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samedi 25 mars 2017

Une après-midi au hammam

Bonjour ! J'espère que vous allez bien. Aujourd'hui je partage avec vous l'un de mes bons plans détente, testé et approuvé depuis des années : le hammam. Jeudi, après une dure période de travail, je suis allée y passer l'après-midi et en suis sortie comme neuve, la peau douce et l'esprit léger

Le hammam offre de multiples bienfaits. J'ai découvert le mien en rentrant de Russie, où j'étais une habituée des bains russes et je cherchais une alternative en France. Je n'ai jamais été déçue par celui-ci, auquel je suis fidèle depuis. 



En arrivant au hammam, on vous remet un gros ballot avec un peignoir, des chaussons en plastique, une serviette, un paréo et un peu de savon noir. On commence, après une bonne douche, à s'enduire de savon noir sur tout le corps sauf le visage et les pieds. Puis direction la salle de vapeur, le hammam proprement dit !

Dans cette pièce, une vapeur chaude et très humide nous entoure, au point de ne pas voir parfois les personnes qui sont situées à l'extrémité de la pièce. On s'installe assise ou couchée sur le paréo et on laisse la vapeur, parfumée ou non à l'eucalyptus, faire son oeuvre. Elle va non seulement détendre le corps, activer la circulation sanguine et purifier l'organisme et la peau. En effet, sous l'effet de la vapeur, les pores se dilatent pour laisser sortir toutes les toxines accumulées. Le temps à passer dans la salle de vapeur dépend de votre résistance, la mienne est assez bonne mais si vous vous sentez mal et/ou que c'est la première fois, il vaut mieux ne pas rester longtemps à chaque passage. 

En sortant de la salle de vapeur, on peut prendre une douche fraîche pour se débarrasser de la sueur et des restes de savon noir avant d'aller s'étendre sur le marbre de la pierre chaude. Celle-ci permet de détendre les derniers muscles qui en auraient eu besoin et d'attendre tranquillement son tour pour le gommage. On y est tellement bien qu'on peut s'y endormir sans problème ! 

Le gommage au gant intervient au terme de ces trois premières étapes, une fois que la peau est prête. Il permet d'exfolier la peau en profondeur et donne une peau de bébé incomparable. Par contre attention, c'est énergique ! A chaque fois je suis surprise par la quantité de peau morte que la dame du gommage a réussi à enlever.


Une fois passée l'étape du gommage, la voie est libre vers la piscine ! Mon hammam possède en effet une petite piscine en longueur, assez grande pour y faire quelques brasses, et équipée de quelques jets de massage. Le contraste entre la chaleur moite des étapes précédentes et la fraîcheur de l'eau de la piscine fait un bien fou. Mais je ne vous cache pas qu'il faut généralement se faire violence pour entrer dans l'eau ! 

On peut répéter autant qu'on le veut les étapes vapeur/douche/pierre chaude/piscine. Mon hammam est aussi doté d'un sauna et d'une salle de massage, mais je ne les utilise pas beaucoup. En revanche je profite avec plaisir du thé à la menthe et de la pâtisserie orientale délicieuse offerte en cours d'après-midi. 

Hammam Médina Center, rue Petit, Paris 19e, métro Ourcq. 
Ouvert tous les jours en semaine de 11h à 22h, sauf le mardi, mixte le samedi (de façon générale évitez le week-end si vous le pouvez). 
Le forfait de base (avec gommage) est à 44 euros. 
Crédits photos : Pixabay 

Et vous, allez-vous au hammam ? Des adresses à recommander ? 

jeudi 23 mars 2017

Tarte réconfort au fromage et au jambon

Bonsoir, j'espère que vous allez bien ! Je suis désolée de ne pas avoir posté depuis un certain temps, j'ai eu tellement de travail que je n'avais même plus le temps de bloguer. Heureusement, je suis en vacances dans une semaine et le rythme va être plus calme pour la fin de l'année universitaire. 

Ce soir, je vous propose une petite recette sans prétention que j'ai faite cette semaine, idéale pour une soirée un peu pluvieuse et humide comme c'est parfois le cas ces derniers jours. Il arrive quand, le vrai printemps ?

Ingrédients pour la tarte au fromage et au jambon 

Pour 4 personnes : 
  • Un rouleau de pâte brisée (vous pouvez aussi la faire vous-même avec cette recette)
  • Deux œufs frais
  • 25 cl de lait
  • Un oignon
  • Une tomate
  • 200 grammes de fromage (j'ai pris du fromage à raclette, de l'emmental convient aussi)
  • 3 tranches de jambon de Paris 
Préparation

Préchauffez votre four à 180 degrés
Étalez votre pâte brisée dans son moule
Émincez l'oignon et la tomate
Dans une poêle, faites blondir votre oignon dans un peu de matière grasse
Pendant ce temps, découpez votre fromage et votre jambon en morceaux, et installez-les de façon régulière dans le moule avec la tomate 
Une fois que vos oignons sont bien revenus, mettez-les dans une jatte avec les deux œufs et le lait. Salez, poivrez. Battez vigoureusement l'ensemble, puis versez l'appareil ainsi obtenu dans le moule.
Enfournez pendant 40 minutes.


Servez avec une salade verte. 

Bon appétit !

Et vous, qu'avez-vous envie de cuisiner ces temps-ci ? 

mercredi 8 mars 2017

Joli film : Médecin de campagne

Il y a des films qui redonnent confiance en l'être humain (ce qui n'est pas un luxe de nos jours, vous en conviendrez). Avec ses beaux personnages et sa délicatesse de propos, Médecin de campagne, le dernier film de Thomas Lilti, le réalisateur d'Hippocrate, est de ceux-là. Sans compter les images superbes de la campagne, avec ses ciels immenses et ses plaines verdoyantes, qui donnent envie de partir vivre quelque part loin de Paris, de ses fumées et de ses bruits.



Jean-Pierre Werner, la cinquantaine tassée (admirablement joué par François Cluzet, excellent dans ce rôle de personnage bourru et têtu) est donc médecin de campagne dans un petit village perdu entre le Val d'Oise et la Normandie. Dans son cabinet défile toute une galerie haute en couleur d'habitués qu'il a appris à écouter et à connaître. Jean-Pierre, c'est le médecin de confiance par excellence, toujours prêt à prendre sa sacoche pour aller aider un fermier accidenté ou permettre le maintien à domicile d'un vieux monsieur en fin de vie. Le village ne peut pas se passer de son médecin. Sauf que voilà, le diagnostic de son confrère et ami Norès est formel : le médecin est malade, Jean-Pierre souffre d'une tumeur au cerveau...

Hors de question, pour Jean-Pierre, d'alléger son rythme de travail harassant et de parler de sa maladie à sa mère et à son fils. Norès décide alors de lui dépêcher Nathalie, une ancienne infirmière reconvertie qui vient de finir ses études de médecine et rêve d’exercer à la campagne. Inutile de dire que Jean-Pierre n'est pas précisément ravi de la voir débarquer dans sa vie et ses habitudes bien rangées...



J'ai beaucoup aimé ce film, le jeu admirable des acteurs principaux, l'humanité qui se dégage de ces deux-là, la délicatesse des scènes toutes en suggestion, sans jamais tomber dans le tire-larme facile, la comédie romantique prévisible ou la caricature. J'avais gardé un bon souvenir d'Hippocrate,  et ce Médecin de campagne développe le même thème avec un égal talent. Selon Wikipedia, ce film a généré 1,5 millions d'entrées et a connu la plus longue durée de maintien en salles en 2016 : ce n'est pas surprenant ! 

Et vous, avez-vous vu ce film ? Quel est votre avis ? D'autres belles découvertes au cinéma à recommander ? 

samedi 4 mars 2017

Mes envie mode de mars

On est en mars ! Autant je supporte plus ou moins bien les mois d'hiver (novembre, janvier et février notamment, décembre étant sauvé par la perspective de Noël) autant je suis joyeuse en voyant, en mars, l'arrivée des beaux jours (on est d'accord, surtout sur le calendrier, les rafales de pluies tombées ces derniers jours n'étant pas précisément l'idée que je me fais d'un beau temps printanier). Mais rien que ce mot de mars me met en joie. Ça vous fait ça, à vous aussi ? La nature se réveille : notre eucalyptus fait des petites feuilles vert clair, on entend chanter les oiseaux, les bulbes pointent fièrement vers le ciel leurs pousses vertes... Quant à la pelouse, elle pousse avec une telle vigueur que jusqu'au déluge d'hier soir, j'envisageais sérieusement de faire ce matin la première tonte de l'année. 

Bref, forcément, tout ce regain de vie donne envie de nouvelles emplettes colorées, pour changer des couleurs sombres de l'hiver. Voici la liste de quelques-unes de mes envies.

Chez Etam, ce pull à volants





Chez Esprit, ce cache-coeur poudré, j'aime beaucoup les cache-coeur, dommage qu'on en trouve rarement


Et cette jupe en jean 


Ce foulard ethnique chez Hermine de Pashmina

Et vous, des envies mode en mars ?

mercredi 1 mars 2017

Souvenirs d'enfance (TAG)

Aujourd'hui, j'ai eu envie de reprendre ce TAG posté par Virginie dans ce billet. L'occasion d'en dire un peu sur moi. C'est un TAG un peu nostalgique qui amène surtout à parler de l'enfance : un moment dont je ne garde pas le meilleur souvenir, que je ne voudrais absolument pas revivre mais dont, en vieillissant, des éléments me remontent à la mémoire. Ça vous fait ça, à vous aussi ? 

1 – Que voulais-tu faire quand tu seras grande ?

Quand j'étais enfant, je voulais être écrivain, critique littéraire ou avocate. J'étais très déçue d'apprendre qu'on ne peut pas vivre de sa plume... Mais aujourd'hui j'enseigne les bases du droit, entre autres matières. 

 2 – Quelles ont été tes BD et dessins animés préférés ?

J'ai beaucoup aimé les Tintin en BD et en dessin animé quand j'étais petite, et le dessin animé que je préférais était sans conteste Princesse Sarah. L'histoire de cette petite fille abandonnée et maltraitée m'avait beaucoup touchée. Je me rappelle aussi de Lady Oscar

3 – Quels ont été tes jeux préférés ?

J'étais une petite fille solitaire qui lisait beaucoup, surtout de la littérature et des livres d'histoire. La lecture et le développement des univers imaginaires afférents a occupé une grande partie de mon enfance. J'ai lu très tôt des œuvres classiques qui normalement n'étaient pas forcément de mon âge (je pense notamment à La Princesse de Clèves quand je devais avoir 13 ou 14 ans, Guerre et Paix à 15 ans...) 




4 – Quel a été ton meilleur anniversaire ?


Je ne sais pas si c'était le meilleur mais je me rappelle très bien de mes dix-huit ans, fêtés avec mes parents dans un bon restaurant. C'était tellement important pour moi de devenir légalement "adulte" avec la majorité.

5 – Qu‘est-ce que tu aurais absolument voulu faire et que vous n’as pas encore fait ?

Ecrire un roman. J'ai développé une idée il y a quelques années, ai dû écrire une centaine de pages puis mes projets professionnels ont pris le dessus.  


6 – Quel était ton sport préféré ?

Quand j'étais enfant, j'ai fait de l'équitation pendant plusieurs années, mais hélas avec toujours une appréhension liée aux chevaux, ils m'attiraient mais me faisaient peur, suite à quelques aventures (le cheval qui s'emballe et t'embarque au galop en pleine forêt loin de ton groupe sans que tu arrives à le maîtriser, c'est très sympa). J'ai fini par comprendre que ce n'était pas fait pour moi. 

7 – Quel était ta première idole de musique ?


Je n'étais pas spécialement portée sur la musique durant mon enfance. Aujourd'hui la musique m'est presque indispensable, mais ce n'était pas le cas avant... 

8 – Quel est le plus cadeau de Noël que tu aies reçu ?


Mon plus beau cadeau de Noël fut la rencontre avec mon chéri, peu de temps avant les fêtes. L'avantage avec ce cadeau-là fait par la vie, c'est qu'il continue à m'apporter du bonheur chaque jour. 

Et vous, quels souvenirs, quelle impression gardez-vous de votre enfance ? En êtes-vous nostalgiques ? 

samedi 25 février 2017

Le pacte du petit juge, de Mimmo Gangemi

Comme vous le savez déjà, j'adore les polars.  Si j'en lis de plus en plus, ce n'est pas pour autant que tous les auteurs trouvent grâce à mes yeux. Récemment, si j'ai beaucoup aimé le chef d'œuvre de Chandler que j'avais déjà chroniqué, j'ai aussi été très déçue par La fille du temps, pourtant classé meilleur roman policier de tous les temps. Mais c'est avec un grand plaisir que j'ai dévoré Le Pacte du petit juge, de l'auteur italien Mimmo Gangemi, découvert par hasard en furetant dans les rayons de ma librairie de quartier.

Une atmosphère italienne particulièrement bien rendue


Ce que j'aime dans les polars, plus que l'action ou la complexité de l'intrigue, c'est l'atmosphère et les galeries de personnages.  Deux points que Mimmo Gangemi maîtrise à merveille. L'action du Pacte du petit juge se passe en Calabre, dans cette région âpre du Sud de l'Italie qui fait face à la Sicile. Alberto Lenzi est un magistrat jouisseur qui aime les bons repas, les sorties, les jolies femmes et les parties de jambes en l'air, en dépit de sa relation mouvementée avec Marina, une policière. Malheureusement, sa quiétude est troublée par la noirceur des enquêtes qu'on lui confie. Un chargement important de drogue, qu'il était supposé intercepter, a mystérieusement disparu. Dans la villa d'une vieille famille noble spoliée par la mafia locale, la police a retrouvé les restes d'un homme torturé à mort ainsi que les traces du massacre de trois Noirs. Alberto commence son enquête, aidé par la belle et imprévisible Chiara, sa collègue magistrate, et Lucio, son ami d'enfance. Derrière ce vol et ces meurtres, il ne tarde pas à découvrir la main de la mafia locale, toute puissante... 


Photo prise à Syracuse, en Sicile... Oui, je ne suis jamais allée en Calabre.... 

Des personnages hauts en couleur 


Bien écrit, le roman se distingue par une savoureuse galerie de personnages hauts en couleur, la qualité de ses dialogues et l'humour de son auteur. Le personnage d'Alberto, dragueur impénitent campé dans sa fierté masculine, m'a paru parfois séduisant, parfois ridicule, souvent attachant. Les conversations des notables de la ville, entre querelles de préséances et rivalités héréditaires, rythment le roman de dialogues mordants et bourrés d'ironie. Mais surtout, ce sont les figures des parrains de la mafia, les Rota, les Pinnuto, les Cortara, qui dominent le tableau. Autant de familles sanguinaires, assassins de père en fils, d'oncle en neveu, révérées et craintes, admirées et détestées, toutes désireuses de s'assurer le contrôle de la région en éliminant leurs adversaires. Parmi ces peu recommandables personnages, le vieux don Mico Rota, officiellement retiré des affaires, à qui le juge Lenzi a obtenu le droit de purger sa peine de prison à domicile pour raisons de santé. D'un côté, le juge qui sait son pouvoir limité par un système corrompu, mais qui continue, aveuglément, à rêver de justice. De l'autre, le vieux parrain, bien moins malade qu'on ne le croit, mais qui en sait certainement bien plus qu'il n'en dit. Entre les deux, un rapport ambigu s'engage...


Et vous, des lectures coup de cœur ces derniers temps ? 

mercredi 22 février 2017

Mon avis sur La La Land (attention, spoilers)

Impossible, en ce début d'année 2017, d'échapper à La La Land. Ce film a pris dès son lancement des allures de phénomène. Couverture médiatique dithyrambique, revue d'avis enthousiastes sur les affiches, multiplication des billets critiques sur les blogs, multiples récompenses et 14 nominations aux Oscars... 


Comme j'aime les comédies musicales, j'ai eu envie d'aller le voir, même si le cinéma et moi, d'habitude, ça fait plutôt deux. J'étais enthousiaste en y allant, mais j'en suis sortie plutôt mitigée et mon chéri aussi et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Attention, ce billet contient des spoilers. Si vous n'avez pas vu le film et que vous voulez conserver une surprise complète, ne lisez pas ce qui suit ! 

La La Land commence comme une comédie musicale, gaie et colorée, dans l'esprit des Parapluies de Cherbourg. Nombreux airs enlevés, explosion de couleurs vives... La scène d'ouverture qui semble un plan séquence de six minutes (en réalité, coupé en trois parties) est impressionnante et posa au réalisateur de nombreuses contraintes techniques


Assez rapidement, l'ambiance change pour tourner à la comédie romantique autour d'une histoire d'amour et d'ambition assez américaine dans l'esprit. Qui n'a pas un rêve en apparence impossible qu'il rêve de réaliser ? C'est d'ailleurs la partie du film que j'ai préférée. Mia, serveuse à Hollywood, multiplie les castings ratés, en espérant décrocher un rôle sur grand écran, tandis que Seb, fou de jazz qui rêve d'ouvrir son propre club, se fait virer du restaurant qui l'emploie comme musicien d'ambiance car il s'obstine à jouer ses morceaux favoris au lieu des standards rebattus que son patron lui impose. Bien sûr, ils vont tomber amoureux...


Mais le rêve américain s'arrête là, et la dernière partie du film, nettement plus sombre, est une réflexion sur le prix de la réussite. En argot américain, "la la land" est une expression qui désigne aussi bien le quartier d'Hollywood qu'une situation déconnectée du réel


En apparence, tout va bien mais derrière la brillante façade de l'usine à rêves, un observateur avisé peut sentir le poids des épreuves passées et l'amertume ressentie face aux sacrifices qui ont été nécessaires pour atteindre le succès. Tout cela en valait-il finalement la peine ? 



Omniprésente au début avec les multiples scènes de danse, la musique s'intègre peu à peu de façon subtile dans la narration. Il y a de jolis airs (Another day of sun et le célèbre City of Stars sont, sans surprise, parmi mes préférés mais nous avons beaucoup aimé Start of Fire, la chanson interprétée en concert par le groupe The Messengers). Le début du film est une explosion de tenues rétro aux couleurs vives (oh, cette scène où Emma Stone porte des chaussures bleu klein, une robe jaune et un grand sac rouge !) et il y a beaucoup de magie et de poésie dans certaines séquences (je pense notamment à la scène du planétarium). Chapeau aux acteurs principaux qui chantent, dansent et jouent du piano sans être doublés (si Emma Stone n'est pas vraiment une chanteuse et danseuse inoubliable, Ryan Gosling est  en revanche impressionnant au piano) ! 


Surprenant par ses ambiances changeantes (sans doute ce qui m'a le plus déstabilisée, tellement je m'attendais à un feel good movie débordant de musiques gaies) La La Land reste une belle réalisation cinématographique, filmée avec virtuosité (les scènes dans la piscine !) et bourrée de références aux grandes comédies musicales d'autrefois. 

Bref, La La Land n'est pas ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas passé un mauvais moment, c'est un bon film qu'on apprécie encore plus en revenant sur les détails techniques, les influences cinématographiques, l'utilisation de la couleur (qui varient en fonction de l'ambiance du film et de l'humeur des personnages) l'humour de certaines scènes (notamment l'ouverture, qui met en scène l'enfer des embouteillages sous l'invariable soleil californien). Mais je n'ai pas éprouvé de grand frisson non plus. La faute à un battage médiatique trop important ? En revanche, ça fait trois jours que j'écoute la BO en boucle sur Youtube ! 

Et vous, vous avez vu La La Land ? Qu'en avez-vous pensé ? 

samedi 18 février 2017

A la découverte de l'île de Wight #2 Osborne House

Bonjour, j'espère que vous allez bien ! Ici, la semaine a été si chargée que je n'ai pas eu le temps de poster mercredi, j'en suis désolée. Voici ce matin la suite et la fin de notre balade à travers l'île de Wight, avec une autre visite incontournable sur cette belle île : Osborne House !

Osborne House fut construite au milieu du XIXe siècle pour être la résidence d'été de la reine Victoria, qui adorait l'île de Wight (on la comprend) ! Victoria  y vécut très souvent après son veuvage, durant l'été bien sûr mais aussi les fêtes de fin d'année. 


La façade d'Osborne House. Le prince consort Albert aurait dessiné les plans de ce château d'inspiration Renaissance italienne. 



Victoria dans sa jeunesse, par Winterhalter. Comme à son l'habitude, le peintre s'est efforcé d'embellir la jeune femme, au physique plutôt ingrat si l'on en croit ses contemporains. 


La reine Victoria mourut à Osborne House, dans cette chambre verte, en janvier 1901. 


Les appartements royaux à Osborne House illustrent le style victorien : confortable, certes, avec abondance de tissus, coussins, tentures, tapis, rideaux, mais chargé et lourd...


La salle à manger, avec ses plafonds superbes


Détail de la table, avec ses magnifiques arrangements de fleurs et de fruits


Les jardins derrière le château


L'allée du jardin descend vers la mer. Victoria y avait sa plage privée. La mode des bains de mer faisait fureur à cette époque. 


Même  en ce mois d'octobre, le jardin d'Osborne House est magnifique, avec ses parterres de verdure soigneusement étagés !


Admirez ces escaliers à double révolution qui permettent d'accéder au jardins par l'arrière du château.


Ce banc rappelle le souvenir de John Brown, fidèle serviteur de la reine Victoria. La rumeur concernant l'exacte nature de leur relation fit beaucoup de bruit à l'époque. Victoria fut enterrée avec des souvenirs de ses proches, des effets personnels de son mari mais aussi avec la photo et une mèche de cheveux de John Brown. 

En espérant que cette promenade vous a plu, je vous souhaite un très beau samedi. 

Et vous, connaissiez-vous Osborne House ou une autre demeure royale britannique ? 

samedi 11 février 2017

Les miscellanées du samedi #8

Bonjour ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine ! Cette semaine a été un peu particulière pour moi, j'avais des cours sur une semaine de vacances et j'étais toute seule à la maison. Bon, pas vraiment, il y avait Kitsune pour me tenir compagnie. Et histoire de trouver le temps moins long et la solitude moins pesante, j'avais programmé quelques sorties sympathiques. 

Cette semaine, j'ai aimé :

Déjeuner à l'Heure Gourmande avec une amie 


L'Heure Gourmande, c'est un ravissant salon de thé qui propose aussi quelques salades et plats chauds, situé dans un petit passage si calme qu'on ne croirait pas être au cœur du 6e arrondissement de Paris. L’accueil est charmant et la décoration raffinée. J'ai vaillamment résisté à toutes ces pâtisseries toute plus tentantes les unes que les autres qui me faisaient de l’œil, et opté pour une salade "Golf" qui était tout simplement délicieuse, avec un bon cocktail de fruits.


L'heure Gourmande, 22 passage Dauphine 75006 Paris, métro Mabillon ou Odéon

Faire un soin Hydra-Expérience


Dans ma ville, il existe un salon très sympa qui propose à la fois des prestations de coiffure et d'esthétique. J'y suis allée faire un soin mixte que je connaissais déjà, l'Hydra-Expérience. Au début, il s'agit d'un soin du visage classique : gommage, vapeur, extraction des comédons, pose de masque hydratant. J'aime beaucoup les soins du visage, mais le moment du masque est toujours embêtant : il faut attendre la fin du temps de pose, on s'ennuie, on a froid... Mais ici, rien de tel, une fois le masque posé, le soin devient massage des épaules et de la nuque, ce qui détend parfaitement, réchauffe et efface les tensions dans cette zone du corps connue pour les ressentir particulièrement. Une vraie merveille !


Découvrir Grand Hôtel, une nouvelle série en costumes 


La jaquette annonce "si vous avez aimé Downton Abbey, vous adorerez Grand Hôtel" ! Etant une grande fan de Downton Abbey (ça me fait penser que je devrais faire un billet sur mes séries préférées !) j'ai commencé avec plaisir la première saison de cette série espagnole. Et j'ai bien accroché, même si à mon sens c'est assez différent de Downton Abbey


L'action démarre en 1905 dans un grand hôtel situé sur la côte espagnole. L'hôtel, simplement fabuleux (c'est le palais royal de la Magdalena, près de Santander, qui a été utilisé pour le tournage) est géré d'une main de maître par la signora Térésa Alarcon, veuve du fondateur, et son directeur Don Diego, le fiancé de sa fille Alicia. Par un beau matin, le jeune Julio se présente à l'hôtel, à la recherche de sa sœur Cristina, qui y travaille comme gouvernante. On lui oppose une fin de non-recevoir : accusée d'un vol, Cristina a été renvoyée de l'hôtel quelques temps avant. Mais cette version ne convainc pas Julio, qui profite d'un quiproquo pour entrer à l'hôtel en qualité de serveur et commencer sa petite enquête pour retrouver sa sœur.... Dans sa quête de vérité, il obtient rapidement l'aide de la belle Alicia...


Comme dans Downton Abbey, on retrouve des décors de rêve, des costumes d'époque magnifiques, et le jeu trouble des relations entre les maîtres, la famille Alarcon et sa parentèle, et les valets, la nombreuse domesticité de l'hôtel, à la hiérarchie soigneusement établie. Mais le rythme est très différent et l'intrigue policière prenante dès le début. 


Faire des crêpes !


Et alors, c'est bien la Chandeleur, non ? Enfin, c'était ! J'aime beaucoup les crêpes, et j'ai profité de ce prétexte pour en faire à deux reprises. Salées, au jambon avec un oeuf au plat, et sucrées, avec du chocolat ou de la confiture de fraises. Miam !



Bon week-end ! 

mercredi 8 février 2017

A la découverte de l'île de Wight #1 The Needles

Bonjour ! Aujourd'hui je vous emmène dans un coin d'Angleterre magnifique : l'île de Wight, que nous avons découverte à l'automne dernier. Cette île verdoyante est surnommée "le jardin de l'Angleterre" et ce fut un vrai coup de coeur pour mon chéri et moi. 

The Needles (les aiguilles, en anglais) est un site naturel situé à la pointe ouest de l'île, composé de trois stacks de grès qui s'avancent dans la mer, derrière de magnifiques falaises. 



Sur la route des Needles, admirez les superbes nuances des falaises ! Le soleil jouait sur le grès, c'était magnifique. Comme vous le constatez, nous avons eu la chance de découvrir les Needles par une matinée ensoleillée. 



Au milieu des pointes de grès, il y a un petit phare, et sur la falaise dominant les Needles, se dresse un petit fort très bien conservé. La promenade à flanc de falaise du parking jusqu'au fort est ravissante. Je me rappelle encore la fraîcheur de l'air marin et le calme émanant de ce paysage lumineux, sans le moindre bruit. 




Le fort des Needles "Old Battery" se visite. Lors de notre passage, l'Union Jack battait fièrement au vent ! 



Si le fort n'abrite plus de troupes depuis les années 1950, les canons, eux, sont restés à leur poste, toujours braqués vers la mer. J'ai beaucoup aimé les voir, ayant une passion pour l'artillerie (ne riez pas, enfant, je collectionnais les canons miniatures, au grand dam de mes professeurs. Pas très étonnant au fond que je sois tombée amoureuse d'un historien militaire ! )




Un sympathique petit musée retrace la vie sur les lieux pendant la guerre. Le fort abritait alors une garnison chargée de scruter l'horizon à la recherche d'un bâtiment ennemi. 



Non, mon capitaine, il n'y a rien à l'horizon ! 

Cette petite pièce au sommet du fort est dotée d'étroites fenêtres offrant une vue imprenable sur la Manche et le Solent, le détroit qui sépare l'île de Wight de l'Angleterre. Elle est également équipée d'un petit poêle.





Elle présente quelques photographies d'époque et ce message émouvant, ci-dessous. 100 m.p.h, c'est tout de même 160 km/h ! Ça devait être très impressionnant !


J'imaginais ces hommes enfermés dans cette pièce lors d'une tempête hivernale, loin de leurs familles, alors qu'autour d'eux régnaient le froid, le vent et la guerre, vivant dans l'incertitude du lendemain mais trouvant tout de même un réconfort dans cette source de chaleur.

Et vous, connaissez-vous l'île de Wight ? En espérant que cette petite balade anglaise vous a plu, je vous souhaite une excellente journée !