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mercredi 14 juin 2017

Balade en France #4 : Saint-Martin de Ré

Cette semaine, je vous propose l'avant-dernier volet de nos balades à l'île de Ré, la ville la plus "médiatique" de cette jolie île, à savoir Saint-Martin. Nous y sommes allés en fin d'après-midi par un beau soleil pour visiter les fortifications et finalement nous y avons dîné sur le port (ce qui ne fut pas simple, tous les restos étaient pris d'assaut).  


Les fortifications de Saint-Martin sont dues à Vauban. Si vous avez lu Les Trois Mousquetaires, vous vous rappelez peut-être du siège de l'île par les armées de Buckingham sous Louis XIII et de la défense héroïque de Toiras : c'était ici. L'île constituant une défense efficace de la côte rochelaise et de Rochefort, Vauban fut chargé sous Louis XIV de concevoir des fortifications plus efficaces (citadelle et remparts) capables de protéger la ville entière. Les remparts ne font pas moins de 14 kilomètres de long ! Le site fait d'ailleurs partie du Réseau des sites majeurs de Vauban



Une petite vue aérienne pour mieux comprendre.... Impressionnant, n'est-ce pas ? 






L'entrée de la maison centrale de Saint-Martin de Ré

Depuis les débuts de la République, la citadelle a conservé une vocation pénitentiaire. C'est d'ici que partaient les prisonniers et les déportés vers la Guyane ou la Nouvelle-Calédonie. Aujourd'hui, c'est toujours une prison, la maison centrale de Saint-Martin de Ré est la plus grande de France et accueille plusieurs centaines de condamnés à de longues peines. C'est étrange d'imaginer autant de personnes recluses au cœur d'un lieu aussi beau et aussi touristique. 




Après la balade autour des fortifications, nous sommes allés admirer le petit port sous le soleil déclinant ainsi que l'étonnante église Saint-Martin, dans laquelle subsistent encore d'impressionnantes ruines gothiques d'un précédent édifice. 




Une ravissante tourelle sur le port


 On retrouve ces nuances de vert typiques de l'île de Ré




 L'église Saint-Martin




En espérant que ce billet vous a plu, je vous souhaite une très belle fin de semaine ! 

samedi 10 juin 2017

Mes 5 produits incontournables pour le maquillage

Bonjour ! J'espère que vous passez un bon week-end ensoleillé ! Aujourd'hui, je vous propose un billet sur mes incontournables en matière de maquillage. Je suis du genre fidèle dans ce domaine, et j'achète certains de ces produits depuis des années.... Tout ce dont je vais vous parler a donc été testé et approuvé dans la durée !!


J'aime le maquillage simple et naturel, avec généralement l'accent mis sur les yeux, vu que j'ai naturellement des cils assez longs.  

Première étape, un teint impeccable ! J'ai abandonné les fonds de teint au profit de la BB Cream Nectar de Roses de Melvita qui offre une bonne hydratation grâce à l'eau florale de rose, une bonne tenue et un joli fini naturel. Il n'y a qu'un seul coloris, assez clair, mais qui convient très bien à ma carnation. Comptez 25 euros pour un tube, mais il dure très longtemps. En plus, c'est un produit bio. 



Ensuite, sur les joues, j'utilise un blush MAC, plus précisément le New Romance Mineralize Blush. A manier avec légèreté, car il est très pigmenté (et il tient très bien, donc). Là aussi, c'est un produit qui dure quasiment des années, j'ai le mien depuis plus d'un an et il semble à peine entamé...


Pour les yeux, la mission est d'allonger mes cils sans faire de paquets. J'ai deux produits que j'aime beaucoup, le mascara Définicils de Lancôme et, dans un registre plus accessible, le Cils Architecte 4D de L'Oréal qui donne vraiment un résultat spectaculaire avec des cils visiblement allongés.  Comptez 14,10 euros pour ce dernier contre 32,50 euros pour le Lancôme. 

Au ras de la paupière inférieure, j'applique deux traits du crayon Colorful de Séphora. C'est un gros format Jumbo qui tient 12 heures et qui ne coûte que 10,95 euros. Pour ce petit prix, il dure très, très longtemps et en plus, vous pouvez aussi l'utiliser comme fard à paupière si vous en avez envie. Je prends la teinte "brown" pour ne pas durcir le regard mais vous avez un très grand choix de teintes plus funky si vous êtes funky dans l'âme (ou pas). 



Pour les lèvres, j'utilise un peu de tout. Il m'arrive de mettre du rouge à lèvres, et dans ce cas, je suis assez fan du Rouge in Love de Lancôme. En ce moment je traverse une période baumes à lèvres et gloss, et j'aime bien le baume Roses et Reines de l'Occitane. Il donne des lèvres d'un joli rose naturel, sent bon et nourrit bien grâce au beurre de karité qu'il contient. 


Voilà, j'espère que cette petite revue vous a plu, il me reste à vous souhaiter un excellent week-end !

Et vous, quel est votre style de maquillage ? Naturel, sophistiqué, créatif ? 

samedi 3 juin 2017

Les miscellanées du samedi #10

Comment allez-vous ? Vous passez un bon début de week-end ? C'est samedi, c'est le jour des miscellanées !  En vrac et pas dans l'ordre, ces derniers temps, j'ai aimé :

Finir les cours. Le travail n'est pas fini, je ne suis pas en vacances, il reste encore des devoirs, des corrections, des suivis de stage et de projets, des journées de formation, des soutenances et des oraux de recrutement, mais c'est symbolique et assez jouissif, après neuf mois qui ont été riches mais souvent un peu trop intenses, de mettre un point final aux cours de l'année. Youpi !

Ça bouge dans le jardin ! J'adore m'occuper du jardin, ça m'apaise et ça me fait du bien de prendre l'air. J'ai planté des rosiers doubles, un hortensia et un forsythia, ils ont bien pris et c'est même impressionnant de voir la vitesse à laquelle les rosiers se développent. Je les arrose beaucoup et surtout je leur parle, je les encourage à pousser, je leur fais des compliments... Non je ne suis pas folle, vous savez !


Mon rosier double rouge "Léonard de Vinci" qui se sent visiblement très heureux chez nous !


Mon forsythia qui s'étoffe plus modestement, mais sûrement...

Faire des investissements déco pour la maison ! Je suis persuadée que l'aménagement d'une maison joue beaucoup sur l'état d'esprit. C'est important pour moi de créer une atmosphère chaleureuse chez nous. Il a suffi de quelques petites modifications pour rendre notre maison encore plus agréable. Nous cherchions depuis longtemps un meuble en bois exotique pour mettre des livres et des bibelots dans notre grand salon/salle à manger ; après moult recherches et tentatives infructueuses, j'ai finalement déniché deux belles étagères en bois mindi qui rendent très bien. J'ai aussi acheté un gros pouf ethnique en toile pour le bureau qui fait un repose-pieds idéal, et offert à mon chéri un grand poster de New-York pour mettre au dessus de son bureau.



Crédit photo : Auchan (on y trouve de bien jolis meubles !)






Crédit photo : Homelisty.com


Tester de nouvelles recettes ! Hier soir, je voulais faire un barbecue car nos voisins venaient dîner, mais le temps n'a pas été de la partie, alors, j'ai tenté cette recette de jambalaya (mais sans le céleri) et c'était très bon ! Pour le dessert, je voulais faire une belle mousse au chocolat, mais j'ai raté le montage des blancs en neige et ai donc transformé ma mixture piteuse en fondant au chocolat, et c'était délicieux !



Comme ma conduite est toujours très laborieuse et assez aléatoire en fonction des circonstances (le moniteur qui s'énerve, c'est pas top pour rester zen au volant) j'ai essayé une séance de conduite sur boîte automatique (BEA) et ça me convient bien mieux. Plus d'embrayage que je lâche toujours trop tôt ou trop tard, plus de boîte de vitesse à martyriser, plus de moteur qui éternue quand je suis toujours en première à 27 km/h, aucun risque de caler... quel soulagement ! J'étais presque à l'aise au volant, même à 70 km/h sous une pluie battante. Je suis en train de me renseigner pour passer à un forfait pour permis BEA quand l'actuel sera terminé. Cerise sur le gâteau, depuis le 1er janvier, plus besoin de repasser un examen supplémentaire pour transformer un permis BEA en permis B classique. Six mois de permis BEA et une attestation d'heures de conduite complémentaire sur boîte manuelle suffisent !

Commencer le livre Je suis happyécrit à quatre mains par Catherine et Margot Augé. Catherine, la mère, est sophrologue, Margot, sa fille, est la blogueuse de YouMakeFashion. Cet ouvrage me faisait envie depuis quelque temps.  Agréablement présenté et bourré de petites astuces, ce livre invite à trouver le bonheur dans chaque instant de la vie. Une jolie découverte que je ne manquerai pas de vous chroniquer quand je l'aurai fini.

Je vous souhaite un très bon week-end ! Quoi de prévu pour vous ?

mercredi 31 mai 2017

Savez-vous dire non ?

"Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est celui d'un homme qui s'endort; au contraire le réveil secoue la tête et dit non" (Alain, Propos sur les pouvoirs).

Savez-vous dire non ? Moi en tout cas, j'avais franchement du mal. Dire non à une amie, à un supérieur, à mes étudiants... Et après un énième incident domestique qui m'a tellement agacée, j'ai acheté le petit livre de Marie Haddou pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce fameux non et pourquoi il est si dur de le dire...

Marie Haddou est psychologue : elle a écrit aussi sur le thème de la confiance en soi et du surmenage. Son ouvrage commence par une explication très intéressante sur les raisons qui nous poussent à dire oui, de guerre lasse, à des propositions qui nous déplaisent. Beaucoup de choses renvoient à l'enfance, au petit enfant en nous qui craint toujours que ses proches, et notamment ses parents, cessent de l'aimer s'il dit non. Sa docilité montre surtout l'importance de son besoin d'amour et de reconnaissance. D'où un conditionnement mental et des appréhensions largement fantasmées qui nous poussent à dire oui, nous poursuivent jusqu'à l'âge adulte et finissent par nous jouer des tours.

Car dire oui à tout nous retombe souvent dessus, l'avez-vous remarqué ? Le livre fourmille d'anecdotes et de petites scénettes dans lesquelles je me suis souvent reconnue. L'ami qui vous appelle à pas d'heure pour vous raconter sa vie alors que vous dormez le fait parce que vous l'avez laissé faire, en lui envoyant ainsi le message implicite que vos horaires et vos besoins n'ont pas d'importance face aux siens... Par ce qu'au fond de vous, vous avez peur qu'elle ne veuille plus être votre amie si vous dites non... Le subordonné que vous avez laissé outrepasser ses droits finit par vous considérer comme un "faible" qu'on peut contester et critiquer... Parce qu'au fond vous vous étiez fait des films sur sa réaction supposée en cas de "non". Alors que dans tous les cas, un "non "poli, souriant et ferme dès le départ aurait maintenu les relations sur un mode égalitaire bien plus agréable... Et on finit par stresser, par être gêné par des situations qui n'auraient même pas existé en s'affirmant poliment d'entrée de jeu. Car la difficulté à dire non s'accompagne bien souvent d'un problème de confiance en soi, d'estime de soi qui nous amène à trouver plein de bonnes raisons pour accéder au désir de l'autre en sous-estimant l'importance de notre propre désir.


Image : Pixabay 

Dans la seconde partie, l'auteure donne quelques pistes pour apprendre à dire non en douceur. J'y ai appris quelques petites astuces assez jubilatoires et laissé tomber quelques idées reçues. Je pensais notamment qu'un non ferme n'appelait pas de justifications, signe de faiblesse. Marie Haddou au contraire invite à exposer calmement mais fermement les raisons du "non", voire même, dans certains contextes (famille, amis) à proposer un compromis à l'autre. "Non Maman, je ne viens pas déjeuner ce dimanche, pas tous les dimanches. Je dois faire autre chose. Mais on peut se voir dans la semaine, si tu veux". 

Quitte, si l'interlocuteur se montre obtus, à dégainer la technique du "disque rayé" (répétition lassante des mêmes arguments en boucle) ou encore plus drôle et très efficace, celle de "l'écran de brouillard" qui consiste à répéter de façon dépassionnée les arguments et les protestations de l'autre sans lui laisser aucune prise ni occasion de se fâcher. Par exemple face à un client impoli qui fait pression sur vous pour obtenir un passe-droit : "Mais c'est scandaleux !" "Sans doute, c'est scandaleux". "Le client est roi, je vais me plaindre à votre chef !" "Faites donc". "Mais vous ne pouvez rien faire pour mon dossier ?" "Je crains que non..." Mon chéri est un vrai pro de cette technique : je vous garantis que ça marche ! 

Et vous, avez-vous du mal à dire non

samedi 27 mai 2017

L'hibiscus pourpre, de Chimamanda Ngozi Adichie

Au dessus du bureau de Kambili, dans la luxueuse maison où la jeune fille habite avec ses parents et son frère Jaja à Enugu, au Nigéria, il y a un emploi du temps. Toute son existence est soigneusement minutée : lever à telle heure, vingt minutes de prière à telle heure, ensuite la messe, deux heures de travail de telle à telle heure, encore vingt minutes de prière. Dans la maison de Kambili, l'ordre règne en maître, et le respect de Dieu est la base de toute chose. Le père de Kambili, Eugene, est en effet aussi dur avec sa famille qu'il est critique envers le nouveau pouvoir autoproclamé qui a pris le pouvoir au Nigéria. La générosité d'Eugene fait vivre plus d'une centaine de personnes dans la famille élargie, mais il refuse d'adresser la parole à son propre père pour des raisons religieuses. Eugene est un homme capable de soutenir courageusement le seul organe de presse libre du pays, en dépit des menaces qu'il reçoit, mais également de battre sa propre épouse jusqu'à lui faire perdre l'enfant qu'elle porte et qu'ils désirent tous les deux ou de torturer sa fille car elle n'a été classée que seconde à l'école ce trimestre. Eugene est un fondamentaliste catholique


Source de l'image : iStock

De cette vie étouffante, Kambili et Jaja ont appris à s’accommoder, car ils n'ont rien connu d'autre... Mais lorsque la situation politique se dégrade au point qu'Eugene décide d'envoyer les deux jeunes gens vivre chez sa sœur, un monde nouveau s'ouvre à eux. Celle-ci est aussi pauvre, ouverte et vivante qu'Eugene est riche, obtus et intransigeant. Dans le jardin riquiqui de leur tante, où poussent en pagaille de magnifiques hibiscus pourpres, Kambili et son frère vont goûter à leurs premières heures de bonheur et de liberté....

L'hibiscus pourpre est un roman initiatique, mais c'est aussi un premier roman, dédié à son père, un universitaire professeur de statistiques, qu'on espère bien différent d'Eugene. On tendrait presque à l'oublier tant la maîtrise de Chimamanda Ngozi Adichie est impressionnante. On est happé par cette histoire, dès les premières lignes, dès les premières visions de cet univers clos que Kambili décrit de l'intérieur avec une justesse bouleversante. Dans ce roman construit comme une tragédie, annoncée en filigrane au début du livre, on se prend à guetter l'issue finale, qu'on imagine terrible. Je ne vous en dirai pas plus, sinon que je n'ai plus qu'une envie, dévorer les autres livres de cette jeune (39 ans) auteure. Prochain sur ma liste : Americanah. 

Et vous, connaissiez-vous cette romancière ? Vous aimez ? 
En attendant de vous lire, je vous souhaite un excellent week-end ! 

samedi 20 mai 2017

J'ai testé... le shiatsu !

Bonjour ! J'espère que vous allez bien. Je vous propose cette semaine un billet sur le bien-être. En effet, il y a une dizaine de jours, je suis allée tester une nouvelle discipline, le shiatsu, par simple curiosité. En effet, les disciplines para-médicales m'intéressent de plus en plus. Je dois beaucoup à la sophrologie, que je continue à pratiquer dans le cadre de l'apprentissage de la conduite, c'est vraiment stupéfiant. Sans sophrologie, mes mains sont moites, je panique. Après une courte séance, je suis plus calme, plus sûre de moi, tout se passe beaucoup mieux. J'avais aussi découvert le reiki grâce à notre gentille maman qui le pratique avec beaucoup de talent (d'ailleurs, à quand le niveau II, au fait ?) Bref, j'avais envie de voir ce que donnait le shiatsu, et j'ai pris rdv avec une praticienne à Paris. Je vous raconte ? 

J'arrive dans un joli cabinet niché dans une jolie arrière-cour toute calme et fleurie. La praticienne qui m'accueille est très gentille et me met à l'aise. La séance commence par quelques questions pour savoir s'il n'y a pas de contre-indications, ce que je recherche, si je n'ai pas de problèmes de santé. Puis je m'allonge habillée (mais sans mes bijoux, les métaux n'étant pas très amis avec la circulation des énergies) sur une sorte de futon assez confortable, et la séance commence.


Photo prise à Richelieu, en rentrant de l'île de Ré... Il ne reste hélas rien du superbe château bâti pour le cardinal, mais le parc est toujours là et c'est une merveille de calme et de sérénité... 

Le shiatsu consiste à exercer une série de pressions sur des points d'énergie un peu partout sur le corps de façon à libérer et à faire circuler les énergies. Cela ne fait pas mal, à moins de souffrir de tensions dans un endroit particulier, comme pour un massage d'ailleurs. On ressent assez vite une chaleur bienveillante, comme durant une séance de reiki, et un grand bien-être. La séance dure environ une heure, et à la fin, j'ai failli m'endormir, je me sentais physiquement assez "vidée" et j'ai dû aller m’asseoir un certain temps au soleil avant de reprendre ma route. Par contre le mental était au top, d'ailleurs je ne suis pas rentrée à la maison comme je l'avais prévu mais je suis allée faire une grande balade dans Paris et le tour des magasins, avant d'entraîner mon chéri dans un bon resto, tellement je me sentais pleine d'enthousiasme, j'avais envie de sortir et de bouger !

D'origine japonaise, où il est d'ailleurs considéré comme une médecine à part entière, le shiatsu est de plus en plus pratiqué en Europe. Comme plusieurs autres disciplines similaires, le corps médical et les autorités commencent à reconnaître ses bienfaits tant sur le physique que sur le mental. Sur le plan purement physique, le shiatsu est excellent pour la circulation du sang et la souplesse des muscles, il soulage les problèmes articulaires (rhumatismes, maux de dos...) mais aussi cardiaques et respiratoires. Sur le plan mental, il réduit sensiblement le stress et contribue à un meilleur équilibre psychique. Il aura donc un effet très positif pour les personnes souffrant de dépression, de troubles psychologiques, d'addictions diverses...

J'ai beaucoup aimé cette expérience et je referai certainement du shiatsu de temps à autre tant ce moment m'a apporté tant sur le plan physique (détente) que mental.

Et vous, connaissiez-vous le shiatsu ? Que recommandez-vous pour se sentir mieux ?
En vous souhaitant un bon week-end, je vous dis à très bientôt ! 

samedi 13 mai 2017

Balade en France #3 : à la découverte du château d'Oiron

Nous avons découvert Oiron sur la route du retour de l'île de Ré. Initialement, j'avais réclamé un stop dans l'un des châteaux de la Loire (Azay ou Ussé). Cette visite d'Oiron doit beaucoup à l'esprit rationnel de mon chéri : OK pour couper les six heures de route jusqu'à la maison par la visite d'un château, mais en revanche, pas question de s'écarter de la trajectoire prévue. C'est ainsi que nous arrivâmes à Oiron, au nord des Deux-Sèvres, dans une campagne magnifique et sous un soleil éclatant. Et nous n'avons pas regretté ce choix : ce château excentré et somme toute peu connu est unique en son genre.

Tout d'abord par sa taille et la beauté de son parc, avec des arbres magnifiques. La beauté du château frappe d'autant plus lorsqu'on sait que lorsque l'Etat racheta le château, que la famille Gouffier avait  commencé à bâtir au XVe siècle, il se trouvait dans un état proche de la ruine. Des travaux de restauration fantastiques ont été menés pendant près de cinquante ans, et heureusement ! Jugez donc....






Ensuite, Oiron est unique par le projet artistique qu'il renferme. C'est en 1990 que le ministère de la culture décide de faire d'Oiron un lieu dédié à l'art contemporain à travers le projet "Curios & Mirabilia" inspiré par le souvenir du cabinet de curiosités créé par les Gouffier à la Renaissance.  Artus Gouffier de Boisy, diplomate et proche conseiller de François Ier, avait en effet entrepris une collection de peintures et d'objets  lors de ses voyages en Italie que ses héritiers poursuivront. 




Le travail de restauration a permis aussi de conserver des fresques et des éléments décoratifs exceptionnels.

A Oiron, l'architecture du Grand Siècle (la majorité du bâti date du XVIIe) se marie étonnement bien avec l'art contemporain, au fil des pièces, des couloirs, des galeries mais aussi du parc qui entour le château. Nous ne sommes pas de grands amateurs d'art contemporains, et certaines installations nous ont laissés parfois un peu perplexes. Mais d'autres nous ont bien plu, comme celles-ci...


Gloria Friedmann, La vanité des bâtisseurs, 1993

Pierres et os : une réflexion somme toute très XVIIe sur la vanité de la vie et des créations humaines. 


Markus Raetz, Silhouette, 1992, dans la salle des anamorphoses 


Felice Varini, Carré au sol aux quatre ellipses, bleu, 1993  

Au détour d'une galerie, nous avons le plaisir de retrouver une oeuvre de Felice Varini, que nous aimons beaucoup tous les deux. En se plaçant face à un endroit précis du miroir posé au sol, on découvre un cercle parfait, tandis qu'aux murs et au plafond...


Superbe, non ?


L'art contemporain se fond sans problème dans le décor XVIIe. 


En espérant que cette balade vous a plu, je vous souhaite un excellent week-end plein de soleil ! Au programme pour moi, du travail sur un cours magistral mais aussi la plantation de mes rosiers qui sont arrivés avant-hier ! 

Et vous, vous aimez l'art contemporain ou ça vous laisse perplexe ? Recommandez-vous des artistes, des lieux ? 

mercredi 10 mai 2017

Quoi de neuf, petit homme ? de Hans Fallada

Berlin, au début des années 1930. Johannes Pinneberg, dit Le Môme, est un simple employé qui gagne sa vie comme comptable. Lorsqu'il rencontre lors d'une partie de campagne la jeune et belle Emma Mörschel, dite "Bichette", il tombe instantanément amoureux d'elle. Lorsque Emma lui annonce qu'elle attend un enfant, Pinneberg ne tergiverse pas : il l'épouse. 

Des deux côtés, ils encourent la réprobation de leur famille. Pinneberg ne peut compter sur aucune aide de la part sa mère, l'avare et dépravée Frau Mia, terrifiant portrait d'une mère dénaturée qui ne craint pas d'exploiter la misère de ses propres enfants. Quant aux Mörschel, ouvriers et fiers de l'être, qui n'ont qu'un solide mépris de classe envers les employés "jaunes" comme Pinneberg. 

Le jeune couple imagine confusément un avenir heureux, une amélioration de leur conditions de vie grâce à leur travail acharné et à leur honnêteté. Mais dans l'Allemagne de Weimar, affaiblie par la crise, et dans laquelle le nazisme gronde, rien n'est facile et la misère les guette. Licencié sans motif par son employeur, un marchand d'engrais, Pinneberg est recruté comme vendeur dans un grand magasin berlinois où, à la faveur d'une réorganisation digne des meilleurs "dégraissages" de notre époque, les employés doivent remplir des quotas de vente de plus en plus inatteignables, jusqu'au licenciement final. 


File de chômeurs allemands dans les années 30

On pourrait imaginer Quoi de neuf... comme un triste et poignant roman social. Il n'en est rien, même si le livre offre aussi une peinture réaliste de l'Allemagne pré-hitlérienne et permet de comprendre le contexte économique et social qui amena Hitler au pouvoir l'année suivante. Plus qu'une oeuvre politique, c'est avant tout une magnifique histoire d'amour. Au milieu des épreuves, dans une société en crise, face à une administration obtuse, l'amour entre Pinneberg le pessimiste et sa Bichette, femme honnête et droite qui le pousse en avant, reste intact. Autour des figures émouvantes de Pinneberg et de Bichette, gravitent quelques personnages interlopes (Jachmann, Heilbutt...) dont la générosité imprévue redonne espoir dans un contexte de plus en plus difficile.

D'Hans Fallada, qui fut l'un des romanciers allemands majeurs de la première moitié du XXe siècle, j'avais déjà lu et aimé Seul dans Berlin, inspiré par l'histoire vraie du couple de résistants Otto et Elise Hampel, dont Primo Levi disait qu'il s'agissait de l'un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie. Dans ce roman qui le rendit célèbre, Fallada peint avec une grande sensibilité des personnages attachants. Cette oeuvre au style limpide nous offre, malgré - ou justement à cause - de son arrière-plan si sombre, une belle et forte leçon de vie. J'ai dévoré ce livre avec un grand plaisir, et vivement regretté que seule une si petite partie de l'oeuvre de ce grand écrivain ait été traduite en français. 

Et vous, connaissiez-vous ce livre ? Aimez-vous la littérature allemande ? 

samedi 6 mai 2017

Mes envies déco de mai

Bonjour ! Comment allez-vous en ce début de long week-end ? 

En ce moment, pour ma part, j'ai plein d'envies déco, que mon chéri s'efforce de refréner autant qu'il peut. Certes, il a raison, le budget n'est pas en caoutchouc, mais j'apprécie tout de même d'aménager et d'embellir encore notre maison. C'est important à mes yeux de créer un univers confortable et apaisant dans lequel on se sente bien.

Je vous montre ce qui me fait envie ? Plaisir des yeux ! 



Ce tapis d'inspiration orientale chez Alinéa, pour notre salon. Avec un tapis coloré, une pièce est tout de suite plus chaleureuse, surtout quand elle est carrelée.



Cette bougie à la pivoine chez Yankee Candle. L'équipe marketing a modifié le packaging, en changeant le bouchon de verre lourd et encombrant que je n'aimais pas. Je trouve le nouveau capuchon très joli et pratique. Well done, guys !

 



Un howéa, pour mettre à l'angle du canapé. J'adore cette espèce de palmier miniature, ça sent le soleil, vous ne trouvez pas ? 


Une longue console pour la salle à manger, chez Pier Import. Nous avons plein de bibelots et de livres qui aimeraient pouvoir être mis en valeur quelque part. 


Une banquette repose-pieds de chez La Redoute pour accompagner le fauteuil de notre bureau, dans lequel j'aime me mettre en rentrant d'une longue journée de travail. J'aime ce jaune et ce petit look un peu rétro !


J'ai déjà craqué pour l'une de ces envies, saurez-vous deviner laquelle ?
Et vous, des envies déco en ce moment ?
Bon long week-end ! 

mercredi 3 mai 2017

La galère du permis

Je n'ai pas le permis. 
Longtemps, cette affirmation a été une posture. A l'âge où les jeunes gens passent cet examen à valeur de rituel, j'étais en classe préparatoire : travail 7 jours sur 7, nuits excédant rarement plus de 4 ou 5 heures. De toute façon, je voulais aller à Paris, et à Paris, c'est bien connu, pas besoin de permis.

Le temps passa, une quinzaine d'années en fait, durant lesquelles, vivant en région parisienne, le permis n'eut pas grande utilité. Il y eut bien une entreprise, une fois, qui essaya de rompre ma période d'essai car je ne conduisais pas : je n'y restai pas de toute façon. Lors des soirées en ville, je passais régulièrement pour une personne bizarre, le fameux papier rose étant souvent paré de toutes les vertus. J'ai même été traitée d'arriérée. Je croisai aussi, de temps à autre, quelques non-conducteurs absolus et fiers de l'être. Je n'avais pas envie de m'y mettre, sentant obscurément que ça n'allait pas être si simple.

Lorsque j'ai eu mon poste actuel, je révisai un peu ma position et décidai d'essayer d'apprendre à conduire. Le fait que le trajet domicile-travail soit deux fois plus rapide en voiture y fut pour quelque chose. Mauvaise motivation, selon le moniteur de la leçon d'essai ! Notez que je ne voulais pas au départ forcément avoir le permis, mais savoir me débrouiller assez au volant d'une voiturette sans permis qui va d'un point A à un point B. Naïvement, je pensais que j'allais tout de même y arriver assez facilement. Après tout, mes élèves y arrivent bien, eux. Mais mon pressentiment se vérifia : je n'étais effectivement pas douée du tout pour conduire. Et pour la sécurité de tout le monde, mieux valait renoncer à mon projet de voiturette et apprendre sérieusement à conduire. 


Si l'apprentissage du code fut un magnifique moment de stress - j'ai même fait un malaise après l'examen théorique, c'est vous dire, moi qui me suis enchaîné des oraux de concours à la file avec une certaine aisance - ce n'était rien par rapport à la formation pratique. Les sous-doués passent le permis, c'est moi. Maintenant, je crois que j'ai compris pourquoi. En fait, la conduite est un concentré de tous mes problèmes. Ma vue de loin est mauvaise. J'ai des problèmes de concentration sur les choses pratiques - passer 5h sur une dissertation de concours sans lever le nez ne pose aucun souci, merci. Non-sportive absolue, j'ai des difficultés à coordonner mes mouvements. Mon sens de l'orientation est plus que largement inférieur à la moyenne : il m'arrive de me tromper avec un GPS piéton. Et enfin, pour couronner le tout, la moindre difficulté ou erreur me plonge dans un stress panique.

Lorsqu'on démarre l'apprentissage de la conduite à 18 ans, les choses sont différentes. On est élève, donc habitué à suivre les consignes. Lorsqu'on démarre à un âge bien plus avancé, en ayant en plus l'habitude d'être dans le rôle de l'enseignant, les choses ne sont pas si simples. Ni pour l'élève, ni pour le moniteur.  Je parlais beaucoup, je n'écoutais rien. C'est très compliqué d'être à l'aise dans des domaines difficiles pour les autres et en échec avéré dans un domaine simple que tout le monde maîtrise - normalement. 

Cependant, je me suis accrochée, et je progresse. Trèèèès doucement, hein. J'ai intégré le fait que les choses simplissimes pour autrui vont prendre plusieurs heures avec moi. Que, comme pour les concours, le mental est très important. J'ai doucement mis en place des stratégies pour trouver des solutions à tous les problèmes. Avec des hauts et des bas, bien sûr.

Un jour - mais quand ? - je l'aurai, mon permis.