements, tendance à paniquer face à un obstacle) mais j'ai résolu de persévérer. Un jour, je l'aurai, ce fichu permis ! 

Et vous, quoi de beau ces derniers temps ? Je vous souhaite un très bon week-end ! 

mercredi 26 avril 2017

Balade en France #2 : une après-midi sur l'île d'Aix

Je ne connaissais de cette île que ce qu'en dit l'Histoire : la dernière terre française sur laquelle Napoléon ait mis le pied avant son exil définitif pour Saint-Hélène.  Nous voulions la visiter lors de nos vacances en Charente : rien de plus facile grâce aux nombreuses liaisons maritimes qui existent entre cette petite île et Ré, La Rochelle, Fouras.... Vous être prêts ? Allez, embarquons !


Nous sommes partis de La Rochelle sous un soleil radieux, après un déjeuner local (crêpe salée, crêpe sucrée) dans un sympathique café sur le port. J'avais emmené de quoi m'emmitoufler, car, même s'il faisait très bon, en mer le vent se lève vite et on prend froid. Sitôt sorti du port de La Rochelle, le navire a filé ses quinze nœuds, et je n'ai pas plaint mon trench et mon foulard (que j'ai fini par acheter et que j'adore) et plaint ma voisine, en short et en tongs !

Après une heure en mer, notre bateau s'approche d'un lieu que tout le monde connaît, bien au delà de la Charente... j'ai nommé Fort Boyard ! Sa masse sombre est impressionnante. Notre gentil guide nous explique que ce fort a été bâti sur un haut-fond, pendant des années (la tâche n'étant pas simple, comme on l'imagine) afin de protéger le pertuis d'Antioche, les canons de l'époque ne portant pas assez loin depuis la terre. Mais hélas, le temps de construire le fort (soit une cinquantaine d'années), la technologie fit de grands progrès dans le domaine de l'artillerie et le fort construit à grands frais devint inutile à peine terminé. Il appartient désormais au conseil départemental, qui le loue pour les tournages que l'on sait. 




Voici l'île d'Aix ! Fortifiée par Vauban, cette petite île de taille modeste, qui compte 250 habitants permanents seulement, a banni les voitures. Sur Aix, dont vous ferez le tour à pied en deux heures, on se déplace à pied, à vélo, en calèche... Nous avons été séduits par le calme absolu qui y règne. Un bourg de quelques rues à quelques pas du port, avec quelques commerces et des musées, des fortifications ça et là... L'île dut beaucoup, dans les années 20, au baron et à la baronne  Napoléon Gourgaud. Lui descendait du dernier aide de camp de Napoléon, elle était une riche Américaine qui s'éprit de l'île et fit beaucoup pour la dynamiser, créant la Société des Amis de l'île d'Aix. Ils fondèrent notamment le musée Napoléon et le musée Africain.


La carriole, un moyen de transport ordinaire sur Aix

Voici justement le musée Napoléon, première étape de notre visite sur l'île. On le reconnaît de loin à l'aigle qui orne son fronton. La succession de salles que nous visitons regorge de souvenirs, de portraits et de tableaux. Elles renferment une cinquantaine de pendules, toutes arrêtées à l'heure de la mort de l'empereur : 17h49. Impressionnant ! 




Il était 17h49, le 5 mai 1921 à Longwood....

La chambre de l'empereur 

Nous sommes ensuite partis à la découverte de l'île. Elle recèle aussi une émouvante petite église, qui conserve le souvenir des prêtres exterminés sur les pontons de Rochefort pendant la Révolution, ainsi qu'un musée de la nacre et une boutique attenante, d'où j'ai ramené un joli collier de perles. 



Le fort de la Rade, oeuvre de Vauban, protège l'île du côté de la jetée



Nous avons terminé notre balade sur les remparts du fort de la Rade, jusqu'aux deux jolis phares rouges et blancs qui se détachent joliment sur le bleu de la mer. Menacés de destruction, ils ont été sauvés par la mobilisation des habitants de la commune. Il était l'heure de rentrer à La Rochelle, où nous prîmes un apéritif au soleil avant d'aller dîner dans un excellent restaurant.


Les deux phares de l'île d'Aix

En espérant que cette promenade vous a plu, je vous souhaite une très bonne journée ! 

samedi 22 avril 2017

La splendeur des Lansing, d'Edith Wharton

Nick Lansing et Suzy Branch sont, dans la jet-set cosmopolite des années 20, qui erre sans cesse de Palm Beach à Londres et de Venise à Monte-Carlo, ce qu'on appelle des amis dévoués. Toujours présents pour combler votre solitude, vous rendre un menu service, compléter une table, garder une propriété, écouter vos confidences à sens unique... A condition, bien sûr, que vous soyez riche, voire très très riche. Nick et Suzy, disons-le franchement, sont tout bonnement ce qu'on appellerait aujourd'hui des pique-assiettes

Jeunes, beaux, présentant bien, mais totalement dépourvus l'un et l'autre de la moindre fortune, et aimant un peu trop, hélas pour eux, les soupers au champagne et la vie de palace, ils ont fini par se résigner à cette condition peu valorisante. Ils se croisent au détour de leur vie mondaine bien remplie - ne faut-il pas suivre les riches dans leurs périples, le printemps à Nice,  l'hiver à Saint-Moritz, l'automne à Paris ? Ils se plaisent, ils flirtent, et il leur vient soudain une idée brillante : ils s'épousent. En effet, avec tous les chèques de mariage de leurs riches amis, sans compter les multiples invitations leur proposant des cadres idylliques de lune de miel, n'y a-t-il pas moyen de vivre royalement pendant un an, voire deux ? Et si l'un d'eux voit apparaître une opportunité d'union plus rémunératrice, il suffira de divorcer.... 


Venise, où se passe une partie de l'action de La Splendeur des Lansing

Voilà nos Lansing partis sur les rives du lac du Côme, puis dans un palais vénitien, tous deux prêtés par des amis fortunés. Bonne surprise : un véritable amour naît entre les deux conjoints, qui savourent le luxe de chaque minute. Mauvaise surprise, la largesse des amis fortunés va de pair avec la demande d'accomplir quelques bassesses, comme couvrir la liaison de leur riche hôtesse partie en cure avec un autre homme que son conjoint. Nick renâcle, mais Suzy s'exécute....

La splendeur des Lansing - titre ironique, on l'aura compris - fait beaucoup penser à Fitzgerald -qui d'ailleurs l'adapta au cinéma un an après sa publication - ou encore aux débuts de Rebecca, de Daphné du Maurier. Un monde de fêtes où l'argent et le champagne coulent à flots, mais pas pour tous. Mais Edith Wharton n'a pas, contrairement à Fitzgerald, cette fascination secrète pour l'argent. Son regard acéré capte toutes les hésitations, les petits compromis, et puis la faille qui grandit de plus en plus entre les nouveaux mariés aux aspirations contradictoires. Le luxe, mais pas les services malsains. L'indépendance matérielle, mais pas la pauvreté. Le roman, très agréable à lire, vaut aussi pour son style élégant, son ton parfois caustique, ainsi que pour la finesse de l'analyse psychologique. Bref, un très bon moment de lecture, que je vous recommande chaudement. Je n'avais lu de Wharton que Chez les heureux du monde, et cela donne envie de découvrir ses autres livres. 

Et vous, des découvertes littéraires ces derniers temps ? Bon week-end ! 

mercredi 19 avril 2017

Balade en France #1 : à vélo sur l’île de Ré

Il y a dix jours, profitant de vacances très bienvenues après une période ultra-chargée au travail, nous sommes partis en vacances avec mon chéri. Cap à l'ouest, sur la Charente-Maritime, et plus précisément, pour commencer, sur l'île de Ré. Cela faisait bien longtemps que j'avais envie de découvrir cette île ! Et nous n'avons pas été déçus...


Le joli port d'Ars-en-Ré 

Comme plusieurs autres îles de la région, Ré se découvre principalement à vélo. C'est même le paradis du cycliste. Primo, le relief plat se prête à la pratique de la petite reine. Secondo, y a partout des pistes cyclables en excellent état, séparées généralement des routes, ce qui est encore mieux pour la sécurité. A Ré en effet, les routes sont plutôt étroites, et je ne vous parle même pas des venelles de village, dans lesquelles notre large et longue auto tournait à grand-peine. Et enfin, à Ré, il y a des loueurs de vélos partout, qui proposent différents types de forfaits intéressants. Le nôtre avait huit autres agences dans l'île ! En effet, à Ré, le vélo n'est pas seulement l'apanage des touristes, les Rétais l'ont aussi adopté, avec généralement une petite carriole attachée derrière, qui permet d'emmener les enfants et/ou les courses ! Très pratique, n'est ce pas ? 


Nos montures d'un jour, très confortables !

Pour le premier jour sur l'île, nous avions décidé d'aller explorer la partie nord de l'île, vers le phare des Baleines et les marais salants. Soit une bonne matinée à vélo. Alors, prêts pour la balade en photos ? 

Nous sommes partis du joli port d'Ars-en-Ré, où nous avions réservé notre hôtel. J'ai beaucoup aimé cette petite ville aux maisons blanches et basses, caractéristiques de l'île, avec leurs volets allant du vert au gris. Son clocher caractéristique, noir et blanc, se reconnaît de loin !


Première étape, le phare des Baleines. Ce phare de 57 mètres de haut construit au milieu du XIXe siècle, offre une vue magnifique sur l'île et sur le large à ceux qui ont le courage de gravir ses 257 marches. Il a remplacé la vieille Tour beaucoup plus basse construite sur les plans de Vauban sous Louis XIV.



La vieille tour des Baleines au pied du phare


257 marches ! La superbe vue se mérite ! 


Ensuite, nous sommes partis vers les Portes-en-Ré, un autre joli village du nord. Par la route du Fier, nous avons pédalé jusqu'aux plages de la Patache et de Trousse-Chemise. Ce nom rigolo, qui est aussi celui d'un alcool local, rappelle l'époque ou les Rétais traversaient le bras de mer à marée basse à pied, retroussant leur chemise pour ne pas se mouiller.



Enfin, nous sommes revenus à Ars en pédalant à travers les marais salants très nombreux à cet endroit. Ré est un endroit idéal pour acheter de la fleur de sel, du sel gris ou encore du sel aromatisé absolument délicieux. 


Vendeur de sel sur le marché d'Ars-en-Ré

En espérant que cette balade vous a plu, je vous souhaite une excellente journée ! 

samedi 15 avril 2017

J'ai testé... l'aquabike !

Aquabiking, aquacycling, aquabike... voilà la nouvelle activité que j'ai décidé de tester en ce printemps placé sous le signe du régime. Ledit régime a un peu souffert des vacances, mais en rentrant je m'y suis remise avec sérieux. Le principal problème physique se trouvant au niveau des hanches et des cuisses, j'ai résolu de tenter une activité qui contribue à faire travailler cette zone. Et hier, c'était parti, j'ai attrapé mon maillot et direction une séance test d'aquabike.

Il faut dire que je suis un peu la non-sportive absolue. Je n'ai jamais aimé le sport, et même si j'aime bien nager ou marcher, je m'ennuie vite. Il y a quelques années, j'avais essayé l'aquagym, sans trop de succès sur le long terme, trop dur d'aller rejoindre une eau fraîche en plein hiver ! Mais j'en avais gardé un bon souvenir et c'est donc assez naturellement que je me suis tournée vers un autre sport d'eau.

Le principe de l'aquabike

L'aquabike se pratique également en piscine, mais il s'agit d'exercices bien plus sportifs que l'aquagym. On s'installe sur un vélo immergé dans l'eau (on a de l'eau jusqu'à la taille à peu près) avec ou sans selle (hier, il n'y avait pas de selle, ce qui est plus dur) le coach arrive, met de la musique, et c'est parti pour une séance de 45 minutes.

Je me rends compte que si pédaler doucement dans l'eau n'est pas spécialement difficile, pédaler tout en faisant des exercices sportifs l'est largement plus. On ne se contente pas de pédaler dans l'eau, il y a aussi des exercices qui font travailler les bras, le dos... Marche avant, marche arrière, cardio, abdos, on ne s'ennuie pas. Le fait d'être en groupe, en musique et avec des exercices variés aide vraiment, je n'aurais jamais, seule, passé 45 minutes actives dans l'eau. Certains moments sont un peu difficiles, notamment lorsque certains muscles dont j'ignorais jusqu'à l'existence se rappellent à mon bon souvenir. T'existes donc, toi, c'est pas un mythe ? Mais grâce à l'eau, on ne ressent pas de grosses courbatures après la séance. J'ai juste senti un peu mes jambes pendant quelques heures le soir, et tout va bien ce matin. 


Photo prise à La Réunion. Une piscine naturelle avec jet massant maison ! (et un des plus beaux voyages de ma vie, coup de cœur absolu pour cette île...)

Les bienfaits de l'aquabike

L'aspect sportif

L'aquabike est un sport assez complet qui permet de faire travailler presque tous les muscles. Il s'agit d'un sport d'endurance qui permet de faire travailler le système cardiovasculaire et qui s'avère idéal pour la circulation sanguine. Il est très adapté aux personnes fragiles qui veulent se mettre ou se remettre au sport sans risquer de se blesser. 

L'aspect esthétique

Sur le plan esthétique, la pratique régulière de l'aquabike affine la silhouette. L'eau, qui offre une résistance bien supérieure à celle de l'air, exerce une pression sur la peau qui contribue à affiner les jambes et la taille, tout en luttant très bien contre la cellulite. Le décalage entre la température du bassin inférieure à la température naturelle du corps permet aussi d'éliminer des calories. L'aquabike permet ainsi une dépense calorique nettement supérieure à un pédalage classique, de l'ordre de 300 à 500 calories par séance. 

L'aspect détente

Grâce à la résistance opposée par l'eau, les efforts sont réels, mais on les sent beaucoup moins. Les articulations fragiles sont préservées. On fait du sport, mais sans avoir mal et transpirer comme un fou. De plus, le contact avec l'eau tiède est agréable et offre une réelle sensation de détente tout en permettant de se dépenser. 

Le bilan ?

Contre toute attente, j'ai beaucoup aimé cette séance. On se sent fraîche et légère en sortant. Je ne me suis pas ennuyée et j'ai envie de continuer. J'ai encore quatre séances dans mon forfait, mais je pense ensuite en reprendre un autre. Le problème est que ce sport est assez cher dans les clubs et autres établissements spécialisés, mais on peut le pratiquer à des prix plus raisonnables dans des piscines municipales.

Et vous, vous pratiquez des sports aquatiques ? 

mercredi 12 avril 2017

Exposition "Kimono" au musée Guimet

Une de mes amies est passionnée par le Japon. Nous avons donc profité de son séjour à la maison pour aller visiter l'expo Kimono au musée Guimet. Je ne suis pas, d'ordinaire, très intéressée par les expositions de vêtements ou de bijoux, ma préférence allant plutôt aux expositions de peintures ou de photographies. Mais cette - courte - expo à Guimet m'a beaucoup plu, tant par la richesse des pièces exposées que par les explications proposées, qui situent le kimono à la fois dans l'histoire du Japon et dans celle du vêtement. Le musée a bénéficié d'un prêt exceptionnel de la maison Matsuzakayacréatrice de kimonos depuis le début de l'époque d'Edo, au XVIIe siècle. Ces trésors sont si fragiles qu'il a fallu renouveler les pièces exposées au début de ce mois, les étoffes anciennes et délicates ne supportant pas une exposition à la lumière, pourtant tamisée, pendant toute la durée prévue.



Une première partie présente cette pièce emblématique du pays du Soleil levant dans son contexte historique. Emprunté aux Chinois,  le kimono est rapidement adopté par toutes les classes de la société japonaise, les nobles bien sûr mais aussi les guerriers et les marchands. Le vêtement est signifiant : les étoffes, les motifs, les broderies choisies en disent long sur le rang social de son ou sa propriétaire, mais aussi sur la saison, le contexte de port, l'humeur... Les broderies sont impressionnantes, en relief, en résille... C'est tout simplement superbe !




 

On imagine à tort le kimono comme un vêtement confortable, qui épouse les mouvements de celui qui le porte. Que nenni ! Le kimono, bâti grâce à un nombre codifié de rectangles de tissu jamais recoupés, est un habit relativement rigide - surtout quand il est complètement brodé - aux manches imposantes et partiellement fendues, qui peuvent parfois aller jusqu'au sol. Il est porté avec une large ceinture brodée et nouée, l'obi, qui joue à peu près le même rôle que le corset en Occident, en assurant un maintien sans concession.


Quelques obi brodées

Exit donc l'idée de confort et de paresse ! Divers accessoires, comme les peignes pour les cheveux, sont également présentés durant l'expo : leur utilisation est là aussi codifiée : nombre, emplacement... 

Tenue légendaire, le kimono a inspiré les couturiers d'Orient et d'Occident. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, la mode du japonisme fait fureur en France. La fin de l'exposition présente des versions revisitées du kimono par de grands couturiers nippons comme Kenzo, Yohji Yamamoto et surtout Junko Koshino, mais aussi des pièces françaises inspirées par le célèbre vêtement comme une magnifique robe coquelicot due à Jean-Paul Gaultier.



Une réinterprétation contemporaine du kimono

A la fin de l'expo, nous sommes allées prendre un thé Mariage Frères dans le restaurant du musée, dont la carte propose diverses spécialités asiatiques sucrées et salées. Une sympathique façon de refermer cette jolie parenthèse japonaise.

Exposition Kimono, au bonheur des dames
Musée Guimet, place d'Iéna, du 22 février au 22 mai 2017

Et vous, aimez-vous le Japon ?