Recherchez l'une de mes miscellanées

mercredi 22 février 2017

Mon avis sur La La Land (attention, spoilers)

Impossible, en ce début d'année 2017, d'échapper à La La Land. Ce film a pris dès son lancement des allures de phénomène. Couverture médiatique dithyrambique, revue d'avis enthousiastes sur les affiches, multiplication des billets critiques sur les blogs, multiples récompenses et 14 nominations aux Oscars... 


Comme j'aime les comédies musicales, j'ai eu envie d'aller le voir, même si le cinéma et moi, d'habitude, ça fait plutôt deux. J'étais enthousiaste en y allant, mais j'en suis sortie plutôt mitigée et mon chéri aussi et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Attention, ce billet contient des spoilers. Si vous n'avez pas vu le film et que vous voulez conserver une surprise complète, ne lisez pas ce qui suit ! 

La La Land commence comme une comédie musicale, gaie et colorée, dans l'esprit des Parapluies de Cherbourg. Nombreux airs enlevés, explosion de couleurs vives... La scène d'ouverture qui semble un plan séquence de six minutes (en réalité, coupé en trois parties) est impressionnante et posa au réalisateur de nombreuses contraintes techniques


Assez rapidement, l'ambiance change pour tourner à la comédie romantique autour d'une histoire d'amour et d'ambition assez américaine dans l'esprit. Qui n'a pas un rêve en apparence impossible qu'il rêve de réaliser ? C'est d'ailleurs la partie du film que j'ai préférée. Mia, serveuse à Hollywood, multiplie les castings ratés, en espérant décrocher un rôle sur grand écran, tandis que Seb, fou de jazz qui rêve d'ouvrir son propre club, se fait virer du restaurant qui l'emploie comme musicien d'ambiance car il s'obstine à jouer ses morceaux favoris au lieu des standards rebattus que son patron lui impose. Bien sûr, ils vont tomber amoureux...


Mais le rêve américain s'arrête là, et la dernière partie du film, nettement plus sombre, est une réflexion sur le prix de la réussite. En argot américain, "la la land" est une expression qui désigne aussi bien le quartier d'Hollywood qu'une situation déconnectée du réel


En apparence, tout va bien mais derrière la brillante façade de l'usine à rêves, un observateur avisé peut sentir le poids des épreuves passées et l'amertume ressentie face aux sacrifices qui ont été nécessaires pour atteindre le succès. Tout cela en valait-il finalement la peine ? 



Omniprésente au début avec les multiples scènes de danse, la musique s'intègre peu à peu de façon subtile dans la narration. Il y a de jolis airs (Another day of sun et le célèbre City of Stars sont, sans surprise, parmi mes préférés mais nous avons beaucoup aimé Start of Fire, la chanson interprétée en concert par le groupe The Messengers). Le début du film est une explosion de tenues rétro aux couleurs vives (oh, cette scène où Emma Stone porte des chaussures bleu klein, une robe jaune et un grand sac rouge !) et il y a beaucoup de magie et de poésie dans certaines séquences (je pense notamment à la scène du planétarium). Chapeau aux acteurs principaux qui chantent, dansent et jouent du piano sans être doublés (si Emma Stone n'est pas vraiment une chanteuse et danseuse inoubliable, Ryan Gosling est  en revanche impressionnant au piano) ! 


Surprenant par ses ambiances changeantes (sans doute ce qui m'a le plus déstabilisée, tellement je m'attendais à un feel good movie débordant de musiques gaies) La La Land reste une belle réalisation cinématographique, filmée avec virtuosité (les scènes dans la piscine !) et bourrée de références aux grandes comédies musicales d'autrefois. 

Bref, La La Land n'est pas ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas passé un mauvais moment, c'est un bon film qu'on apprécie encore plus en revenant sur les détails techniques, les influences cinématographiques, l'utilisation de la couleur (qui varient en fonction de l'ambiance du film et de l'humeur des personnages) l'humour de certaines scènes (notamment l'ouverture, qui met en scène l'enfer des embouteillages sous l'invariable soleil californien). Mais je n'ai pas éprouvé de grand frisson non plus. La faute à un battage médiatique trop important ? En revanche, ça fait trois jours que j'écoute la BO en boucle sur Youtube ! 

Et vous, vous avez vu La La Land ? Qu'en avez-vous pensé ? 

samedi 18 février 2017

A la découverte de l'île de Wight #2 Osborne House

Bonjour, j'espère que vous allez bien ! Ici, la semaine a été si chargée que je n'ai pas eu le temps de poster mercredi, j'en suis désolée. Voici ce matin la suite et la fin de notre balade à travers l'île de Wight, avec une autre visite incontournable sur cette belle île : Osborne House !

Osborne House fut construite au milieu du XIXe siècle pour être la résidence d'été de la reine Victoria, qui adorait l'île de Wight (on la comprend) ! Victoria  y vécut très souvent après son veuvage, durant l'été bien sûr mais aussi les fêtes de fin d'année. 


La façade d'Osborne House. Le prince consort Albert aurait dessiné les plans de ce château d'inspiration Renaissance italienne. 



Victoria dans sa jeunesse, par Winterhalter. Comme à son l'habitude, le peintre s'est efforcé d'embellir la jeune femme, au physique plutôt ingrat si l'on en croit ses contemporains. 


La reine Victoria mourut à Osborne House, dans cette chambre verte, en janvier 1901. 


Les appartements royaux à Osborne House illustrent le style victorien : confortable, certes, avec abondance de tissus, coussins, tentures, tapis, rideaux, mais chargé et lourd...


La salle à manger, avec ses plafonds superbes


Détail de la table, avec ses magnifiques arrangements de fleurs et de fruits


Les jardins derrière le château


L'allée du jardin descend vers la mer. Victoria y avait sa plage privée. La mode des bains de mer faisait fureur à cette époque. 


Même  en ce mois d'octobre, le jardin d'Osborne House est magnifique, avec ses parterres de verdure soigneusement étagés !


Admirez ces escaliers à double révolution qui permettent d'accéder au jardins par l'arrière du château.


Ce banc rappelle le souvenir de John Brown, fidèle serviteur de la reine Victoria. La rumeur concernant l'exacte nature de leur relation fit beaucoup de bruit à l'époque. Victoria fut enterrée avec des souvenirs de ses proches, des effets personnels de son mari mais aussi avec la photo et une mèche de cheveux de John Brown. 

En espérant que cette promenade vous a plu, je vous souhaite un très beau samedi. 

Et vous, connaissiez-vous Osborne House ou une autre demeure royale britannique ? 

samedi 11 février 2017

Les miscellanées du samedi #8

Bonjour ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine ! Cette semaine a été un peu particulière pour moi, j'avais des cours sur une semaine de vacances et j'étais toute seule à la maison. Bon, pas vraiment, il y avait Kitsune pour me tenir compagnie. Et histoire de trouver le temps moins long et la solitude moins pesante, j'avais programmé quelques sorties sympathiques. 

Cette semaine, j'ai aimé :

Déjeuner à l'Heure Gourmande avec une amie 


L'Heure Gourmande, c'est un ravissant salon de thé qui propose aussi quelques salades et plats chauds, situé dans un petit passage si calme qu'on ne croirait pas être au cœur du 6e arrondissement de Paris. L’accueil est charmant et la décoration raffinée. J'ai vaillamment résisté à toutes ces pâtisseries toute plus tentantes les unes que les autres qui me faisaient de l’œil, et opté pour une salade "Golf" qui était tout simplement délicieuse, avec un bon cocktail de fruits.


L'heure Gourmande, 22 passage Dauphine 75006 Paris, métro Mabillon ou Odéon

Faire un soin Hydra-Expérience


Dans ma ville, il existe un salon très sympa qui propose à la fois des prestations de coiffure et d'esthétique. J'y suis allée faire un soin mixte que je connaissais déjà, l'Hydra-Expérience. Au début, il s'agit d'un soin du visage classique : gommage, vapeur, extraction des comédons, pose de masque hydratant. J'aime beaucoup les soins du visage, mais le moment du masque est toujours embêtant : il faut attendre la fin du temps de pose, on s'ennuie, on a froid... Mais ici, rien de tel, une fois le masque posé, le soin devient massage des épaules et de la nuque, ce qui détend parfaitement, réchauffe et efface les tensions dans cette zone du corps connue pour les ressentir particulièrement. Une vraie merveille !


Découvrir Grand Hôtel, une nouvelle série en costumes 


La jaquette annonce "si vous avez aimé Downton Abbey, vous adorerez Grand Hôtel" ! Etant une grande fan de Downton Abbey (ça me fait penser que je devrais faire un billet sur mes séries préférées !) j'ai commencé avec plaisir la première saison de cette série espagnole. Et j'ai bien accroché, même si à mon sens c'est assez différent de Downton Abbey


L'action démarre en 1905 dans un grand hôtel situé sur la côte espagnole. L'hôtel, simplement fabuleux (c'est le palais royal de la Magdalena, près de Santander, qui a été utilisé pour le tournage) est géré d'une main de maître par la signora Térésa Alarcon, veuve du fondateur, et son directeur Don Diego, le fiancé de sa fille Alicia. Par un beau matin, le jeune Julio se présente à l'hôtel, à la recherche de sa sœur Cristina, qui y travaille comme gouvernante. On lui oppose une fin de non-recevoir : accusée d'un vol, Cristina a été renvoyée de l'hôtel quelques temps avant. Mais cette version ne convainc pas Julio, qui profite d'un quiproquo pour entrer à l'hôtel en qualité de serveur et commencer sa petite enquête pour retrouver sa sœur.... Dans sa quête de vérité, il obtient rapidement l'aide de la belle Alicia...


Comme dans Downton Abbey, on retrouve des décors de rêve, des costumes d'époque magnifiques, et le jeu trouble des relations entre les maîtres, la famille Alarcon et sa parentèle, et les valets, la nombreuse domesticité de l'hôtel, à la hiérarchie soigneusement établie. Mais le rythme est très différent et l'intrigue policière prenante dès le début. 


Faire des crêpes !


Et alors, c'est bien la Chandeleur, non ? Enfin, c'était ! J'aime beaucoup les crêpes, et j'ai profité de ce prétexte pour en faire à deux reprises. Salées, au jambon avec un oeuf au plat, et sucrées, avec du chocolat ou de la confiture de fraises. Miam !



Bon week-end ! 

mercredi 8 février 2017

A la découverte de l'île de Wight #1 The Needles

Bonjour ! Aujourd'hui je vous emmène dans un coin d'Angleterre magnifique : l'île de Wight, que nous avons découverte à l'automne dernier. Cette île verdoyante est surnommée "le jardin de l'Angleterre" et ce fut un vrai coup de coeur pour mon chéri et moi. 

The Needles (les aiguilles, en anglais) est un site naturel situé à la pointe ouest de l'île, composé de trois stacks de grès qui s'avancent dans la mer, derrière de magnifiques falaises. 



Sur la route des Needles, admirez les superbes nuances des falaises ! Le soleil jouait sur le grès, c'était magnifique. Comme vous le constatez, nous avons eu la chance de découvrir les Needles par une matinée ensoleillée. 



Au milieu des pointes de grès, il y a un petit phare, et sur la falaise dominant les Needles, se dresse un petit fort très bien conservé. La promenade à flanc de falaise du parking jusqu'au fort est ravissante. Je me rappelle encore la fraîcheur de l'air marin et le calme émanant de ce paysage lumineux, sans le moindre bruit. 




Le fort des Needles "Old Battery" se visite. Lors de notre passage, l'Union Jack battait fièrement au vent ! 



Si le fort n'abrite plus de troupes depuis les années 1950, les canons, eux, sont restés à leur poste, toujours braqués vers la mer. J'ai beaucoup aimé les voir, ayant une passion pour l'artillerie (ne riez pas, enfant, je collectionnais les canons miniatures, au grand dam de mes professeurs. Pas très étonnant au fond que je sois tombée amoureuse d'un historien militaire ! )




Un sympathique petit musée retrace la vie sur les lieux pendant la guerre. Le fort abritait alors une garnison chargée de scruter l'horizon à la recherche d'un bâtiment ennemi. 



Non, mon capitaine, il n'y a rien à l'horizon ! 

Cette petite pièce au sommet du fort est dotée d'étroites fenêtres offrant une vue imprenable sur la Manche et le Solent, le détroit qui sépare l'île de Wight de l'Angleterre. Elle est également équipée d'un petit poêle.





Elle présente quelques photographies d'époque et ce message émouvant, ci-dessous. 100 m.p.h, c'est tout de même 160 km/h ! Ça devait être très impressionnant !


J'imaginais ces hommes enfermés dans cette pièce lors d'une tempête hivernale, loin de leurs familles, alors qu'autour d'eux régnaient le froid, le vent et la guerre, vivant dans l'incertitude du lendemain mais trouvant tout de même un réconfort dans cette source de chaleur.

Et vous, connaissez-vous l'île de Wight ? En espérant que cette petite balade anglaise vous a plu, je vous souhaite une excellente journée !

samedi 4 février 2017

Mes 5 comptes préférés sur Instagram

Bonjour ! J'espère que vous avez passé une bonne semaine. La mienne a été chargée avec pas mal de cours, d’événements en plus et des visites de notre famille. Du coup j'ai eu peu de temps pour moi, et aujourd'hui, au lieu des miscellanées habituelles du samedi, je vous propose de découvrir quelques-uns de mes comptes préférés sur Instagram.

Instagram est un réseau social pour lequel j'ai une affection particulière, car c'est par lui que je suis revenue aux réseaux sociaux puis à la blogosphère. Je suis mes copines, les blogueuses dont j'aime les univers et surtout je fais le plein de belles images, avec une prédilection pour les photos de paysages et de Paris. Voici mes 5 comptes préférés !

Littéralement, "au-dessus de la tête" en russe. C'est un compte collaboratif sur le thème du ciel, du soleil et des nuages. Comme on dit là-bas, "en Russie, le ciel est plus large". Le compte ne se limite toutefois pas à la Russie mais invite à "partager la beauté" de sites du monde entier. L'occasion de découvrir des paysages fabuleux. 

Ce photographe russe prend essentiellement des photos de Saint-Pétersbourg et de sa région. Bon ok, j'ai habité à Pétersbourg et j'adore la Russie, mais à chaque fois je reste baba devant son talent. Il réalise des photos oniriques en jouant avec la pluie ou la brume. Sous son objectif, le paysage se mue en oeuvre d'art. Je suis fan ! 

Plus près de nous, ce compte collaboratif met en valeur le magnifique patrimoine naturel de l'Auvergne. Je l'avais découvert en postant des photos de la Haute-Loire car ils avaient eu la gentillesse de liker mes photos. 




Ce compte d'une étudiante en marketing et publicité met en avant la beauté de Paris, sous tous les angles et par toutes les saisons. Je suis une amoureuse de Paris, et même si je connais bien les endroits qu'elle photographie, c'est toujours un plaisir de voir cette ville superbe à travers son regard. Elle a un vrai talent ! 

Ce compte permet à Adeline et Tony, un couple de blogueurs voyage, globe-trotters infatiguables, de partager les plus belles photos de leurs expéditions. Petit plus appréciable, les longs commentaires qui accompagnent chaque publication, pour découvrir un peu de la réalité du pays derrière la belle image qui fait rêver. Ils tiennent un blog aussi, qui a été élu "blog voyage Espoir 2016". Alors, à vos passeports ? 


Et vous, des comptes Instagram à faire découvrir ? 

mercredi 1 février 2017

Expo : Icônes de l'art moderne, la collection Chtchoukine

S'il y avait une exposition qui me tentait cet hiver, c'était bien celle-là ! Jusqu'au 5 mars, la fondation Louis Vuitton présente en effet un ensemble unique de cent trente tableaux "modernes" (ie : des impressionnistes jusqu'au suprématisme russe) en provenance directe des deux plus grands musées de Russie : le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg et la galerie Trétiakov à Moscou. Nous l'avons visitée il y a deux semaines maintenant et je n'ai pas été déçue : c'était tout bonnement exceptionnel.

Les affiches de l'expo sont toutes superbes, mais ma préférée, que j'ai achetée d'ailleurs, est celle-ci.

Cette collection hors normes est le fruit du travail d'un amateur d'art passionné : Serguei Ivanovitch Chtchoukine (1854/1936). Issu d'une riche famille de marchands, Chtchoukine, tout comme le reste de sa famille, est un passionné d'art. Ses frères, bien avant lui, ont commencé des collections de tableaux. 



Portrait de Chtchoukine, Krohn *

C'est en 1898 qu'il acquiert son premier Monet. S'ensuit une longue série d'achats qui viennent orner les murs du palais Troubetskoï, dans lequel Chtchoukine et sa femme ont décidé de s'installer, au coeur de Moscou. Pissaro, Degas, Monet, Toulouse-Lautrec, Renoir, Van Gogh, Cézanne : Chtchoukine a l'oeil sûr, il choisit les œuvres des plus grands. 



Une dame dans un jardin, Monet *

Visionnaire, il pressent dès le début du XXe siècle l'émergence de l'art moderne, et se passionne, au grand dam de ses contemporains, pour le travail des cubistes (notamment Picasso, dont il possède près de cinquante toiles) et surtout des fauves, à commencer par Derain et surtout Matisse dont il sera l'un des plus grands admirateurs. C'est pour le palais Troubetskoï que Matisse peint deux oeuvres majeures, La Danse et La Musique. Personnellement, j'aime beaucoup les peintres fauves, je me suis donc régalée avec certaines salles. 



La Danse, Matisse * 



La dame en vert, Matisse *



Vue de Collioure, Matisse *
Vous voyez, je vous l'ai dit, j'adore le fauvisme....

Le Russe développe aussi une passion pour Gauguin, dont il expose les oeuvres sur le même mur, quasiment du sol au plafond, à la façon d'une iconotase. A compter de 1908, il ouvre son palais aux visiteurs, tous les dimanches. Seule la guerre, qui rompt les échanges postaux entre la France et la Russie, met un coup d'arrêt à sa fièvre collectionneuse. Chtchoukine quittera l'Union Soviétique en 1918 avec sa seconde épouse et leur petite fille, pour finir ses jours en France, et sa collection sera nationalisée sur ordre de Lénine. 



On l'appelle Vaïaraumati, Gauguin *

Une belle découverte de cette expo, plutôt inattendue, fut le suprématisme russe. De Malevitch par exemple, je ne connaissais que le fameux Carré noir sur fond blanc et je n'étais guère emballée par sa quête extrême de l'abstraction. J'ai découvert lors de cette exposition d'autres facettes de son oeuvre et j'ai été séduite par la force et la couleur de ses toiles. Le constructiviste Tatline m'a beaucoup plu également, avec un coup de cœur pour le nu ci-dessous. 




Le baigneur, Malevitch




Paysanne avec seaux (détail), Malevitch




Nu, Tatline

Bref, vous l'aurez compris, je ne saurais que trop vous recommander cette exposition. En revanche, prenez vos précautions : réservez vos billets en ligne pour éviter deux bonnes heures de queue. Les réservations sont complètes environ une semaine à l'avance, il vaut mieux anticiper. Un très bon point par contre : les photos sont autorisées, mais sans flash. 



Intérieur du bâtiment de la Fondation. Jeux de lumière et d'eaux.... 

NB : les visuels marqués d'un * sont empruntés au site de l'exposition, toutes les autres photos me sont personnelles. 

En espérant que cet aperçu vous aura plu, je vous souhaite une excellente soirée ! A bientôt ! 

samedi 28 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #7

Bonjour ! Comment allez-vous ? J'espère que vous passez un bon début de week-end !
Cette semaine, j'ai aimé :


Sortir me promener avec Kitsune


Vous reprendrez bien un peu de Queue enroulée ? Ledit shiba est sage et affectueux, mais il ne peut toujours pas s'empêcher de hurler à la grille dès qu'on le laisse dans notre grand jardin. Dont il ne profite guère, du coup... Cette semaine, ayant peu de cours, je l'ai emmené se balader presque tous les jours. Le but était de lui faire plaisir, mais ça a été aussi un moment agréable de se promener dans notre quartier, malgré le froid qui pince : découvrir de petites rues tranquilles, regarder les maisons dont certaines présentent une architecture originale (mention spéciale à celle dont l'entrée est une tourelle ronde au toit pointu). L'occasion en rentrant pour boire un bon chocolat chaud ! 



Craquer pour des escarpins super bien soldés 


Je n'ai pas fait les soldes ce mois-ci, mais j'ai tout de même craqué pour ces jolis escarpins vernis pour le travail au prix incroyable de 30 euros. Ils viennent de chez Tamaris, une marque dont j'apprécie les modèles élégants mais solides au bon rapport qualité-prix. 



Cette année, je fais comme les New-Yorkaises, je vais au travail en chaussures plates et une fois arrivée, je dégaine les chaussures à talons qui m'attendent sagement rangées dans le caisson de mon bureau. Une fois sur mes talons, je me sens plus à l'aise, plus sûre de moi. C'est fou, non ? 

Dîner éthiopien à l'Abyssinia


Connaissez-vous la cuisine éthiopienne ? C'est délicieux et finement épicé, avec des viandes servies marinées ou en ragoût, des légumes et les fameuses injera, ces galettes très particulières à la farine de teff qui sont à la fois disposées sous les aliments et servies à côté dans un petit panier. En effet, elles servent aussi de couverts, car en Ethiopie, on mange avec les doigts ! Il faut découper un morceau de galette puis attraper avec un petit peu de votre plat. Pas évident au début, il vaut mieux faire provision de serviettes et faire bien attention à ne pas se tacher, mais finalement on s'y fait bien et c'est même plutôt rigolo. 

En plat principal nous avions opté pour le beyaynetou, un plat découverte à base de diverses viandes et légumes, et en dessert, pour un baklava au miel et aux cacahuètes délicieux.  Le tout arrosé d'une bière à la banane équitable (la banane, pas la bière) qui s'avéra... surprenante !

En bref, une adresse sympathique et pas chère ! Si vous ne mangez pas de gluten, sachez que la farine de teff n'en contient pas, vous pouvez donc vous régaler avec les injera sans problème. 

Abyssinia, 5 rue Martin Garat, 75020 Paris, métro ou tram Porte de Bagnolet. 30% sur la carte jusqu'au 10 février en réservant avec LaFourchette


Découvrir le chef d'oeuvre de Raymond Chandler, Le Grand Sommeil


Comme vous le savez, je suis une grande amatrice de romans policiers. Ce mois-ci j'ai voulu essayer un roman noir, et pas n'importe lequel : Le Grand Sommeil, le livre culte de Raymond Chandler, adapté au cinéma avec Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans les rôles principaux. Il est considéré comme le 2e meilleur polar de tous les temps par la Crime Writer's Association. Et en effet, il le mérite ! Même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'intrigue au début, effectivement assez complexe et moins "prévisible" qu'un polar classique (il n'y a pas de meurtre au début, par exemple) j'ai finalement adoré ce livre. 





Philip Marlowe est un jeune et élégant détective privé "à vingt-cinq dollars par jour, plus les frais, pour le whisky et l'essence, essentiellement", doté d'un humour grinçant et d'un regard corrosif sur la société qui l'entoure. Chandler disait de son personnage "qu'il pourrait séduire une duchesse et ne toucherait certainement pas à une vierge". Comme son créateur, Marlowe a une fâcheuse tendance à noyer son pessimisme dans des doses conséquentes de cognac et de bourbon et collectionne les renvois pour refus d'obéissance, ce qui l'a conduit à s'installer comme privé. Malgré, ou peut-être à cause de son caractère affirmé, il fait preuve d'une forme de droiture morale dans une société californienne minée par le vice, la violence et la corruption. Lorsque le vieux et richissime général Sternwood l'engage pour découvrir qui tente de le faire chanter, Marlowe, ému par ce personnage hors normes auquel il ne reste visiblement que peu de temps à vivre, devine que l'affaire qu'on lui confie est plus complexe qu'il n'y paraît... 

Le Grand Sommeil a été traduit par Boris Vian et c'est peu de dire que sa traduction est une vraie réussite. Il rend parfaitement le style direct et l'humour noir de Chandler. Jugez-en par vous-même.

"Il était à peu près onze heures du matin, on arrivait à la mi-octobre et, sous le soleil voilé, l'horizon limpide des collines semblait prêt à accueillir une averse carabinée. Je portais mon complet bleu poudre, une chemise bleu foncé, une cravate et une pochette assorties, des souliers noirs et des chaussettes de laine noire à baguettes bleu foncé. J'étais correct, propre, rasé, à jeun et je m'en souciais comme d'une guigne. J'étais, des pieds à la tête, le détective privé bien habillé. J'avais rendez-vous avec quatre millions de dollars".

"Qu'est-ce que ça peut faire où on vous met quand vous êtes mort ? Dans un puisard dégueulasse ou dans un mausolée de marbre au sommet d'une grande colline ? Vous êtes mort, vous dormez du grand sommeil... vous vous en foutez de ces choses-là... le pétrole et l'eau, c'est de l'air et du vent pour vous. .. Vous dormez, vous dormez du grand sommeil, tant pis si vous avez eu une mort tellement moche... peu importe où vous êtes tombé... Moi, je faisais partie des choses moches, maintenant."

Le roman rend à merveille cette atmosphère particulière de l'Amérique de la fin des années 30, avec ses beautés artificielles, ses fortunes rapides bâties sur le pétrole et ses gangsters prêts à tout pour garder la mainmise sur leurs affaires peu reluisantes. Un trafiquant retrouvé mort à son domicile, un jeune chauffeur repêché dans la voiture immergée de sa trop séduisante patronne, deux disparus dont on ignore si on les recherche, et pourquoi... 

Un vrai régal que je vous conseille vivement ! 
Bon week-end ! 


mercredi 25 janvier 2017

Série : 22.11.63


Si vous aimez les séries à suspense, l'histoire et les sixties, vous aimerez certainement 22.11.63. 22.11.63 est une date : celle de l'assassinat de John Fizgerald Kennedy par Lee Harvey Oswald lors d'une visite pré-électorale à Dallas. Un assassinat sur lequel toute la lumière n'a pas été faite, Oswald ayant lui-même été assassiné  48h après Kennedy. Il n'a donc jamais pu être jugé, l'enquête officielle n'a pas permis de révéler si Oswald avait ou non eu des complices, voire des commanditaires.


L'uchronie ou l'histoire réinventée



La série est inspirée d'un livre de Stephen King qui se rattache au principe de l'uchronie. L'uchronie consiste à imaginer ce qui se serait passé si un événement historique n'avait pas eu lieu. Le plus célèbre exemple d'uchronie est le roman de Philip K. Dick, Le maître du Haut-Château. Dans ce livre, Dick imagine un monde où les nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale et où leurs alliés japonais règnent en maîtres sur l'ouest des Etats-Unis. Sauf qu'ici, King ne réinvente pas le présent mais ses personnages essaient de peser sur un événement passé, de réécrire l'Histoire...

Et si Kennedy n'avait pas été assassiné ? 


Ici, la question qui taraude Al Templeton, gros fumeur passionné d'histoire et tenancier d'un modeste restaurant dans une petite ville du Maine, est la suivante : si Kennedy n'avait pas été assassiné, qu'il avait pu terminer son mandat et être réélu, l'Amérique se serait-elle enlisée dans la guerre du Viet-Nam et la crise morale qui secoua alors l'Amérique aurait-elle eu lieu ? Pour Al, la réponse est clairement non : Kennedy aurait fini par s'opposer à la poursuite de cette guerre et des milliers de vies auraient été épargnées. Lorsqu’il découvre qu'un placard de son restaurant recèle en fait un portail temporel permettant à qui l'emprunte de se retrouver en 1960, Al effectue plusieurs voyages dans le temps pour essayer d'infléchir le cours de l'Histoire, avant d'y renoncer, miné par un cancer du poumon.


Un portail temporel... dans un placard !


Se sentant mourir, il confie son secret à Jack, un jeune professeur d'anglais, et lui demande d'accomplir à sa place son projet : approcher Oswald et empêcher par tous les moyens l'assassinat de Kennedy. Jack commence par refuser mais il finira par changer d'avis lorsqu'il retrouve Al mort à son domicile. Il vient de divorcer, son travail l'ennuie... Un petit détour par le placard du restaurant d'Al et Jack se retrouve en 1960, avec pour seule richesse les résultats des paris sportifs qu'Al a patiemment compilés pendant des années et pour seule aide les multiples notes qu'il a prises au sujet d'Oswald. Peu à peu, Jack se fond dans l'Amérique des Sixties et met tout en oeuvre pour parvenir à ses fins. Ensuite, il pourra retrouver le fil de sa vie normale de professeur divorcé dans les années 2000. Jusqu'au jour où il rencontre une ravissante jeune femme...




22.11.63 séduit par l'originalité de son intrigue, le jeu parfait de James Franco, et les couleurs vives de l'Amérique au temps du rockn'roll et de la guerre froide. C'est à la fois un récit plein de suspense (Jack réussira-t'il à empêcher le meurtre de la famille de Harry, l'un de ses anciens stagiaires de formation continue, dont ce dernier lui avait fait un récit bouleversant en incipit de la série ? Comment Jack va-t-il s'y prendre pour approcher Oswald ?) une intrigue historique et une histoire d'amour. Personnellement, j'ai beaucoup aimé les premiers épisodes, et j'ai hâte de voir la suite !

22.11.63, jeudi à 21h sur Canal + 

Et vous, de bonnes découvertes séries en ce moment ? 

samedi 21 janvier 2017

Les miscellanées du samedi #6

C'est samedi, c'est le jour des miscellanées ! J'espère que vous allez bien malgré cette grande vague de froid ! On se gèle, n'est-ce pas ? L'avantage de ces températures, c'est le beau temps fixe, et pour ma part, je trouve que ça fait franchement du bien de voir du ciel bleu et du soleil ! 

Cette semaine, j'ai aimé :

Partager une soirée sympa avec nos anciens collègues

Une équipe soudée, ça reste des gens qu'on a plaisir à voir même si ça fait plusieurs années (pfff, ça file...) qu'on ne travaille plus ensemble. Certains sont devenus des amis, d'autres des connaissances avec qui nous avons plaisir à aller passer une soirée parisienne. Cela a été dur de trouver un endroit qui accueille au débotté une dizaine de personnes, mais nous avons fini par trouver refuge au Café Petite près de République dont le cadre agréable, le bon vin d'Espagne et les inévitables burgers (mais avec du pain et des frites maison) se sont révélés très sympathiques. 


Aller visiter l'exposition Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton

Déjà, j'adore la Fondation Louis Vuitton. Mon chéri et moi sommes fondus d'architecture contemporaine. Quand je lui ai demandé quelle serait sa maison idéale au début de notre vie commune, il m'a parlé, en toute simplicité, de la Maison sur la cascade ! Le bâtiment de la Fondation est l'oeuvre de Franck Gehry (l'architecte du musée Guggenheim à Bilbao et de la Maison dansante à Prague entre autres) et force est de constater qu'il est magnifique. 




La Fondation accueille l'exposition Icônes de l'art moderne jusqu'au 20 février. De Burnes-Jones à Malevitch, une série incroyable de trésors en provenance des musées russes (Ermitage et Trétiakov principalement) à voir absolument. Je ferai un billet spécifique sur cette exposition prochainement, mais si vous le pouvez, courez-y, c'est génial. Achetez vos billets coupe-file à l'avance par contre, sinon c'est minimum deux heures de queue, à ce que nous a dit la jeune femme de l'accueil. 





Dîner en amoureux au Solemar, un très bon resto libanais à Paris

Si vous aimez la cuisine du pays du Cèdre, je vous recommande le Solemar, dans le 16e arrondissement de Paris. La décoration, dans les tons de violet et argent, est superbe. On est très gentiment accueillis et rapidement servis. Les prix sont très raisonnables (15 à 18 euros le plat, 6 à 8 euros le dessert...) Mais surtout, la cuisine est dé-li-cieuse !




En plat principal, nous avons tous deux opté pour un chawarma : petits morceaux de boeuf mariné servi dans une galette libanaise avec du houmous et du taboulé bien frais ainsi qu'une petite sauce au yaourt. Copieux et vraiment très bon ! 





En dessert, j'ai pris un mouhalabié et mon chéri un osmallié. Le mouhalabié était présenté comme un flan mais en fait c'était plutôt une crème relevée par un peu de pistache. J'ai préféré le dessert de mon chéri, dont le côté onctueux mais croquant était délicieux (eh oui, je pique dans son assiette, avec son accord, bien sûr !)



L'osmallié commandé par mon chéri



Mon mouhalabié

Solemar, 56 rue Poussin, 75016 Paris, métro Jasmin. En ce moment avec LaFourchette et jusqu'au printemps, vous avez 20% de réduction sur toute la carte (hors menu) y compris les boissons. 


Colorier des mandalas

Non, je n'ai plus six ans... Que croyez-vous, les coloriages ne sont pas l'apanage des enfants ! Les adultes s'y mettent aussi, il paraît que c'est une vraie tendance, on vend même des cahiers de coloriage pour adultes. Les raisons de cet engouement ? Le coloriage est une activité manuelle, qui ne demande pas beaucoup de matériel, ni des dons particuliers. Il apporterait calme et sérénité dans nos vies trépidantes. Le simple plaisir de passer du temps à faire de ses mains quelque chose de concret, de se vider l'esprit en concentrant ses pensées sur le coloriage, sans compter le plaisir de contempler son "oeuvre" une fois terminée... Une vraie idée de génie à l'ère des bullshit jobs ! Idéal pour moi qui ne suis guère manuelle (à part pour cuisiner).



Work in progress ! 

Grâce à Naïma, j'ai pu télécharger trois mandalas à colorier proposés par Showroom Privé. Je ne sais pas si cela fait autant d'effet qu'une bonne séance de sophrologie, mais j'ai trouvé bien sympathique de colorier mon mandala, assise au soleil avec de la musique gaie en fond sonore. Et surtout (toujours mon trip déco !) je pense l'encadrer une fois qu'il sera fini. Alors je dis merci Naïma ! 

Ça vous dit ? Cliquez ici pour télécharger les mandalas ! 

Je vous souhaite un très beau week-end ! Prenez soin de vous et à bientôt ! 

mercredi 18 janvier 2017

Ma vie avec Cookéo

Chose promise, chose due ! 

Un nouvel objet s'est invité dans notre maison en ce début d'année 2017. Il est beau, il est rouge, il envoie des jets de vapeur sonores, et il a changé notre vie, du moins sur le plan alimentaire. Vous l'aurez deviné, je parle du Cookéo.


Fondants au chocolat au Cookéo ! Miam !

Repéré à l'automne sur le blog des Mamans qui déchirent, j'ai tout de suite eu envie d'en avoir un. Certains dans notre entourage étaient sceptiques : ce nouveau joujou n'allait-il pas finir dans un placard, aux côtés de notre gaufrier (2 à 3 utilisations, bien incapable de vous dire où il se trouve actuellement), notre wok (neuf, toujours sous blister) et la machine à fondue (2 utilisations maxi, circa 2007 pour la dernière en date). Mais je tenais à mon Cookéo, et l'avais associé à une résolution : manger mieux en cuisinant plus, et en fait, ne manger à la maison que des plats que j'aurais préparés moi-même. Et force est de constater que 15 jours plus tard, le défi a été tenu ! Qui plus est, j'ai réalisé avec Cookéo une bonne petite série de recettes, et je dois avouer que j'ai toujours été satisfaite du résultat. Certes, le canard aux agrumes était un poil trop acide, mais il aurait fallu adapter la recette, la cuisson était super. J'ai été aussi moyennement fan des mini-flans au lait de coco en ramequins, mais ils étaient bons quand même. Maintenant je n'hésite plus à revoir à ma sauce la recette proposée par Cookéo. Grosso modo, j'ai été vraiment emballée par les trois quarts de mes plats Cookéo et jamais totalement mécontente d'un plat. 

Qu'est-ce que Cookéo ?

Cookéo est un multicuiseur intelligent commercialisé par Moulinex. Il existe différentes versions, avec ou sans clef USB avec des recettes supplémentaires dedans. Le système étant propriétaire (Cookéo n'accepte que les clefs Moulinex) j'ai finalement choisi un Cookéo sans USB. Il y a déjà 100 recettes programmées dans l'appareil et on trouve facilement toutes sortes de recettes sur le net, ainsi que des livres de recettes spécial Cookéo. Personnellement, j'ai acheté celui-ci qui contient plein de recettes qui font envie. 

Avec sa bouille ronde et ses poignées bien pratiques, Cookéo est aussi un bel objet en plus d'être pratique. Il a trouvé sa place sur le plan de travail où sa jolie couleur rouge donne du peps à notre cuisine.


 

Comment fonctionne Cookéo ?

Cookéo a différents modes : manuel, par ingrédient ou recettes enregistrées. En mode manuel, on pilote le Cookéo à notre guise : grille, dore, mijote, cuit sous pression ou à la vapeur... En mode recettes, on fait un choix parmi l'une des 100 recettes proposées par Cookéo dans sa mémoire et il nous guide pas à pas dans sa réalisation. Pour l'instant j'ai utilisé le mode recettes et j'adapte ce que Cookéo propose en fonction de mes goûts. 

Quels atouts par rapport à notre bonne vieille cocotte ou au four ? 

1° Une cuisson ultra rapide
L'atout principal de Cookéo, à mon avis est sa rapidité de cuisson, notamment grâce à la cuisson sous pression. Attention, il faut ajouter 10 minutes de préchauffage au temps annoncé sur la recette. Mais on obtient tout de même un gain de temps considérable. Vous cuisez un plat de viande pour six en 15 à 20 minutes maximum. Faire une soupe maison prend le même temps. En gros, même avec le préchauffage, le temps de cuisson de mes plats a diminué de moitié. Bon poids. 

2° Sans surveillance
Ça aussi, franchement, c'est génial. Avant, il fallait surveiller ce qui se passait en cuisine, au risque de rater le plat : trop cuit, pas assez cuit, ça accroche ou bien ça nage dans la flotte....  Il fallait retourner la viande, remuer...  Avec Cookéo, tout ça, c'est fini ! Une fois que la cuisson est lancée, bye bye la cuisine, à vous d'autres activités que vous avez envie/besoin de faire en dehors. 

3° Tout en un
Cookéo est aussi un "tout en un". Il permet toutes sortes de cuissons dans le même récipient, sa grande cuve à poignées. Pour certaines recettes, il faut ainsi faire revenir la viande dans sa cuve quelques minutes avant de lancer la cuisson. Cookéo est aussi livré avec un panier vapeur qui m'a servi notamment pour les flans et les crèmes à faire en ramequins. Une fois la cuisson finie, il vous suffit de laver soigneusement la cuve.



Plus que 6 minutes avant la fin de la cuisson !

4° Réchauffage, maintien au chaud, cuisson différée... 
De plus, Cookéo permet aussi le réchauffage des plats et leur maintien au chaud. La phase la plus longue est vraiment celle de la préparation de la recette (débiter les légumes, la viande, la faire un peu dorer si besoin dans la cuve...) ensuite Cookéo prend en main tout le reste et vous n'avez pas besoin de surveiller. On peut même programmer la cuisson à ce qu'il paraît mais je ne l'ai pas encore fait. 

5° Une cuisson réussie à coup sûr 
Enfin, Cookéo sécurise la question épineuse de la cuisson, puisqu'il s'adapte à ce que vous lui demandez de lui-même. On peut lui donner 200 grammes de poulet ou 400 grammes de courgettes, et lui dire "allez, cuis-moi ça rapido" et il s'exécute. Il suffit de lui indiquer la nature et le poids de ce qu'on lui met dans le ventre sa cuve. Je sais cuisiner mais souvent, si je ne suis pas très contente d'un plat, c'est à cause de sa cuisson. Ici, je suis sûre que la cuisson me conviendra.


Que pouvez-vous cuisiner avec Cookéo ? 

A peu près tout ce qui se cuit : soupes, risottos, plats mijotés, fondants et crèmes dessert.... Pour nombre de desserts, il vous faudra des ramequins adaptés (non fournis). Nous avons recyclé des pots de yaourt en verre (type La Laitière). Cookéo ne mixe pas et ne découpe pas, mais j'ai acheté une flopée de légumes surgelés Picard pour pouvoir utiliser des légumes au quotidien sans perdre du temps à les peler/débiter.... Cookéo les cuit en un temps record, hop je verse le contenu de la cuve dans le blender, et voilà une bonne soupe de légumes toute chaude !



Tortilla avec sa garniture faite au Cookéo


Pour qui ?

Pour tous ceux qui veulent cuisiner mais qui ne s'y connaissent pas et/ou qui n'ont pas le temps ! Si vous avez des enfants, c'est ultra pratique car une fois lancé, aucune surveillance, vous pouvez être occupés ailleurs sans souci. A vous les soupes et les purées faites maison en un tournemain ! Cookéo paraîtra sans doute inutile aux personnes qui ont un très bon niveau en cuisine et qui maîtrisent à fond l'art de la cuisson et autres techniques culinaires. Il a clairement été destiné aux personnes actives et aux familles désireuses de manger mieux.

Mon avis final 

Franchement, je ne regrette pas cet achat (qui était un cadeau reçu de nos parents et de mon mari d'ailleurs). Il sert presque tous les jours, il cuisine de bons plats et il est facile à utiliser. Je prépare trois plats pour 6 personnes par semaine environ et cela suffit pour nous deux, sachant que mon chéri ne suit que partiellement mon défi "tout fait maison" et que nous prenons une bonne partie de nos déjeuners au travail. 

Son prix ? 

Le mien coûtait 209 euros chez Amazon, on trouve Cookéo à partir de 180 euros selon les modèles et les couleurs. 

Et vous, connaissiez-vous  Cookéo ? Vous cuisinez avec quoi ?