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mercredi 23 août 2017

Moelleux au chocolat, à la compote de banane et aux bananes flambées (sans beurre)

Bonjour ! Comment allez-vous ? Pour ma part, je suis revenue de voyage mais nous prolongeons les vacances quelques jours à la campagne chez nos parents. Dur, dur, de se remettre au travail ! 

Comme notre papa est, comme moi, un fieffé gourmand, c'est l'occasion de tester de nouvelles recettes. Avez-vous entendu parler des fondants au chocolat à la compote de fruit, sans beurre ? Après un essai moyennement concluant avec de la compote de pomme, j'ai adapté une excellente recette de Jenny avec de la banane et quelques petites innovations à ma sauce. Eh bien c'était..... ah, trop trop bon ! Intéressés ? Allez, je vous dis tout ! 

Il vous faut pour six personnes  :
- 200 grammes de chocolat noir à pâtisserie
- 2 pots de compote pomme/banane (200 gr)
- 3 œufs frais
- 70 gr de cassonade 
- 50 gr de farine
- une pincée de sel
- deux bananes
- un peu de beurre pour la poêle 
- un petit verre de rhum blanc

Faire préchauffer le four à 180°.

Pendant ce temps, faire fondre le chocolat dans un bol avec un peu d'eau au micro-ondes. Ajouter la farine, la cassonade, le sel, les œufs, bien mélanger. Ajouter les deux compotes et mélanger.

Émincer les bananes sans la peau et les faire revenir dans une poêle avec un peu de beurre. Ajouter ensuite, quelques minutes plus tard, le rhum blanc. Faire flamber si on le souhaite. 

Ajouter ensuite le contenu de la poêle à la préparation, mélanger et la verser dans un moule à cake en silicone très légèrement huilé au pinceau. 

Cuire pendant 25 minutes puis laisser 10 minutes un peu dans le four éteint pour obtenir un moelleux. 25 minutes tout pile si vous souhaitez une texture fondante. 


C'était vraiment délicieux ! Et relativement "light" vu l'absence de beurre et de crème. 

Je vous souhaite une très belle journée ! 

mercredi 16 août 2017

Balade en Ile-de-France #4 : à la découverte de Crécy-la-Chapelle

Chose promise, chose due ! Aujourd'hui, je vous propose de découvrir la petite ville de Crécy-la-Chapelle, appelée aussi la Venise de la Brie, à cause des nombreux canaux et bras de rivière qui la traversent. Autrefois, c'était une ville qui comptait nombre de tanneries, puis la beauté des paysages attira, de la fin du XIXe au début du XXe siècle, de nombreux peintres qui tentèrent d'en immortaliser la beauté bucolique. Le plus célèbre des artistes ayant vécu à Crécy n'était autre que Corot, dont on peut encore voir la maison. Aujourd'hui, les maisons anciennes et les berges fleuries des canaux de Crécy font le bonheur des promeneurs amoureux des vieilles pierres.  

Notre balade commence le long d'un canal bordé de maisons anciennes. Chacune a son petit pont-levis qui permet de passer de l'autre côté du canal. Ravissant, non ?






Nous arrivons ensuite en vue du vieux beffroi à l'angle du canal. Il est tellement joli, vous ne trouvez pas ?




Ensuite, cap sur le quai des tanneurs, où se trouvaient autrefois toutes les tanneries. Il reste une jolie écluse ainsi que de nombreux aménagements utilisés par les tanneurs et les lavandières.






Au bout du quai, c'est un vieux chemin de ronde qui s'offre à nous et nous mène par un passage vers un autre canal, tout aussi ravissant que le premier.





Après cette belle après-midi, nous sommes allés dîner en amoureux chez Angelo, un restaurant italien familial dont la vaste terrasse, les délicieuses pizzas et les bonnes glaces nous ont fait bien terminer cette agréable sortie. Une belle adresse sympathique, que je vous recommande si vous passez dans le coin. 


Et vous, des sorties prévues près de Paris ? Des lieux à recommander ?
Je vous souhaite une très bonne fin de semaine !
Bises

mercredi 9 août 2017

Un Américain bien tranquille, de Graham Greene

Dans la nuit de Saïgon, en 1952, alors que la guerre fait rage entre les Français et le Viet-Minh, Fowler attend Pyle, qui ne vient pas. Ils avaient pourtant convenu de se retrouver chez Fowler à dix heures, après le dîner. Une discussion bien tranquille entre amis, autour de quelques bières et d'une ou deux pipes d'opium.
Il est minuit, Pyle n'est pas venu.
Pyle ne viendra plus. On l'a égorgé un peu plus tôt, sous un pont. 

Le récit d'Un Américain bien tranquille commence par la fin, et l'on ne comprend réellement le sens des premières pages en arrivant à la fin du livre. Une histoire tragiquement simple, au fond : deux hommes que tout oppose, liés par une amitié étrange en dépit - ou à cause - de leur amour commun pour Phuong, une jeune Vietnamienne. D'un côté Fowler, un reporter d'âge mûr, séparé de son épouse restée en Angleterre, qui couvre le conflit avec un cynisme désabusé d'un Britannique qui en a vu d'autres. De l'autre Alden Pyle, fraîchement débarqué des Etats-Unis avec toute la curiosité, la spontanéité et la candeur de sa jeunesse, mais aussi ses idées dangereusement précises sur la Troisième Force qui permettrait de mettre fin au conflit. Très vite, le jeune Américain se lie d'amitié avec le Britannique. Mais lorsque Pyle croise Phuong, c'est le coup de foudre, et le début du drame : il n'a de cesse de la séduire, de l'épouser et de la ramener aux Etats-Unis. Au grand dam de son ami Fowler... 


Le roman a fait l'objet de plusieurs adaptations au cinéma

Connaissant très peu les grands écrivains britanniques du XXe siècle, je souhaitais commencer à lire quelques-uns d'entre eux. J'avais eu envie de découvrir Graham Greene en lisant Americanah : dans ce livre, la mère d'Obinze, le héros de Ngozi Adichie, relisait indéfiniment Le fond du problème. Je n'ai pas été déçue. L'atmosphère du Saïgon colonial et la vaine lenteur d'une guerre perdue d'avance est parfaitement rendue à travers le regard blasé de Fowler. La complexité des rapports humains ressort à travers l'amitié ambivalente entre Pyle et Fowler. A la réflexion intime sur l'amour succède en contrepoint une autre plus large sur la guerre et les vicissitudes de l'action. Au delà des deux hommes, ce sont deux visions, deux mondes qui s'opposent. Au fil des pages, les éléments de la tragédie, doucement mais inéluctablement, se mettent en place. J'ai simplement regretté que le personnage de Phuong ne soit pas plus approfondi : on ignore en effet tout de l'évolution de ses sentiments, tandis qu'on suit parfaitement ceux des deux hommes occidentaux, sujets du roman là où la belle Vietnamienne semble réduite à n'être qu'un objet de désir. 

Et vous, des nouveaux auteurs à recommander ? Vous savez que je suis toujours preneuse !

mercredi 2 août 2017

Balade en Ile-de-France #3 : Sortie pédalo sur le Grand Morin

Bonjour ! J'espère que vous passez un bon début d'août ! Aujourd'hui, si vous restez en région parisienne mais que vous avez besoin d'un bol d'air dans la nature, je vous propose une idée de sortie  pas très loin de Paris, en Seine-et-Marne, à Coulommiers plus exactement.

Au début, mon projet était de visiter la jolie ville de Crécy-la-Chapelle, surnommée "la Venise de la Brie" en barque. Mais hélas, ce service n'existe plus depuis quelques années. Mais je n'ai pas baissé les bras, j'y tenais, à ma balade en barque ! Nous sommes donc allés à Coulommiers, à quelques kilomètres de là, pour une petite balade très sympathique sur le Grand Morin. Vous êtes prêts ? On y va ! 



Arrivés à l'embarquement, tout mignon, niché dans la verdure, nous avons hésité. Barque ou pédalo ? Nous avons finalement opté pour la seconde option, préférée par mon chéri. 


Quelques minutes plus tard, notre frêle esquif s'avançait gaillardement, sous un beau soleil, en direction d'un objectif : une petite île située un peu plus loin sur la rivière. 

Le temps était absolument magnifique, il faisait chaud mais pas trop. J'ai apprécié le calme de ce coin de campagne, de l'air, du soleil et aucun bruit, juste celui de l'eau et du vent dans les arbres. Nous avons croisé avec grand plaisir plusieurs familles de canards, avec parfois des canetons si mignons avec leur duvet de plumes ainsi que des oiseaux.






L'île est en vue ! Malheureusement, il y a trop d'algues pour pouvoir en faire le tour, mais c'est tout de même sympa. Le temps file vite, il est bientôt temps de rentrer au ponton. 




J'ai bien apprécié cette petite balade au grand air, c'est une bonne idée d'activité nature surtout si vous avez des enfants. Pour ma part, j'ai toujours un peu cinq ans dans ma tête, mais ce n'est pas grave, je l'assume.

A bientôt pour la suite de cette sortie, je vous emmènerai visiter Crécy et découvrir un excellent restaurant italien. Bisous  !

Promenade du Bord-de-l’Eau, au parc des sports de Coulommiers. 
Du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Barques et pédalos : 12 € les 45 minutes

mercredi 26 juillet 2017

La nuit du renard, de Mary Higgins Clark

Ça y est ! A l'heure où vous lisez ces lignes, je suis sur la route des vacances pour trois semaines entières sans le moindre travail, après avoir passé mon examen du permis. Au moment de prendre la route du grand départ, j'ai envie de vous parler d'un livre que je viens de finir avec grand plaisir : La nuit du renard, de Mary Higgins Clark. 

Une vieille malédiction commence ainsi : "Que le renard bâtisse son terrier dans ton foyer. Que la lumière s'efface de tes yeux et que jamais plus tu ne voies ce que tu aimes..." Et sans doute Steve Peterson, jeune et audacieux journaliste, a-t-il été visé par cet anathème. Nina, son épouse, a été assassinée quelques années plus tôtSharon, la collègue avec laquelle il veut refaire sa vie, ainsi que son jeune fils Neil, toujours traumatisé par le meurtre de sa mère dont il a été témoin, viennent d'être kidnappés


Dans une petite église, pendant ce temps, une femme en larmes et en colère attend l'heure de l'exécution de son fils unique Ron, condamné pour le meurtre de Nina. La gouverneure a refusé de retarder l'exécution, il ne lui reste que quelques dizaines d'heures à vivre. Seul son avocat reste persuadé qu'il y a une faille et que le jeune condamné n'est pas le vrai coupable...

Dans la gare de Grand Central, à New York, Lally la clocharde connaît un petit refuge situé sous la gare, très froid, mais calme et sûr, dans lequel elle vient régulièrement chercher quelques moments de dérisoire intimité. Mais en ce mardi glacial, la pièce semble être occupée par des intrus... 

J'avais déjà lu un ou deux autres livres d'Higgins Clark, avec plaisir, mais celui-ci était de loin le meilleur. A ne surtout pas commencer en début de soirée, sinon la nuit blanche est garantie ! L'art de créer le suspense est en effet porté à son comble dans ce court roman qui m'a laissé des frissons. L'intrigue se déroule telle une mécanique infernale parfaitement réglée qui prend le lecteur aux tripes et le garde en haleine jusqu'à la dernière page. Une excellente lecture de vacances, que je vous recommande vivement ! 

Et vous, vous prenez des vacances ? 

mercredi 19 juillet 2017

Cake au pesto, à la dinde et au parmesan

Salut les gourmands ! Aujourd'hui je vous propose une petite recette de cake salé très sympathique pour vos apéros dînatoires et autres pique-niques d'été. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'aime l'été, c'est tellement agréable de cuisiner quelques petits plats et d'aller les déguster dans la nature, ou sur les quais de Seine, ou en avant-goût d'un barbecue entre copains.
Cette recette est une modeste création, je cherchais des idées de cakes originales et j'ai pensé à cela, comme j'aime beaucoup le pesto. Vous pouvez aussi utiliser du pesto rosso si vous préférez. Au final j'étais très contente de ma petite recette. 

Pour un cake au pesto vert, à la dinde et au parmesan, il vous faut :
  • 100 grammes de farine 
  • 3 gros œufs frais 
  • Une grosse pincée de bicarbonate de soude (j'ai découvert ce produit il y a peu, c'est magique, ça sert à tout, c'est sans gluten et ça remplace avantageusement la levure Alsa et consorts...)
  • La moitié d'un pot de pesto vert (outre les herbes, il apporte aussi une consistance grasse au cake qui lui évite d'être trop sec, et il est inutile d'ajouter un corps gras comme du beurre ou de l'huile)
  • 100 grammes de parmesan
  • Une briquette de crème légère
  • 100 grammes de dinde ou de poulet en allumettes 
  • Une pincée de sel

 Préchauffez le four thermostat 6 (180°)
  1. Mélanger la farine, les oeufs, le pesto, la crème, le sel et le bicarbonate avec un fouet. Incorporer ensuite le parmesan et les allumettes de viande. 
  2. Verser la préparation dans un moule à cake, pour ma part j'utilise un moule en silicone, plus pratique pour démouler. 
  3. Faire cuire environ 30 minutes à 180°.
  4. Résultat : un cake goûteux et moelleux, pas gras du tout. Régalez-vous !

Et vous, des pique-niques de prévus cet été ? 

Ce blog prend des vacances ! Jusqu'à la fin de l'été, retrouvez un billet par semaine, le mercredi. Bises et bonnes vacances à tous ! 

mercredi 12 juillet 2017

Série addict : El Marginal

Ce début d'été est étonnamment riche en bonnes séries, avec la diffusion actuelle ou prochaine de nouvelles saisons de séries que j'adore : Le Bureau des Légendes, Peaky Blinders, Engrenages... Et comme toujours, de nouvelles séries apparaissent. Parmi les nouveautés à fort potentiel, je suis avec plaisir une série argentine : El Marginal, qui a obtenu le grand prix du festival Séries Mania l'année dernière, sans compter de nombreuses récompenses en Argentine. 

Premier bon point pour ce nouvel univers : la première saison est longue, avec 13 épisodes. Je déteste les séries "nouveau format" qui n'excèdent pas six épisodes. Tout l'intérêt d'une série, pour moi, est dans l'attente de la suite, le rendez-vous hebdomadaire avec un univers que l'on apprécie, le lent déroulé de l'intrigue : lorsque celle-ci est expédiée en quinze jours, je trouve ça ultra-frustrant, pas vous ?



Deuxième bon point : l'univers proposé est inhabituel, du moins pour moi qui n'ai pas suivi Orange is the new Black. L'intrigue d'El Marginal se déroule en effet dans la prison de San Onofre, à Buenos Aires, sorte d'immense favela grillagée dont les contrastes et la violence révèlent les tensions et la corruption de la société argentine. L'ambiance y est bien différente de celle des prisons américaines ultra-sécurisées. D'un côté, les confortables pavillons aménagés destinés aux caïds de la prison, au premier rang desquels on trouve les frères Borges, Mario et Dioscito. Décoration personnalisée, divertissements divers, suivi sur mesure, omniprésence des armes et de la drogue, le tout avec la complicité bienveillante de l'impayable Antin, le directeur de cette prison soit-disant "modèle". De l'autre côté, une immense cour aux allures de bidonville, la "Sub 21" où sont détenus les prisonniers ordinaires dans un climat permanent de violence, de bruit et de misère. Les Borges règnent en maîtres sur la prison, réglementant les trafics internes et lançant des opérations criminelles à l'extérieur sans même quitter leur cellule.

El Marginal, c'est Miguel, ce détenu à une longue peine dont on comprend qu'il a autrefois été policier avant de passer du côté obscur pour des raisons que l'on ne découvre qu'au cours de la série. Un beau jour, il est tiré de sa cellule par un magistrat véreux, le juge Lunati. Ce dernier lui propose un deal : sa liberté contre celle de Luna, la fille du juge que les Borges ont enlevée pour se venger de lui. Pour cela, Miguel devra infiltrer la prison de San Onofre comme détenu sous le nom de Pastor, gagner la confiance des deux frères et tout faire pour libérer Luna. Miguel accepte...


En commençant cette série, je craignais qu'il y ait trop d'épisodes violents durs à supporter, mais ce n'est pas le cas. Certes, l'atmosphère de la série est noire, le regard porté sur l'humanité sans concession, mais une tension permanente porte la série et l'on s'attache vite à cet univers hors norme et à ces hommes hauts en couleur qui y survivent, entre combines et rapports de force. Les acteurs sont excellents, y compris les non-professionnels comme Brian Buley qui incarne le petit Pedrito. le jeu de Juan Minujin, qui incarne Miguel, est impressionnant. Nombre de figurants sont d'anciens détenus. De belles figures dominent, celle de Miguel bien sûr, ainsi que celle d'Emma, l'assistante sociale de la prison, prête à tout pour aider les détenus sur le chemin de la réinsertion.

Bref, si vous ne connaissez pas cette série, je vous la conseille vivement !

Et vous, des découvertes séries à partager ? 

El Marginal, lundi soir à 20h55 sur Canal Plus 

samedi 8 juillet 2017

Mon rêve de jardin

Des années que je rêvais d'un jardin, après 15 ans de vie urbaine, en appartement. J'en avais un immense, petite, mes parents vivant à la campagne. Mais mon unique tentative de travailler un peu les quelques mètres carrés que ma maman m'avait aménagés tourna vite court. Adolescente, je ne m'intéressais pas aux plantes. Il faut croire que jardiner est un plaisir pour adultes (je n'ose imaginer le type de visiteurs que Google va m'amener avec cette expression, et le taux de rebond de cet article... bref) et qu'il faut attendre un certain âge avant de trouver plaisir à cultiver notre jardin. 


Lorsque nous prîmes possession de notre maison, le jardin était bien pourvu en arbustes divers et notamment en bambous. Je crois qu'on pourrait appeler la maison "La Bambouseraie" sans problème. Nous avons aussi deux grands arbres, ce qui est un vrai plaisir. J'adore voir de loin leur haute silhouette et observer depuis la fenêtre de ma chambre le vent, le soleil et les oiseaux qui s'agitent dans leurs branches. Mais peu de fleurs : un rosier, un hortensia et une lavande, assez vieux pour survivre malgré la mauvaise qualité initiale des soins que je leur apportai. La première année, je ne mis que des pélargoniums en pot, lesquels, faute d'arrosage pendant nos semaines de vacances dans les îles, rendirent l'âme aux alentours du 15 août. Ce printemps, je décidai, enhardie, de créer des massifs et de tester de nouvelles solutions d'arrosage. 

Aménager un jardin, surtout lorsqu'on n'a jamais rien planté d'autre que des géraniums dans un bac, n'est pas une mince affaire. Il faut s'informer au sujet de chaque plante, découvrir les noms et caractéristiques de ces belles fleurs qui nous font tant saliver dans le jardin du voisin. Période de floraison, exposition, type de sol, hauteur, couleurs... J'avais des envies de lilas, de buddleias, de clématites, de rosiers grimpants, mais le jardin, bien que vaste pour un jardin de banlieue, n'était pourtant pas infini. 


Il faut aussi trouver où se fournir en plantes, la boutique du fleuriste ou le marché n'étant pas forcément les meilleurs plans. Je déconseille l'achat en ligne auprès d'une grande surface non spécialisée : mes hortensias, déjà mal en point au déballage de la commande, n'ont quasi pas passé la semaine. Vous l'avez compris, au début de ma quête, le taux de mortalité des nouveaux venus dans mon jardin était anormalement élevé. Jolies fleurs, gentils arbustes fleuris, vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! 

En plus, il faut s'équiper : du terreau, de la terre de bruyère, des arrosoirs, des engrais, des cisailles, de quoi bêcher, sarcler, ratisser, biner et creuser. Il faut réfléchir : ce massif serait bien ici, mais en juillet, le soleil va tourner, et il sera alors à l'ombre de l'eucalyptus... alors que les trois quarts des plantes prévues pour cet endroit réclament à toute force une exposition bien ensoleillée. Pas plus tard que le mois dernier, j'ai installé avec amour un hortensia rose à l'ombre d'une branche qui s'avéra insuffisamment protectrice : avec la canicule, le pauvre (sur)vit sous perfusion d'eau et ses belles fleurs se sont délavées comme un vieux jean trop porté après moult lessives. 



Mais la patience finit par payer, et le concept de courbe d'expérience s'applique à tout, même au jardinage. Le taux de mortalité de mes plantes finit par diminuer au fur à mesure que mes connaissances et compétences jardinières s'affinaient. J'ai creusé des trous sous le cagnard, délimité des massifs, établi des plans. J'ai planté deux fusains, deux hortensias (en moyenne forme) mais mes rosiers et mes œillets d'Inde se portent bien. Les capucines gentiment offertes par Elanor  pointent leur nez, tout comme une imposante rose trémière. Mes lupins font ce qu'ils peuvent dans leur pot, peut-être devrais-je en sélectionner quelques-uns. Les rosiers, qui étaient censés fleurir en septembre après une plantation tardive en mai, ont commencé à se charger de boutons dès la mi-juin. Mon forsythia grandit doucement : au printemps prochain, j'ai hâte de voir ses branches se charger de ces fleurs d'un jaune éclatant qui annoncent gaiement l'arrivée prochaine des beaux jours. Je me demande si mes jacinthes et mes jonquilles de mars vont refleurir à nouveau après des mois sous terre. 


Moi qui n'ai aucune patience, j'ai appris doucement la constance du jardinier. Le travail au jardin est régulier mais gratifiant. Quelle émotion de voir mes rosiers faire leurs premières feuilles, leurs premiers boutons, de cueillir la première rose du jardin, offerte par un rosier que j'avais choisi et planté de mes mains ! On s'attache aux plantes comme à des êtres vivants (ce qu'elles sont, d'ailleurs). Je parle aux miennes, je les félicite quand elles poussent, je les encourage à fleurir (je ne suis pas folle, vous savez). L'arrosage du soir, après le dîner, est un de mes plaisirs de l'été. Bref, jardinière débutante, mais motivée !

Et vous, aimez-vous jardiner ? Quel est votre niveau de compétence ?
Trois références littéraires sont glissées dans cet article. Saurez-vous les retrouver ? 
Je vous souhaite un très bon week-end ! 


mercredi 5 juillet 2017

Balade en France #5 L'hôtel de Clerjotte à Saint-Martin de Ré

Bonjour ! Comment allez-vous ? Etes-vous en vacances ? Moi, j'étais censée reprendre mon travail depuis lundi mais à l'heure où j'écris ce billet, je n'ai pas seulement ré-ouvert un manuel ou mon ordi de travail... C'est pas bien mais ça fait du bien !

Aujourd'hui je vous emmène de nouveau à Saint-Martin de Ré pour découvrir l'hôtel de Clerjotte, un magnifique bâtiment Renaissance qui abrite le musée Ernest Cognacq. 



C'est magnifique, non ? Le bâtiment initial date du XVe siècle avec des ajouts au siècle suivant.



Le musée Ernest Cognacq présente différents aspects de la vie sur l'île de Ré. On y trouve une histoire de l'île, des maquettes de bateaux et de fortifications qui ont beaucoup plu à mon chéri. Pour ma part, j'ai adoré la section qui présente des costumes et des accessoires de la fin du XIXe siècle. J'aime beaucoup l'histoire de la mode et j'ai mitraillé de photos les belles pièces présentées dans les vitrines. 


Tenue de paysanne rétaise 


 J'aurais beaucoup aimé porter une robe comme celle-ci ! Pas vous ? 




J'adore les éventails. En été, j'en ai toujours un dans mon sac. Une habitude ramenée d'Asie, mais qui commence à prendre en France, merci le réchauffement climatique...


Le musée revient également sur le volet pénitentiaire de l'histoire de l'île. Comme je vous l'avais raconté, la citadelle de Ré abrite une prison. Saint-Martin de Ré fut le port de départ des nombreux navires qui, du XIXe jusqu'au siècle passé, convoyèrent forçats et autres déportés vers les îles, notamment vers les îles du Salut en Guyane dont la fameuse "île du Diable" où fut détenu le capitaine Dreyfus après son premier procès. La section présente des photos, des objets, des témoignages et quelques peintures, comme celle-ci. 


Paysage de Guyane


J'ai été frappée par les regards de ces hommes, en partance pour un avenir bien dur, et qui  pour beaucoup contemplaient pour la dernière fois leur terre natale. 

La visite se termine par une balade dans le jardin du musée, petit mais ravissant, avec une jolie vue sur l'arrière du bâtiment.




En espérant que cet article vous a plu, je vous souhaite une belle et chaude journée d'été ! 

dimanche 2 juillet 2017

Exposition Pierre le Grand au Grand Trianon

Bonjour, comment allez-vous ? Moi, je suis en vacances depuis hier matin, et en mission farniente, ça fait du bien de ne rien faire ! Lire, siester, appeler une amie.. Le week-end dernier, avant l'arrivée des grandes chaleurs, nous sommes allés à Versailles visiter le Grand et le Petit Trianon ainsi que l'exposition consacrée à la visite officielle en France du tsar de Russie Pierre le Grand, il y a exactement trois cents ans, en 1717. L'occasion de revenir sur les liens entre la France et un pays fascinant que j'aime beaucoup, la Russie.


 Portrait de Pierre le Grand, par Nattier, en 1717. Un souverain européen pleinement reconnu. 


L'impératrice Catherine, 2e épouse du tsar

Pierre le Grand, grand homme dans tous les sens du terme (il mesurait près de deux mètres) et souverain atypique, régna sur la Russie de 1682 à 1725. Il impulsa quantité de réformes politiques, juridiques, économiques et monétaires, la plus célèbre étant la création de la Table des rangs, un ordre hiérarchique des fonctionnaires qui perdurera jusqu'à la fin de l'Empire. On doit aussi à Pierre le Grand la décision de tourner la Russie vers l'Europe, avec la création d'une nouvelle capitale sur la Baltique, Saint-Pétersbourg.



L'aigle impérial à deux têtes, emblème des Romanov

Curieux de tout, et notamment des sciences et techniques, Pierre effectua deux voyages en Europe, l'un sous un relatif incognito, sous le nom de Pierre Mikhalkov, de 1697 à 1698, et l'autre, officiel en France, d'avril à juin 1717. Le premier voyage, connu comme "la grande ambassade", mena le soit-disant Pierre Mikhalkov de la Prusse à Londres, en passant par les Provinces-Unies, où il travailla sur les chantiers navals, ainsi que par Vienne. Le souverain voulait tout connaître de l'Europe, ses sciences, ses coutumes, ses techniques de guerre, ses arts. Il avait fait graver un cachet qui proclamait "Je suis parmi les écoliers et je réclame des maîtres". Si le faux Mikhalkov fut reçu par les principaux souverains d'Europe pendant son voyage, il ne vint toutefois pas en France, Louis XIV n'ayant pas souhaité le rencontrer.


Estampe anonyme représentant Pierre Ier à l'époque de la Grande Ambassade 

Au retour de ce voyage, Pierre entame de profondes transformations au sein de son Empire. L'influence la plus visible de son voyage européen s'exprime à travers le chantier de Saint-Pétersbourg, qui n'est pas sans présenter des similitudes avec la création de Versailles quelques dizaines d'années plus tôt. Le tsar adopte une architecture d'inspiration européenne et oblige les architectes à respecter une unité architecturale pour les bâtiments de la nouvelle capitale, aucun ne pouvant dépasser le palais du tsar.



Plan de Saint-Pétersbourg



Un modèle de bâtiment pétersbourgeois

En 1717, la situation est différente. Les victoires de Pierre le Grand contre la Suède ont fait du souverain russe un personnage incontournable et un allié potentiel pour la France, alors gouvernée par le Régent Philippe d'Orléans.


Victoire de Pierre Ier sur les Suédois à Poltava en 1709

Le tsar est reçu officiellement par le Régent et le petit roi Louis XV, alors âgé de 7 ans. Il visite Paris, Versailles et les châteaux des environs, s'accoutumant sans mal à la vie française. Il demande cependant à ses hôtes une certaine simplicité, refusant les hommages officiels et les escortes luxueuses. Un habit du tsar est d'ailleurs présenté lors de l'exposition, totalement dépourvu de la moindre broderie et du moindre luxe. Une savoureuse anecdote rappelle l'importance des différences interculturelles : l'envoyé du roi, le marquis de Mailly-Nesle, a pris soin d'emporter de multiples et riches toilettes pour faire honneur à son invité, et n'apparaît jamais deux fois devant le tsar dans le même habit.  « En vérité, dit le Tsar, je plains M. de Nesle d’avoir un si mauvais tailleur qu’il ne puisse trouver un habit fait à sa guise » !


Le palais de Péterhof, dans la banlieue de Pétersbourg, sur le golfe de Finlande. Colonnades, escaliers, perspectives, fontaines et jardins à la française... Cela ne vous rappelle rien ? 

Et vous, aimez-vous la Russie ? Avez-vous déjà visité Versailles ?

Exposition Pierre le Grand, Un tsar en France, Grand Trianon de Versailles, jusqu'au 24 septembre 2017