Recherchez l'une de mes miscellanées

samedi 31 décembre 2016

Les miscellanées du samedi #3

31 décembre, déjà ! Je n'ai pas vu filer ce mois de décembre. Noël a été bien agréable, nous étions bien plus nombreux et nous avons pu renouer certains liens devenus ténus. J'ai été bien gâtée et j'ai aussi essayé de bien gâter ceux qui me sont chers. J'espère que vous avez passé un bon Noël et que vous avez pu vous aussi avoir quelques congés entre les fêtes. 

Cette semaine, j'ai aimé :

Prolonger notre séjour en Haute-Loire 
Nos gentils parents nous ont proposé de rester quelques jours de plus. Aussi ce soir nous aurons le plaisir de fêter le nouvel an avec eux. C'est aussi agréable de partager des moments avec eux et de vivre au rythme tranquille de la Haute-Loire, sans se soucier des horaires, des courses, des rendez-vous... 

Faire des promenades dans la nature
Cette région est tellement belle, que ce soit sous la neige ou sous un beau soleil, c'est toujours agréable de marcher par les chemins. Notre petit shiba était aussi très content de prendre l'air et de sentir toutes ces bonnes odeurs de nature ! Mardi, nous sommes allés marcher près des ravins de Corboeuf, hier, au petit village de Montferrat, qui offrait une vue sublime du Puy noyé dans la brume et des nuages sur les monts du Meygal.


Le Puy noyé dans la brume



Paysage typique du Meygal volcanique avec en fond la Huche Pointue à droite et à gauche la Huche plate



La plaine de Saint-Germain vue depuis la table d'orientation de Montferrat

Faire des investissements pour la maison
Acheter une maison, c'est avoir l'agréable perspective de n'avoir jamais fini sa décoration. Nous avons commandé une reproduction d'une oeuvre de Klimt pour mettre au dessus de notre canapé : le mur est immense et le cadre qui l'occupe actuellement est trop petit. J'ai aussi acheté un joli plaid scandinave pour draper notre canapé et le rendre plus chaleureux. 



Faire du reiki avec notre maman
Nos parents pratiquent le reiki, un art japonais qui permet de transmettre une énergie positive. Hier notre maman a eu la gentillesse de me faire une longue séance. Cela détend vraiment bien les muscles fatigués et chasse le stress et les douleurs. J'aimerais aussi beaucoup apprendre à faire du reiki, notamment en vue de l'arrivée de notre futur enfant. 

Commencer à cuisiner avec Cookéo
J'ai eu un Cookéo de la part de mon mari et de nos parents pour Noël. Cookéo est une multicuiseur intelligent capable de cuire très rapidement. Il possède 7 modes de cuisson et pas moins de 100 recettes enregistrées dans sa mémoire. Il sera très pratique pour cuisiner rapidement des plats maison avec des produits frais au lieu de manger des plats préparés ou pire, des tartines ! Hier soir Cookéo nous a fait un gâteau au chocolat moelleux, ce midi, il nous fera un canard aux agrumes en quelques minutes seulement. 



Bien évidemment, mon Cookéo est rouge ! 

L'heure du réveillon approche, je dois vous laisser. Mais avant de vous quitter, je vous souhaite d'avance une merveilleuse année 2017. Soyez heureux, osez, vivez et réalisez vos rêves ! 


BONNE ANNEE 2017 ! 

vendredi 30 décembre 2016

Les bougies Candle Society

Bien avant la mode du Hygge, j'avais une passion pour les bougies. Notamment les bougies parfumées, dont la douce fragrance envahit si agréablement une pièce. J'avais essayé plusieurs marques et j'étais depuis quelques années très fan des Yankee Candle, au parfum prononcé, mais j'ai découvert tout à fait par hasard une marque française qui fait des bougies naturelles à tomber : Candle Society.

Une fabrication artisanale à Paris 

Les bougies Candle Society sont "made in France" : elles sont toutes fabriquées à Paris de façon artisanale. Leur spécificité réside dans leur cire qui est en fait de la cire de soja : garantie sans OGM, sans pesticide ni aucun autre produit toxique, cette cire biodégradable permet une durée de combustion plus longue et une bonne diffusion des parfums. La mèche est en coton, sans plomb. On sent vraiment cette différence en allumant la bougie : l'odeur est différente, la texture est beaucoup plus fluide.

Un produit conçu de manière à respecter l'environnement 

Il existe deux tailles de bougies : la petite, comme la mienne (compter 20 heures de combustion) et les grandes (45 heures de combustion). Les deux gammes sont proposées dans un packaging des plus réduits : la bougie est en pot (un pot de verre fait en France) et un petit couvercle la referme. Pas d'emballage inutile ! Lorsque vous achetez votre bougie, le couvercle est fermé, lorsque vous l'utilisez, vous pouvez mettre la bougie sur son couvercle comme dans ma photo ci-dessous. Si on compare avec les Yankee Candle, leur couvercle est très joli, avec un bouchon travaillé mais très peu pratique à mon avis, car on ne sait que faire de ce couvercle une fois la bougie allumée.

Ma bougie "Pivoine" en petit format dégage une si douce lumière sur la table de notre salon 


La marque propose différentes senteurs : fleuries (Pivoine, Lavande-Camomille) fruitées (melon, figue cassonnade) et des mélanges à thème (Linge Frais, Soirée d'hiver).

J'ai beaucoup aimé ces bougies et j'ai envie d'en racheter. Soirée d'hiver, avec son parfum de feu de bois, de pin et de fruits rouges, me fait bien envie par exemple. J'aime beaucoup ce concept de bougies "naturelles" et les parfums sont de qualité. 

Où les trouver ? 

Les bougies Candle Society sont vendues en ligne sur leur site ainsi que dans certaines boutiques parisiennes. J'ai acheté la mienne à la boutique Les impertinentes à Paris. Il faut compter 13 euros pour une petite bougie et 25 euros pour une grande.

NB : Billet non sponsorisé. Je consacre un billet à cette marque car j'ai aimé leurs produits et que je trouve que ce genre d'initiative (produits "propres" et made in France) devrait être davantage valorisé. 

Et vous, où achetez-vous vos bougies ? 

jeudi 29 décembre 2016

Lapin au Muscat et aux pruneaux de Rose

Notre maman est une merveilleuse cuisinière qui s'ignore. Ou du moins, qui prétend s'ignorer. Elle dit ne pas aimer la cuisine, mais elle a un vrai don pour improviser des plats, sans suivre la moindre recette, et au final elle obtient quelque chose de vraiment délicieux ! Comme nous prolongeons notre séjour chez nos parents, c'est l'occasion de profiter des talents culinaires maternels. Elle ne note que rarement la recette de sa création, mais j'en profite pour saisir la recette rapidement sur le mémo de mon téléphone afin de la reproduire plus tard. Avec son accord, voici donc sa recette de lapin au Muscat et aux pruneaux. 

Ingrédients (pour 4 personnes)

- Un lapin coupé en morceaux
- un sachet de pruneaux d'Agen
- 4 carottes coupées en morceaux
- 2 oignons émincés
- de la moutarde 
- 2 échalotes émincées
- ail, gingembre, muscade
- du Muscat (deux verres)
- du vin blanc (deux verres)
- de l'eau selon les besoins 

Préparation de votre lapin au Muscat et aux pruneaux

Faire revenir à la cocotte votre lapin, avec des oignons, l'ail et les échalotes
Retirez le lapin, tartinez-le de moutarde
Ajoutez tous les autres ingrédients ainsi qu'un grand verre d'eau
Puis faites cuire à couvert à feu moyen pendant une bonne heure, en remuant et en ajoutant de l'eau de temps en temps




On obtient au final un plat très goûteux, grâce au Muscat qui donne beaucoup de caractère à la sauce de ce lapin. A servir avec des pâtes fraîches par exemple et à accompagner d'un vin rouge corsé. 

Et vous, vous aimez le lapin ? 

samedi 24 décembre 2016

Les miscellanées du samedi #2

Bonjour ! J'espère que vous allez bien ! Cette semaine, j'ai aimé :

Etre en vacances !

"Etre en vacances, c'est n'avoir rien à faire et avoir beaucoup de temps pour le faire" (Robert Orben)

J'étais en vacances depuis vendredi 16 au soir mais j'ai travaillé deux jours à la maison avant de prendre la route de la Haute-Loire. C'est tellement agréable de retrouver nos gentils parents, d'être à la campagne, pas de bruit, pas de foule, rien à faire ou alors que des choses agréables : acheter des cadeaux, cuisiner, traîner en pyjama le matin, faire des balades, des sorties, voir des films de Noël bien guimauves, prendre son temps, papoter, regarder la brume de poser sur les montagnes à l'horizon... Bref, le bonheur ! 


La Haute-Loire sous la neige (photo prise par notre mère)

Faire un défi sophrologie !

Chaque jour, une séance de sophrologie ! Je commence à avoir une bonne quantité de séances dans mon téléphone. Chaque jour, je choisis une séance, je m'isole dans un coin calme de la maison et je la fais. Avant-hier une séances relaxante pour les épaules et le cou, hier une sophro-dissolution du négatif accélérée, aujourd'hui la dissolution de la tornade émotionnelle. C'est très relaxant et l'état si particulier de l'auto-hypnose réapparaît bien. On se sent flotter, pas totalement dans le réel, pas totalement ailleurs.... J'ai essayé d'entraîner notre mère dans un défi reiki (nos parents pratiquent cette discipline japonaise depuis deux ans au moins, notre mère est très douée d'ailleurs) mais pour l'instant, dur pour elle de trouver le temps de le faire. 


Sortir ! 

Samedi, nous sommes allés voir l'exposition Second Empire puis avons utilisé un bon cadeau pour prendre un apéro avec vin d'Amérique du Sud et tapas dans un restaurant parisien. C'était délicieux ! Hier nous sommes allés au Puy visiter Saint-Michel, faire des courses et aller voir les jolies illuminations de la cathédrale du Puy. C'était très joli ! Le Département s'est doté d'un matériel pour faire des illuminations et la mise en scène proposée hier était très réussie. Elle reprenait les thèmes locaux (fête du roi de l'oiseau, dentelle du Puy) avec beaucoup de bonheur. En plus, mon mari m'a accompagnée chez un joaillier pour choisir une jolie bague pour mon anniversaire dont la date approche ! Il n'y a pas eu de surprise mais j'ai eu un coup de coeur pour un modèle très symbolique, je suis ravie d'avance à l'idée de pouvoir porter bientôt ce nouveau bijou. 

Bloguer ! 

J'aime beaucoup écrire pour mon blog et c'est agréable de mitonner de nouveaux articles, de lire les nouveaux billets dans ma blogroll et laisser des commentaires aux blogueuses que je suis. 

Lire !

Je finis actuellement un polar victorien d'époque dont je vous ferai bientôt une chronique. Pendant les vacances, je ne lis jamais rien de sérieux. Ensuite, j'attaquerai un roman policier de Patricia Wentworth dont j'aime beaucoup les intrigues so british et rétro. 

Préparer Noël ! 

Cette année, nous serons plus nombreux à Noël, notre cousin et son épouse se joignent à nous avec leurs parents. Ce sera agréable de se réunir tous, de s'offrir des cadeaux, de bavarder... Actuellement nous sommes en train de planifier les agapes pour le réveillon et pour le déjeuner de Noël et ce matin, j'ai achevé d'emballer tous les cadeaux. 



Malheureusement, il ne fait pas très beau, le ciel est gris et bas, mais la semaine prochaine, cela devrait se lever. Nous pourrons aller marcher dans les montagnes et admirer les beaux paysages de la région. En attendant, je vous souhaite un merveilleux réveillon de Noël. Soyez heureux, profitez de la vie, partagez tous ces bons moments avec vos proches. Je vous embrasse tous bien fort !

JOYEUX NOEL !!!!! 

jeudi 22 décembre 2016

Balade à Saint-Michel l'Aiguilhe

Ça y est, depuis mardi, nous sommes en Haute-Loire chez nos parents. C'est tellement agréable de retrouver cette région que j'adore ainsi que nos gentils parents. En plus, le temps est de la partie : après deux jours de neige, la météo a viré au grand soleil cet après-midi. Ça tombait bien, nous étions partis au Puy-en-Velay finir les courses de Noël et refaire l'ascension du rocher de Saint-Michel.



Le rocher de Saint-Michel et la jolie chapelle qui a été construite à son sommet sont l'une des plus belles curiosités du Puy, une jolie ville qui en compte déjà beaucoup. Si vous y venez, il ne faut pas manquer de flâner dans la vieille rue Pannessac et sa tour, de visiter la cathédrale et le rocher surmonté d'une statue de la Vierge. 

Le rocher est un piton volcanique, un neck, pour être exact, selon mon beau-père qui s'intéresse de près au volcanisme. Au Xe siècle, une chapelle dédiée à Saint-Michel fut construite à son sommet. On ne peut qu'admirer l'art des bâtisseurs du Moyen-Age, car construire un tel édifice à 82 mètres de hauteur ne fut sans doute pas une mince affaire ! Sans compter les 268 marches creusées à même le rocher pour permettre d'accéder au sommet.



L'ascension est facile et rapide, les marches sont larges et il y a régulièrement des paliers pour se reposer si besoin. Au sommet, on découvre une superbe vue du Puy et des montagnes du Meygal à l'horizon. J'aime les douces montagnes de la Haute-Loire, je trouve ce paysage tellement doux et apaisant. 



Vue sur la cathédrale et sur le rocher de la Vierge 

La petite chapelle Saint-Michel, dans le plus pur style roman, offre de jolis vitraux, des colonnades ainsi que de belles fresques. Son portail orné d'un arc trilobé est également très joli avec ses deux sirènes, qui représentent le péché, et ses mosaïques polychromes. 



Détail du portail de la chapelle



L'un des jolis vitraux modernes, aux teintes chaleureuses

En plus, cette chapelle est réputée pour comporter également un endroit dégageant de l'énergie très positive. Asseyez-vous donc sur l'un des bancs devant la statue de l'archange Saint-Michel, fermez les yeux et laissez l'énergie, ou peut-être aussi tout simplement la sérénité du lieu, vous envahir. 



Au pied du rocher, avant de repartir vers le Puy, nous avons aussi visité la jolie petite chapelle Saint-Clair, de forme octogonale, avec sa cour et sa fontaine. Ce petit édifice épuré dégageait tant de sérénité et de calme qu'il donnait envie de s'y asseoir quelques instants pour se recueillir ou simplement pour méditer. Je ne suis pas chrétienne mais je suis sensible à cette atmosphère de paix qui se dégage de certains lieux de culte. Cette petite chapelle en faisait assurément partie.  

Et vous, connaissez-vous la Haute-Loire ? Vous aimez cette région ? 

mercredi 21 décembre 2016

Expo : Spectaculaire Second Empire

Samedi dernier, pour fêter le début des vacances, nous sommes allés à Orsay voir l'exposition en cours : Spectaculaire Second Empire. C'est une grande et belle exposition, et heureusement, il n'y avait pas beaucoup de monde. Toutes proportions gardées, bien sûr. 


Affiche de l'exposition, disponible sur le site de la boutique du musée. Ce portrait de Mme Moitessier, par Ingres, représente très bien l'esprit de cette époque où la bourgeoisie et la noblesse d'Empire rivalisaient d'un faste un peu lourd. Contrairement à ce qui nous fut dit aux caisses, les photos n'étaient hélas pas autorisées. Je ne vous présente donc que mes deux seules photos prises en début d'expo. Pour le reste, cliquez sur les liens afin de découvrir l'oeuvre mentionnée. 

L'exposition présente une vision plutôt festive de cette période de notre histoire. La riche histoire politique, économique, diplomatique de cette période est occultée au profit d'un panorama de l'art, de l'architecture et des modes qui prévalaient sous Napoléon III. En même temps, il aurait été difficile d'évoquer l'intégralité de ces deux décennies d'Empire en une seule exposition. Le début de l'exposition présente cependant une réflexion sur le pouvoir et son affirmation à travers les deux magnifiques portraits que Winterhalter a faits du couple impérial, ainsi qu'à travers une série de photographies et tableaux des grandes manifestations de cette période (les fastueuses funérailles de Jérôme Bonaparte, par exemple). On reste ainsi ébaubi devant le berceau du prince Louis-Napoléon, qui est, comment vous dire... impressionnant !


Portrait de l'impératrice Eugénie, par Winterhalter

De nombreuses pièces, bijoux, mobilier, vaisselle, etc.. rendent compte du style si particulier de cette époque. Plus que les autres périodes, le Second Empire a cherché son style et pioché avec un bonheur inégal dans les styles précédents. On retrouve de nombreuses pièces de ce style un peu lourd passé à la postérité sous le nom de Louis XVI Impératrice : Eugénie vouait une grande admiration à Marie-Antoinette et a cherché à reproduire, en l'adaptant, le style de cette époque. On peut ainsi admirer un magnifique portrait  de la jeune impératrice par Winterhalter qui reprend les codes des portraits de Vigée-Lebrun, la portraitiste de la reine : exit les riches tenues de Cour, vive le blanc, le naturel, la simplicité, les rubans... Pour ma part, je préfère l'original à la copie et l'épure du vrai style Louis XVI au faste un brin pompier du mobilier de style Louis XVI Impératrice. Le Second Empire se passionna également pour Pompéi, avec là aussi plus ou moins de bonheur. De riches notables se firent construire des villas inspirées de l'antique ou des châteaux dans un style médiéval revisité dont Pierrefonds, demeure impériale, reste la réalisation emblématique.



Couronne et diadème de l'impératrice

L'exposition s'intéresse aussi à la peinture de l'époque et présente quelques pièces exceptionnelles. L'art "officiel" des peintres admis au Salon est représenté avec la Vénus de Cabanel. Une caricature représente un couple de bourgeois en visite au Salon : je vous cite de mémoire : "Chérie, on ne pourra pas tout voir. Tu regardes les tableaux de gauche, moi ceux qui sont à droite, et ensuite chacun racontera à l'autre ce qu'il a vu" ! Face à ces artistes en vogue, souvent oubliés aujourd'hui, apparaît une nouvelle génération de peintres, comme Manet (Le déjeuner sur l'herbe) ou Monet (Madame Joachim Louis Gaudibert) dont le traitement des scènes et l'audace picturale choque la bonne société de l'époque. Par exemple, la représentation de Mme Gaudibert, épouse d'un riche marchand, par le jeune Monet, met plus en lumière l'étoffe de sa robe que sa personne elle-même et, pire encore, le décor en fond, très sobre, est bien loin de montrer à tous la réussite sociale et financière de son époux !

J'ai bien aimé cette exposition, assez fournie et bien expliquée. On ressort d'Orsay avec l'envie de relire Flaubert (l'un des tableaux présentés a longtemps figuré en couverture de Madame Bovary) ou encore Zola, qui, dans son magistral Nana (mon Zola préféré, pour ma part) a très bien rendu l'ambiance étrange de cette époque entre faste et décadence, misère et richesse, aspiration au libéralisme et relents autoritaires. 

L'exposition se termine sur un portrait de l'impératrice exilée en Angleterre et de son fils. Eugénie mourut en 1920. Elle était veuve depuis longtemps, et seule, son fils unique et héritier ayant été tué en Afrique ; je ne sais pas si elle fut lucide jusqu'au bout de sa vie mais assister à la consolidation de la République en France, vivre une guerre mondiale et le début des années folles, dut lui paraître pour le moins étrange... 

Et vous, aimez-vous cette période ? Pourquoi ? 

samedi 17 décembre 2016

Les miscellanées du samedi #1

Ce samedi j'inaugure un nouveau type de billet récurrent, qui me servira à faire un point positif sur la semaine écoulée. Cela me paraît important de prendre le temps de faire une liste de tout ce qui a été positif dans un certain laps de temps et de se focaliser dessus afin d'en tirer de l'énergie. 

Lorsque j'étais enfant je jouais à l'instant parfait : lorsque j'étais parfaitement heureuse, je fermais les yeux et j'essayais de mémoriser à fond ce moment. Aujourd'hui je me rappelle encore certains de ces moments, c'est dire que la méthode devait être efficace. Je me revois notamment un premier soir de vacances dans le jardin de mes parents, au soleil, perchée sur ma balançoire.... Je l'ai ensuite refait lors de notre mariage, lorsque j'étais dans la voiture en attendant que mon père vienne me chercher. En sophrologie aussi, la mémorisation des moments heureux est une chose très importante car cela permet, en mentalisant pendant une séance, de faire revenir en nous la sérénité et la joie attachée à ces moments.

Bref, sans transition, en vrac et pas dans l'ordre, cette semaine j'ai aimé :

  • Noël approche ! Cette semaine j'ai pu finir ma liste de cadeaux et  préparer les paquets des nombreux cadeaux déjà reçus. J'ai aimé savoir que nous serons plus nombreux à Noël, ayant enfin convaincu notre autre cousine et son mari de faire le réveillon avec nous. Et dans quelques jours nous partons pour la Haute-Loire, à nous les soirées en famille, les promenades dans la nature qui est tellement belle là-bas ! Il me reste à commander mes propres cadeaux et a réessayer ma robe de fête afin de vérifier qu'elle me va toujours ;-) 


  • Commander une autre méthode quotidienne de russe avancé. Depuis un an environ je réapprends le russe, pour des raisons professionnelles, après de longues années sans la moindre pratique (je parlais couramment lorsque j'étais étudiante). C'est tendu mais j'espère arriver assez vite à mon objectif de parler de façon fluide et sans fautes. Je lis sans problèmes, je comprends presque tout à l'oral, c'est plus dur à la TV où les intervenants parlent très vite mais par contre m'exprimer de façon fluide sur n'importe quel sujet, c'est plus compliqué. Au lieu de pester sur mes erreurs, je préfère me dire que j'ai tout de même beaucoup retrouvé alors que ce n'était pas forcément évident. Je souris en entendant les gens dire "ah mais tu vas voir tu pratiques et ça revient, tu vas voir". 


  • Au travail nous avons une tradition, tous les ans les étudiants organisent un brunch de Noël avec un swap. C'était super sympa d'y participer pour ma première année dans ce nouveau poste. J'avais préparé un cake végétarien et un gâteau aux deux chocolats (300 gr de chocolat tout de même) et les deux étaient bien bons. Mon chef a fait un gâteau simplissime mais qui déchire et m'a donné la recette. J'ai aussi beaucoup aimé le cadeau que j'ai reçu de la part de mon swappeur (un joli gloss très original). Pour l'occasion les étudiants avaient transformé une salle de cours en amenant un sapin décoré, des guirlandes à gogo, et l'un d'eux déguisé en père Noël présidait les festivités. J'en ai profité aussi pour avancer mes pions afin de récupérer de nouvelles attributions pour l'année prochaine, l'un de nos collègues s'en va à la fin de cette année et il faut nous "répartir" la partie administrative de son poste.



  • Prendre du temps avec mon mari. Nous avons pu cette semaine regarder des films ensemble, déjeuner ensemble aussi (j'ai beaucoup travaillé de la maison cette semaine). Hier nous sommes allés dîner dans notre pizzeria favorite. Ce week-end nous allons voir une expo et dîner dans un restaurant mexicain à Paris, cela fera du bien de sortir un peu ! 

Et vous, êtes-vous prêts pour Noël ? ;-) 

mardi 13 décembre 2016

Création originale : chaussons de bœuf en salade


Tout est parti d'un déjeuner avec des collègues, au travail. L'un mangeait des buns qui avaient l'air délicieux, je le lui ai dit, il m'en a fait goûter et m'a donné la recette. "C'est ma femme qui fait ça avec des pâtes à pizza, c'est super simple ! " J'ai noté religieusement chaque détail et hier soir, je me suis décidée à reproduire la recette avec une salade verte. Mais tout ne s'est passé pas comme prévu... 

En effet je n'avais pris qu'une seule pâte et je l'avais pétrie un peu, mais ensuite, catastrophe, impossible de l'aplatir assez finement pour disposer d'assez de pâte pour faire des buns. J'aurais dû prendre au moins deux pâtes à pizza et non une seule. En plus j'avais pléthore de farce sur les bras ! 

Las, je ne me décourageai pas, je terminai mes buns qui ressemblaient plus à des tentatives de chaussons qu'à autre chose, je mis dans une poêle chaude avec du beurre le reste de la farce... et miracle de la sérendipité, c'était délicieux ! 

J'ai ajouté une pointe de ketchup épicé sur les chaussons. On peut aussi mettre une bonne sauce tomate bio dans la préparation.


Proportions

  • une pâte à pizza
  • deux steaks hachés du boucher
  • un pot de maïs
  • des tranches de cheddar
  • un peu de sauce tomate (facultatif)


Préchauffez votre four à 220°

Préparation 

Sur une planche à découper, réduisez vos steaks et votre cheddar en petits morceaux. 
Versez dans une assiette creuse, ajoutez le maïs, mélangez, salez et poivrez
Découpez votre pâte en 4 morceaux identiques, pétrissez-les, aplatissez au rouleau fariné jusqu'à obtenir des disques
Mettez la moitié de votre préparation dans les 4 disques, après les avoir tartinés de sauce tomate si vous avez voulu en mettre, puis refermez-les presque totalement 
Si ça déborde ça n'est pas grave, mais il faut bien caler tout ce que vous pouvez dans et sur le haut du chausson
Mettez à cuire à feu doux le reste de votre préparation à la poêle avec un peu de beurre, remuez régulièrement 

Enfournez vos chaussons pendant un bon quart d'heure.

Servez sur une salade verte préalablement assaisonnée et parsemez le reste de la préparation dans l'assiette.

Bon appétit !


Et vous, des expériences de recettes ratées qui se révèlent très bonnes ?

dimanche 11 décembre 2016

Mon fondant bio au chocolat, farine de châtaigne et purée d'amandes

Hier soir nous avions des amis à dîner et j'avais envie de tenter une expérience. Cela faisait longtemps que j'étais intriguée par les ingrédients "alternatifs" en cuisine. Farines à autre chose que du blé, alternatives au sucre, au beurre... Hier après-midi j'ai donc fait un tour au magasin bio de ma ville, ai ramené un paquet de farine de châtaigne et un pot de crème d'amandes, et me suis mise aux fourneaux. Résultat : un gâteau rapide à faire, au goût original et surtout super bon !

Recette de fondant au chocolat à la farine de châtaigne et à la purée d'amandes

Ingrédients 

150 grammes de chocolat noir

100 grammes de purée d'amandes



100 grammes de farine de châtaigne


100 grammes de sucre de cassonade 

4 œufs bio 


Préparation 

Faites fondre le chocolat coupé en morceaux et la purée d'amandes quelques minutes au micro-ondes avec un peu d'eau
Ajoutez le sucre, la farine
Mélangez
Incorporez les œufs 
Passez au batteur électrique
Versez la pâte dans un moule à cake beurré ou dans un moule en silicone

Faites cuire 25 minutes à 180°, démoulez ! Et voilà le résultat !




Mon avis : dès qu'on goûte la pâte crue, on sent que ça va être super bon ! C'est très différent cependant du fondant traditionnel que je faisais avec de la farine Francine et 100 grammes de beurre doux. Le goût délicat des amandes et de la châtaigne ressort en bouche, mais sans masquer celui du chocolat. La texture se tient très bien.

La purée d'amandes est vraiment une bonne alternative au beurre : cette purée est pleine de fibres, de calcium, de magnésium, de vitamine E et de protéines. La farine de châtaigne, en plus d'être délicieuse, ne contient pas de gluten, ce qui est pratique si vous ou vos invités le supportez mal voire pas du tout.  J'ai deux amies intolérantes au gluten à qui je vais pouvoir faire des gâteaux sans souci maintenant (avant j'utilisais pour elles de la farine Schar sans gluten, tout sauf pratique...)

Seul inconvénient : c'est cher ! comptez 8 euros le paquet de 500 grammes de farine et la même chose pour 300 grammes de purée d'amandes. 

Bon appétit !

Et vous, vous utilisez des ingrédients "alternatifs" en cuisine ? Lesquels ?

vendredi 9 décembre 2016

Up & Down 2016


9 décembre ! Déjà le premier tiers de décembre est quasi passé... Vous l'avez vu filer, vous ???? Moi pas ! Quoi, Noël c'est dans seulement quinze jours ? J'ai sursauté mardi quand un de mes étudiants m'a souhaité "bonnes fêtes". Hé oui, c'était notre dernier cours ensemble. Et ce matin, j'ai eu le plaisir de faire mon tout dernier cours magistral estampillé 2016. Oui, oui, déjà. 

Bref, il va falloir se bouger pour acheter les cadeaux et surtout il est temps de dresser un petit bilan de l'année ! En exclusivité pour vous, un petit Up & Down de l'année 2016 ! 

UP ! En 2016, j'ai bien aimé :

  • Changer de travail après six ans à faire la même chose et partir pour du mieux. Ne plus aller au travail à reculons, avec l'impression d'entrer dans un tunnel : le pied. En plus je remercie ma bonne étoile, car j'ai tiré la bonne carte : un poste sympa, de chouettes locaux, une super équipe... bref je revis professionnellement et ça, ça n'a pas de prix  !
  • Changer de tête, après dix ans voire plus avec la même coupe, la même couleur : j'aime ce changement, mon mari n'apprécie pas, j'espère qu'il va s'y faire...
  • Avoir l'impression de trouver mon style, un peu plus, mes couleurs...
  • Me faire à notre maison et l'aménager : cela a pris du temps d'apprivoiser ce nouvel espace
  • Découvrir le Cambodge, la Réunion et l'île de Wight. Des voyages fabuleux, notamment la Réunion qui fut un coup de cœur absolu. Si vous aimez la nature, il faut absolument y aller, vous ne le regretterez pas.
  • J'ai découvert la sophrologie et comme vous le savez, je m'en réjouis tous les jours
  • Créer ce blog et d'autres réseaux sociaux, concernant le blog, je ne pensais pas que j'y prendrais autant de plaisir
  • Et enfin, après de longues discussions, nous avons décidé de fonder une famille. Pour l'instant, la cigogne n'est pas encore passée, mais nous l'attendons de pied ferme ! 




DOWN ! En 2016, j'ai franchement détesté :

  • L'état de la France. Attentats, situation politique, économie atone... et une campagne électorale à venir dont je n'attends rien de bon !
  • Du point de vue santé, j'ai dû faire face à une maladie en début d'année. Plusieurs mois de traitement avant de m'en sortir. Un accident de parcours douloureux.
  • 2016 n'a pas été une année simple pour notre couple non plus, notamment du fait de cette maladie. Mais il semblerait que notre petite barque résiste tout de même à la tempête.
  • Une année de plus très chargée : beaucoup de travail. J'aime travailler, mais cela fait déjà plusieurs années que je travaille beaucoup, le soir, les week-ends, pendant les vacances... un peu de calme ne serait pas de refus ! 


En 2017, je me souhaite :

  • Retrouver un rythme plus calme, avoir le temps de m'occuper de moi et de mes proches..
  • Rester sereine, apprécier la vie, m'ouvrir aux autres et essayer de générer du positif autour de moi
  • Prendre le temps de découvrir d'autres choses, en dehors du quotidien et du travail !  


Et vous, quel bilan tirez-vous de l'année 2016 ? Bonne pioche, annus horribilis, ou année ordinaire ? 

mardi 6 décembre 2016

Mon beau sapin et autres décorations

Je ne sais pas pour vous, mais je chéris généralement ces jours de décembre qui précèdent Noël et préparer l'appartement et maintenant la maison pour les fêtes a toujours été l'un de mes grands plaisirs. Même si nous ne passons jamais lesdites fêtes chez nous, mais chez nos parents en Auvergne. On fait des listes de cadeaux, les rues brillent de mille feux dès la nuit tombée, on peut aller au marché de Nöel faire provision de bonnes choses. 



L'année dernière, comme nous venions d'arriver dans notre maison, j'ai insisté pour acheter un vrai sapin vivant, que j'ai planté dans un grand pot et installé sur un tabouret au milieu du salon. Ça nous a coûté une bonne centaine d'euros, et malheureusement ce sapin, que je voyais resservir pendant plusieurs Noëls avant de le planter dans notre jardin, n'a pas vécu au delà du printemps. Fausse bonne idée ! Aussi cette année, j'ai ressorti mon sapin de poche en peau de pétrole sauvage et je l'ai perché sur le meuble à côté de la télévision. Acheté sur Ebay il y a déjà pas mal de temps, il est tout aussi joli qu'un vrai sapin et il évite les corvées liées à l'entretien de l'arbre bien vivant (arrosage, plantation, replantage). Je suis par contre opposée aux sapins coupés, je trouve ça trop triste ces armées de sapins morts qui débordent des échoppes en décembre et finissent, leur courte vie totalement déplumés sur les trottoirs dès janvier. Un vrai sapin est un véritable arbre qui a vocation à grandir et à atteindre plusieurs mètres de hauteur. Voici donc notre petit ersatz. 



Comme vous le voyez, le sapin de cette année est rouge et argent, les couleurs de notre famille, qui ont été aussi celles de notre mariage. J'aime particulièrement les petits objets pailletés à accrocher dans le sapin, comme mes deux oiseaux argentés par exemple, ou encore mon petit champignon rouge. 



Pour le reste de la maison, j'ai utilisé des guirlandes. J'ai orné les cadres du salon d'une guirlande dorée, j'ai drapé le haut du miroir doré de l'entrée avec une guirlande rouge, et installé une boule-bougie réutilisable sur le guéridon. Enfin, ma petite bougie Père Noël, trop jolie pour être allumée, a pris place sur la table. 


                                      



Et vous, avez-vous commencé vos décorations de Noël ? Quelles couleurs avez-vous choisies ? Pour ou contre les sapins artificiels ? 


dimanche 4 décembre 2016

Banc d'essai : 3 crèmes visage riches pour l'hiver

Aujourd'hui, je vous propose un petit billet beauté, consacré aux cosmétiques pour le visage. En effet, les grands froids de l'hiver sont arrivés, et nos crèmes fétiches des autres saisons deviennent insuffisantes pour braver l'air glacé sans dommages pour le minois. 

Voici donc trois crèmes idéales pour les grands froids, que j'ai testées pour vous. Ma peau est plutôt sèche (elle était mixte quand j'étais jeune, mais l'âge a modifié les choses). Je suis une adepte presque exclusive des crèmes bio ou naturelles. 

Crème visage ultra-réconfortante, gamme Rêve de miel, Nuxe

J'ai aimé :
- une crème réconfortante, riche, qui pénètre bien et protège très efficacement
- la texture est agréable, facile à travailler avec les doigts
- l'odeur de miel est agréable 
- joli packaging blanc

J'ai moins aimé :
- malgré toutes ses qualités, cette crème n'est pas bio. Or je n'utilise désormais que des cosmétiques bio, je l'ai donc beaucoup aimée et achetée à une époque, mais je ne la rachèterai plus
- le conditionnement en pot n'est pas hyper hygiénique...
- son prix : 27,20 euros pour 50 ml sur le site de Nuxe 


A noter : cette gamme Rêve de Miel se décline également en crèmes pour les mains, baumes à lèvres, démaquillants, etc. J'avais testé le gel nettoyant et l'avais trouvé très agréable. 

Cold Cream Visage, Weleda



J'ai aimé :
- crème extrêmement riche, grâce à l'huile d'amande douce  et à la cire d'abeille qu'elle contient en grande quantité
- protège extrêmement bien du froid intense
- cosmétique "naturelle", labellisée Natrue (pas de conservateur ni de parfum de synthèse, pas de dérivés pétrochimiques, pas de silicones ni d'OGM)  
- le tube est hygiénique, sa souplesse permet de savoir à quel moment il faut racheter la crème (à la fin, vous devez rouler le tube sur lui-même pour extraire les dernières gouttes de crème
- grande efficacité mais très petit prix : 8 euros les 30 ml sur le site de Weleda. 

J'ai moins aimé :
- la texture épaisse et huileuse, n'est pas des plus faciles à étaler 
- la peau brille un peu après l'application, je la mets surtout la nuit ou les jours où je reste à la maison et donc je ne me maquille pas 

A noter : la gamme de crèmes Weleda est large et offre des produits de bonne qualité adaptés à tous les types de peaux pour des prix  bas. Je vous recommande la crème à l'amande et la crème à l'iris, dans la même gamme. Pour les mains agressées, leur crème au citrus fait des merveilles aussi. 

Crème riche hydra-protectrice, Melvita 


J'ai aimé :
- crème efficace, bien riche, à l'huile de bourrache, d'onagre, d'amande douce et au beurre de karité
- l'odeur est agréable et discrète
- le packaging en tube est hygiénique et le système de pompe permet de doser précisément le produit
- la texture souple rend l'application facile et la crème pénètre vite sans laisser de traces brillantes
- idéale en crème de jour 
- certifiée Cosmébio (sans OGM, ni dérivés pétrochimiques, ni parfum ni colorant de synthèse) 
- son prix raisonnable, 19,90 euros les 50 ml

J'ai moins aimé :
- peut-être pas assez riche pour les très grands froids 

Et vous, quelles sont vos crèmes préférées pour l'hiver ? 

samedi 3 décembre 2016

6 pistes pour un amour qui dure

Hier, avec mon mari, nous avons fêté nos onze ans. Pas nos onze ans de mariage, bien sûr, nous en sommes encore loin. Mais nos onze ans de rencontre. Nous nous sommes rencontrés à Paris le 2 décembre 2005 sur le boulevard du Montparnasse, et je m'en rappelle comme si c'était hier. Je me rappelle comment nous étions habillés, j'avais ma jupe beige que j'adorais, un haut noir, lui portait un grand manteau gris qui ne s'accordait pas avec son écharpe camel. Je me rappelle de ce petit resto indien où nous avons dîné et la réflexion que je me suis faite quand je suis montée aux toilettes pendant la soirée : "ce garçon n'est pas ce que je cherche mais je passe un excellent moment". Je n'espérais rien, et pourtant deux jours plus tard nous nous sommes mis ensemble. 

Onze ans de bonheur, mais avec des hauts et de bas. On dit que la traversée commune des épreuves forgent un couple, j'espère que c'est vrai, car ces derniers mois par exemple, notre couple a pris cher. Fluctuat, nec mergitur. C'est pour cela que la célébration de notre anniversaire hivernal m'était d'autant plus chère cette année. 

Au lendemain de cet anniversaire, dignement fêté, j'ai eu envie de vous livrer quelques-unes de nos pistes pour que l'amour dure. Ça vaut ce que ça vaut, hein, mais une partie de ces recettes ont été testées et approuvées par notre père, qui a fêté cet été ses noces d'or avec notre gentille maman.  Dans une région où un mariage sur deux finit en divorce, je trouve ça beau. Alors, je me dis que cela doit être de bonnes recettes tout de même ;-) 

"Un couple, c'est comme une équipe", m'a dit une amie chère lorsqu'elle a appris que notre petit bateau prenait mal le vent ces derniers mois. Elle a bien raison. Une équipe, ça s'entraîne, et l'amour, c'est pareil, ça s'entretient. Comme un beau bouquet de roses ou un grand feu de cheminée : si vous voulez que votre bouquet reste éclatant et que votre flambée majestueuse, il vous faudra changer l'eau, couper les tiges et ajouter des bûches. 

1° Com-mu-ni-quez !

Le maître-mot. Nous avons des vies bien remplies, on court tout le temps partout, ça ne s'arrête jamais, parfois on souffre de ce rythme infernal et on se sent seul (oui, oui, même en couple). C'est pour ça qu'il faut impérativement trouver des moments pour communiquer avec son conjoint. Le face à face, c'est mieux, mais à distance, cela peut être des petits mots laissés dans la maison, des textos... J'envoie beaucoup de textos à mon mari, nos parents se laissent des petits mots sur une ardoise dans la cuisine (les rythmes sont parfois très différents). Cela permet de garder le contact, d'échanger sur la journée, de proposer des projets... 

De temps en temps, un échange plus long est nécessaire. J'aime bien aller au restaurant avec lui pour ça : pas de cuisine à faire, pas de vaisselle, pas d'appel de la TV, on discute tranquillement pendant une heure et demie ou deux, et c'est très précieux ;-) 

2° Soyez différents

Si vous aimez votre semblable, l'amour durera ce que dureront vos passions communes, dit-on. On s'imagine qu'une personne au caractère et aux goûts semblables aux nôtres sera le meilleur choix. Je ne pense pas du tout que ce soit le cas. Il faut des passions communes et des goûts communs, bien sûr, mais des caractères différents et des goûts personnels forment des couples solides, car chacun complète l'autre. Je suis Capricorne, il est Gémeaux, je suis littéraire, il est scientifique, il est super rationnel, je suis impulsive... et nous nous complétons fort bien. Avec le temps, chacun déteint l'un sur l'autre et on finit par avoir de l'affection pour les défauts du conjoint. En termes de goûts, c'est pareil : avoir des goûts communs permet de partager certaines choses, mais avoir des goûts personnels différents en plus, c'est encore mieux. Mon mari déteste mon groupe préféré, je m'agace devant ses jeux vidéos, mais nous avons plein de choses à partager par ailleurs. 




Photo prise en Angleterre, sur l'île de Wight, lors de nos dernières vacances. J'adore la campagne anglaise, pas vous ? 

3° Acceptez les changements de l'autre (et parlez-en)

Dans un couple, chacun évolue. L'amour, dit une phrase connue de Saint-Exupéry, c'est regarder ensemble dans la même direction. Alors que faire lorsque la direction change ? Recette n°1 : communiquer ! J'ai découvert ça, je te fais écouter ? J'ai envie de faire ça, qu'est-ce que tu en penses ? Lors des discussions importantes (cf. supra) il ne faut pas hésiter à dire ce que l'on ressent. Tu as changé depuis quelques mois, je te trouve comme ça, qu'est-ce que tu en penses ? A quoi est-ce dû ? Cela évite les trop grosses fissures, les couples qui rompent lorsque l'autre, petit à petit, est devenu tellement différent qu'il finit par devenir un étranger. Des incompréhensions, des rancoeurs, des jalousies se sont installées et ont miné le couple. Une saine discussion, sans tabous, permet de mettre au jour des dossiers difficiles que l'on arrive à mieux comprendre au final. 

4° Créez des moments de partage

Dans nos vies d'hommes et de femmes pressées, trouver des moments de pause est essentiel. Cela peut être des petits rituels : la pizza du jeudi soir, installés tranquillement devant notre série préférée. On attend ce moment, on en profite, chacun posé contre l'autre, en attendant le jeudi suivant qui ramènera le même rituel calme et apaisant. J'aime aussi cuisiner, nous avons une passion commune pour le vin : l'un de nos moments de partage se produit lorsque je cuisine, il ouvre une bonne bouteille que nous partageons pendant que le plat termine sa cuisson. C'est aussi l'occasion de discuter. 

5° Dites ce que vous avez à dire, faites ce que vous avez à faire

Etre franc avec l'autre me paraît essentiel. Il faut verbaliser au maximum, sinon on risque de voir sortir quelques vérités longtemps gardées pour soi sur un ton et dans un contexte qui ne sont pas souhaitables pour l'harmonie du couple. Les non-dits sont toxiques ! De plus, être amoureux ne veut pas dire être soumis. Il est aussi essentiel de garder du temps pour soi, de sortir avec d'autres personnes, de faire des activités seul(e) et de ne pas renoncer à nos projets personnels. Mais de les concevoir dans un contexte qui inclut également le couple. 

6° La passion ne dure pas (heureusement ! )

Avec le temps, l'amour que l'on éprouve se modifie. Il ne s'agit pas de la passion débordante des débuts, mais une affection forte, accompagnée de tendresse et du désir de continuer à partager sa vie avec l'autre. Accepter cela est essentiel pour que le couple dure. On reste amoureux, mais différemment. La passion est un sentiment fort, mais bref, l'amour sincère est moins romantique mais bien plus durable ;-) Dans les temps tourmentés que nous vivons, à l'ère du tout tout de suite et du jetable, je ne peux m'empêcher de penser qu'un couple qui dure est une belle réussite !

Et vous, quels sont vos petits secrets pour que l'amour dure ? 


dimanche 27 novembre 2016

Soufflé au fromage revisité à la méditerranéenne

Bonsoir, lecteurs, lectrices ! J'espère que vous avez passé un bon week-end. Pour moi, c'était le premier vrai week-end depuis longtemps, mon mois de novembre ayant été très, très chargé, je ne pouvais pas me permettre de ne pas travailler les samedis et dimanches. Cette semaine, le rythme infernal a pris fin. Repos ! Dormir autant que j'en ai envie, lire sur le canapé, cuisiner, faire du shopping en ligne, aller chez mon esthéticienne préférée...  quel bon programme !

Ce soir, j'en ai profité pour faire une nouvelle recette. J'avais déjà fait des soufflés au fromage, mais j'avais envie de les revisiter un peu, en cette fin de novembre, aux couleurs et aux saveurs du Sud ensoleillé. Voici ma petite recette ;-) 

Pour 4 personnes, il vous faut :

  • 4 œufs
  • 200 grammes d'emmental râpé
  • 70 grammes de beurre
  • 90 grammes de farine
  • 50 cl de lait
  • 4 ou 5 cuillères à soupe de bonne sauce tomate 
  • quelques olives vertes tranchées finement
  • un peu de mélange d'herbes de Provence séchées, le mien vient de chez Alice Délice (surtout, n'allez pas dans ce magasin, c'est un réel lieu de perdition pour votre carte bleue ;-)...)

Préchauffez votre four à 180°. Pendant ce temps, faites fondre le beurre dans une casserole à feu moyen. Ajoutez la farine. Remuez bien. Retirez du feu. 

Ajoutez le lait et les cuillères de sauce tomate. Remuez bien. Ajoutez le jaune des œufs, remuez bien. 

Ajoutez vos herbes de Provence et vos copeaux d'olives, ainsi que le fromage. Mélangez. 

Réservez les blancs et montez-les en neige dans un bol séparé avec un peu de sel. Une fois montés, incorporez-les doucement au reste de votre préparation. 

Avant cuisson :





Versez dans un moule rond allant au four et faites cuire pendant 35 minutes. 




Servez, par exemple, avec une salade de jeunes pousses. 
J'ai bien aimé cette recette, les saveurs du sud sont douces mais relèvent bien la recette traditionnelle. Bonne nouvelle, il en reste la moitié pour demain soir ! 




Bon appétit ! 

vendredi 25 novembre 2016

Mes envies déco pour l'hiver

Ce weekend, c'est la première fois que je peux souffler un peu depuis plusieurs semaines. J'en profite pour rester à la maison et réfléchir aux aménagements de notre maison. Cela fait plus d'un an que nous avons troqué notre appartement pour une grande maison contemporaine. C'est fou, mais même un an plus tard, j'ai l'impression que nous n'avons pas encore trouvé l'aménagement qui convient pour notre maison. Petit à petit, les choses ont pris forme, mais il reste encore des idées à trouver et des achats à faire.  

L'immense pièce qui nous sert d'entrée, de salon, de salle à manger et de cuisine est très design, mais en hiver, elle est un peu froide avec ses murs blancs, ses colonnes de béton gris perle et son carrelage anthracite. Je suis donc à la recherche d'éléments de déco pour réchauffer un peu son ambiance. Ayant lu l'article de Madeleine Miranda sur le Hygge, j'ai beaucoup aimé ce concept et décidé de profiter de mon temps libre pour faire quelques recherches en matière de déco chaleureuse et cocooning. Voici donc la liste de mes envies.

Un grand coffre en bois, à poser contre le canapé (Maisons du Monde)



Un plaid bien douillet en fausse fourrure (La Redoute) pour se lover dedans en regardant une série


ou encore celui-ci, un jeté bien coloré à draper sur le canapé (La Redoute)




Des coussins exotiques, pour donner une touche de gaieté supplémentaire audit canapé (Maisons du Monde)



Un autre coussin à message, pour me caler le dos, lorsque nous regardons des séries. Mon chéri a le sien, mais il n'est pas partageur. J'aime la couleur rose et le joli message de celui-ci (La Redoute) qui existe en différents formats : j'ai envie du plus grand pour être bien à l'aise (63 x 63 cm).



Des bougies à disperser un peu partout dans la pièce. Grâce à Koalisa, j'ai découvert les bougies naturelles de Lullabulle, une jeune et créative entrepreneure bretonne. Je suis fan des Yankee Candle, mais le concept et les jolies saveurs concoctées par Lullabulle me tentent bien.


(Photo : boutique Tête de Poulpe à Brest, empruntée au FB de Lullabulle et à celui de la boutique)

Des mini-étagères murales sur lesquelles placer un bibelot, quelques beaux livres ou encore un petit pot de lierre tombant (Ikea)



Une série de grands tableaux colorés et originaux pour occuper un pan de mur. Dans deux styles très différents, j'aime ces deux-là (Maisons du Monde) 




Et vous, des envies déco ?

jeudi 24 novembre 2016

Série : The People vs OJ Simpson


J'adore les séries, bien plus que les films. Avec un film, j'ai toujours peur d'être déçue et de m'ennuyer, tandis qu'avec une série, du moment que j'aime le thème et l'ambiance, j'ai beaucoup de plaisir à retrouver chaque semaine de nouveaux épisodes et à voir la nouvelle saison arriver chaque année. 

Aimant beaucoup le droit, j'affectionne particulièrement les séries policières et/ou judiciaires. Ma préférée dans ce genre-là : Engrenages. Vraiment superbe et très prenante. Lorsque je n'avais plus de vie durant mes années de concours, notamment durant l'année difficile où j'étais agrégative, je dégageais toujours une soirée pour regarder Engrenages, quitte à enchaîner mon travail et mes cours sans pause jusqu'à 21h.

OJ Simpson, star déchue  

Cet automne, j'ai voulu regarder la nouvelle série sur Canal + qui relate le procès d'OJ Simpson. Vous vous en souvenez peut-être, le procès de ce joueur de football américain, adulé par l'Amérique des années 80 et brusquement jeté en prison après la découverte du meurtre de son ex-femme et d'un autre homme... Moi, ça me disait vaguement quelque chose, mais je me suis abstenue de demander à Google pour préserver le suspense. 

Cela ne pourrait être que l'histoire d'une star déchue, mais OJ n'est pas qu'une star, il est aussi noir, un Noir auquel des millions d'Afro-Américains s'identifient et dont un pays entier suit les exploits sportifs. Même si lui ne voit pas forcément les choses comme ça. "Mais je ne suis pas noir ! Je suis OJ !" s'exclame-t-il lorsque son avocat lui suggère de plaider le racisme.

Mari violent... ou police raciste ?

Car en effet, si les preuves matérielles semblent accabler OJ (on a retrouvé du sang des victimes chez lui) très vite le doute s'installe. OJ et son ex-femme Nicole, explique une de leurs impayables amies, étaient "le couple divorcé le moins divorcé que je connaisse." Le policier blanc qui a mené l'enquête n'a t-il pas avoué publiquement ses tendances racistes, et mis en lumière le racisme ambiant au sein de la police de LA ? Comment expliquer par exemple qu'OJ, star nationale à l'époque, ait été immédiatement menotté devant la presse lors de la visite de la police, à un stade de l'enquête où il n'est qu'un parent de l'une des victimes ? 






Une série servie par d'excellents acteurs

Pour l'instant, j'ai bien aimé cette série. Les acteurs sont excellents, notamment Cuba Gooding Jr, qui incarne un OJ excessif, perdu, déchirant, Sarah Paulson qui joue l'impitoyable procureure Marcia Clark, convaincue de la culpabilité de Simpson et bien décidée à lui faire payer ses crimes, et enfin Courtney B Vance, le défenseur d'OJ, plein d'intelligence, de fougue et de talent. La scène en prison où l'avocat explique à un OJ abattu et résigné à son triste sort à quel point le regarder jouer a représenté pour lui une source d'inspiration et d'espoir dans les moments sombres de sa vie est vraiment mémorable. Y compris lorsque son équipe perdait le match ! 
Bref, j''ai hâte de découvrir la suite ! 

Et vous, aimez-vous les séries ? Quelles sont vos séries préférées du moment ? 

mercredi 23 novembre 2016

Les enfants du duc, d'Anthony Trollope

Je suis ce qu'on appelle, hélas, une grande lectrice. Il faut savoir que de nos jours, vous êtes un grand lecteur dès que vous lisez plus de 20 livres par an. Je trouve ça tellement triste car pour moi, 20 livres par an ce n'est pas beaucoup, et je n'imaginerais pas ma vie sans lecture. Il y a toujours un roman en cours à mon chevet. Grande fan de polars et de romans noirs, je lis en fait surtout de la littérature classique, française, anglaise, russe, américaine, allemande, italienne. Pour les vacances d'automne, comme nous allions en Angleterre, j'ai embarqué dans ma valise ce roman d'Anthony Trollope.


Un rival de Dickens

Anthony Trollope est un auteur encore assez peu connu en France, mais très populaire dans le monde anglo-saxon. Il y a même une Trollope Society ! Fils de la petite bourgeoisie (son père était avocat) devenu, par la force des choses, inspecteur des postes, puis parlementaire, il a acquis une importante célébrité dans l'Angleterre victorienne, surpassant peut-être même son rival Dickens, qu'il détestait cordialement. Tout au long de sa carrière, Trollope écrivit pas moins d'une cinquantaine de romans, sous forme de cycles (les Palliser Novels, les Barchester Chronicles et son chef-d'oeuvre, Quelle époque ! (The way we live now).

Les cycles de Trollope, comme chez Balzac, font se croiser des univers similaires et des personnages récurrents, mais les différents volumes d'un même cycle peuvent se lire séparément, ce qui est un avantage indéniable. Par exemple, Les enfants du duc est le volume final de la série des Palliser : il se lit très bien même en ignorant tout les précédentes aventures de Plantagenêt Palliser et de lady Glencora. 

Le romancier de la noblesse victorienne

Si vous aimez Dickens, Gaskell et les romans sociaux, vous ne trouverez peut-être pas Trollope à votre goût. Notre inspecteur des postes a une certaine fascination pour le grand monde, et nous emmène plus souvent dans les châteaux de l'aristocratie anglaise que dans les chaumières des paysans. Ceci dit, même en étant une grande admiratrice de Dickens qui est, avec George Elliot, (ah, le Moulin sur la Floss!) mon écrivain anglais préféré, j'ai beaucoup aimé ce volume de Trollope. 


Portrait de Lady Agnew, par John Singer Sargent


L'histoire est simple. Pantagenêt Palliser, richissime duc d'Omnium et ancien Premier Ministre, s'est retiré dans son cher Barsetshire, pensant couler de vieux jours heureux avec son épouse tant aimée, lady Glencora. Mais ne voilà-t-il pas que lady Glencora meurt brusquement, le laissant seul avec ses trois enfants adultes, lord Silverbridge, son cadet lord Gerald, et sa fille lady Mary. Et le moins qu'on puisse dire que le duc n'a pas de chance avec ses enfants, notamment les garçons. Après s'être fait renvoyer d'Oxford pour avoir peinturluré de rouge la maison du doyen de l'université, Lord Silverbridge, héritier du titre, se passionne pour les courses de chevaux, achète un pur-sang et s'abouche avec un homme louche du nom de Tifto dont les malversations diverses vont lui coûter cher. S'il s'engage en politique, c'est pour trahir l'orientation politique de sa famille (et puis quel ennui, ces séances à la Chambre des Communes !), tandis que son cadet Gerald se fait, pour sa part renvoyer de Cambridge pour avoir fait le mur afin d'aller aux courses ! Les dettes et les factures  impayées pleuvent de tous côtés. Le duc pourrait espérer trouver du réconfort auprès de sa fille Mary, mais celle-ci, au grand dam de son père, s'est fiancée au meilleur ami de son frère, un jeune homme résolu sans nom ni fortune... 

Un maître de la psychologie

L'intérêt du livre ne réside pas tant dans l'intrigue, certes classique mais agréablement menée, mais plutôt dans le style impeccable et plein d'humour de Trollope, dans le regard affectueux qu'il porte sur ses personnages, même lorsque ceux-ci font les pires bêtises ou se comportent de manière désespérément illogique. Son sens de la psychologie fait merveille à chaque page. Face à l'immaturité des fils Palliser, le personnage de lady Mary prend de la force et de l'ampleur. On s'attache à cette jeune femme résolue décidée à ne pas reculer face aux préjugés de son époque. Par certains aspects, cette chronique de la vie de la haute noblesse britannique est aussi un plaidoyer féministe avant l'heure. Au portrait de Mary répond celui de Lady Mabel, fille pauvre d'une famille noble, résolue à épouser un homme riche qu'elle n'aime pas pour échapper au destin impitoyable qui attend à cette époque les vieilles filles sans fortune....

Après le décès de Trollope en 1882, Henry James lui rendit hommage en ces termes : 

"Trollope sentait en même temps qu'il la voyait, la multiplicité du quotidien et de l'immédiateté ; il la sentait d'une façon simple, directe et salubre, avec sa tristesse, ses joies, son charme, son côté comique [...]. Il restera l'un des plus sûrs, bien que n'étant pas le plus éloquent, des écrivains qui ont aidé le cœur de l'homme à se connaître lui-même..."




Et vous, aimez-vous les écrivains anglais ? Quels sont vos auteurs préférés ?